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Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

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onaledroitdevoirrouge@orange.fr

16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 16:10

Vendredi 15 mai 2009 ; ne pas oublier le deuxième conseil municipal de la semaine...

L'agenda municipal a encore frappé et nous n'avons surtout pas oublié ce rendez vous supplémentaire.

 

Convoqués en grand pompe, écharpes tricolores de sortie, la population était conviée à écouter la bonne parole consensuelle du moment sur les difficultés du Pavé Neuf. Et, pour cela, la première fois depuis 14 ans, le gymnase Louison Bobet recevait le conseil municipal en séance.

Mise en scène impeccable ; estrade pour le maire, le représentant du MRC, la représentante des Verts et notre ineffable conseiller général, néanmoins adjoint au maire ; les autres un cran au dessous... Quand à l'opposition, un cran au dessous, elle aussi, ses marques sont retrouvées, il suffit de suivre l'ordre du tableau.
Panneaux d'exposition accrochés, verres de l'amitié préparés, public attentif, certains prêts pour la claque.
C'est vrai, c'est important la claque pour dire sa satisfaction. Pour dire, il ou elle a bien parlé, presque que comme dans la chanson "il est des nôtres... etc.".


Mais, soyons sérieux, le sujet est trop grave pour que l'on ironise sur le décorum.

Le sujet ? Un vœu pour l'avenir du Pavé Neuf ...

Pour dire quoi, trémolos dans la voix si nécessaire ? Que les élus étaient tous rassemblés avec la population du Pavé Neuf pour réclamer de l'Etat qu'il respecte sa parole et, qu'au passage, il assume ses fonctions régaliennes, la sécurité en la circonstance, ce avec quoi, nous, élus de "Noisy Solidaire, à gauche vraiment", sommes d'accord.

Mais là où le
bât blesse, c'est quand on veut faire croire que, seule, le respect de la parole de l'Etat, incarné aujourd'hui par les gouvernements successifs du président Sarkozy, suffira à régler les problèmes de mal vie dans nos cités.

Comme si, miraculeusement, l'application des demandes de la ville de Noisy le Grand dans le cadre de l'Agence Nationale de Renouvellement Urbain, l'ANRU pour simplifier, et la mise en place de nouvelles caméras de vidéosurveillance, doublées pour l'occasion, allaient régler les problèmes de la désespérance de la jeunesse, des difficultés sociales des familles, de la clandestinité des sans papiers, ou du chômage et de la précarité !

Comme si, la ville pouvait faire, pour partie au moins, l'impasse sur sa responsabilité partagée ! Nous ne faisons pas de mauvais procès car nous savons que de nombreuses actions ont été menées. Nous disons simplement que nous n'avons pas le choix, et qu'il faut continuer encore et encore, et encore plus.

Et, là, les choix budgétaires sont une réalité incontournable. Non pas que le seul Pavé Neuf mérite toutes les attentions de la commune au détriment des autres quartiers. Mais, quand même, le Pavé Neuf mérite une attention encore plus soutenue en raison de sa fragilité.

On ne peut pas se satisfaire du mépris implicite de l'Etat à l'égard de la population noiséenne mais on ne peut se satisfaire d'une explication partielle des difficultés rencontrées depuis 5 ans pour la réussite du fameux dossier ANRU. Que M. le Maire veuille bien nous dire sur quoi a achoppé, bien avant que les caisses de l'ANRU soient vides (d'autres choix budgétaires, là encore !), la négociation avec les services de l'Etat.

Pour avoir essayé de le dire avec nos mots et notre conception, nous avons été accusés publiquement de "lâcheté". Singulière conception du débat démocratique car, à l'exception d'une différence de conception sur la sécurité qui a fait dire à la représentante du Modem qu'" Etienne DOUSSAIN était un doux rêveur" (mais pourquoi, diable, se croit-elle obligé d'en rajouter ?), d'autres voix, dont celle-là, ont été aussi responsables que la n
ô
tre en indiquant, qu'au delà de l'Etat, il fallait que l'on se mobilise pour le Pavé Neuf. 

Alors que l'on ne
nous fasse pas dire ce que nous ne pensons pas. On peut et on doit agir sur l'urbanisme du Pavé Neuf. Pour cela, les moyens de l'Etat doivent s'ajouter à ceux de la ville, ce ne serait que justice puisqu'Epamarne est le concepteur de ce quartier. Que la Région Ile de France aide ! Que le Conseil général apporte sa pierre au chantier !

 

Cela veut-il dire que la ville en a terminé avec ses responsabilités ? Nous ne le croyons pas.

Pour éviter toutes rumeurs inutiles, ci après le texte de notre intervention :

Monsieur le Député Maire, Mesdames, Messieurs

Le caractère exceptionnel de ce second conseil de la semaine, le lieu choisi pour la première fois à notre connaissance depuis 1995, ont retenu toute notre attention.

Nous avons bien compris, Monsieur le Maire que vous souhaitiez avec votre majorité donner un écho particulier à cette réunion comme s’il fallait renforcer par avance la gravité et l’importance du vœu que vous soumettez à notre approbation.

Néanmoins, autant le dire d’emblée, organiser un conseil municipal dans un quartier, voilà une excellente idée à laquelle nous aurions du penser plutôt. Aussi nous regretterons qu’il faille « un certain nombre de faits graves … dans le quartier du Pavé Neuf » pour qu’une telle initiative voit le jour. Nous espérons donc, malgré l’évidente dramatisation de la note de présentation de ce soir, que ce premier rendez-vous des élus en séance dans ce quartier en annoncera d’autres.

Après la mise en place de premiers conseils consultatifs et malgré leurs limites, de notre point de vue au moins, il y aurait là un prolongement utile sur le plan de la proximité des élus avec la population.

Mais venons-en au vœu proposé ce soir. Nous venons de le dire, nous avons été frappés par la dramatisation du propos liminaire. Nous ne sommes pas de ceux qui estiment qu’agressions, vols et destructions sont tolérables. Oui, il est indispensable qu’une victime obtienne réparation et qu’à ce titre le ou les responsables de faits délictueux soit poursuivi et empêché de récidiver de façon appropriée, fussent-ils mineurs.

Il n’y a aucun doute sur ce point, comme il n’y aucun doute sur le fait qu’une succession d’actes violents et de malveillance met à mal la qualité de vie des habitants de notre ville. Brûler des locaux ou des véhicules et brutaliser pour les voler des habitants, des passants ou des salariés qui travaillent dans ce quartier, ce n’est pas acceptable et nous ne l’acceptons pas.

Pour autant, notre sentiment, ce soir, est partagé car nous avons l’impression, le caractère solennel de ce conseil le confirme, qu’il ne s’agit pas seulement du seul enjeu de la sécurité des habitants du Pavé Neuf.

Vous essayez, Monsieur le Maire, de faire croire que seule la politique nationale de la Ville, celle du gouvernement, est en cause et ce point de vue nous semble beaucoup plus nuancé que vous voulez le dire avec ce vœu.  Qu’il faille dire haut et fort que le dispositif ANRU est un échec patent ou que les gouvernements de droite successifs n’ont pas tenu leurs promesses envers les banlieues, nous n’avons aucun problème pour le dire avec vous. C’est vrai !

Que l’absence de réponse au projet ANRU de la ville de Noisy le Grand soit la seule raison du sentiment d’abandon de la population du Pavé Neuf, nous ne le croyons pas.

Vous le savez parfaitement bien, Monsieur le Maire, le projet ANRU sur lequel se bat la ville depuis plusieurs années, ne concerne pas seulement le Pavé Neuf. C’est, aussi, bien d’autres quartiers de notre ville comme la Butte Verte, le Mont d’Est avec la faisabilité, envisagée un temps, de la démolition du Palacio d’Abraxas, par exemple. C’est aussi, croit-on se souvenir, Château de France et le foyer Aftam.

Que l’Etat et l’équipe gouvernementale actuelle ne respectent pas leur parole, nous en sommes convaincus mais pour autant, est-ce la seule raison de nos difficultés d’aujourd’hui ?

Vous dites que « les 9000 habitants du Pavé Neuf, souvent issues de classes populaires, travaillant dur et dans des conditions précaires attendent un soutien fort de la puissance publique et qu’ils ne peuvent se résoudre à être les otages d’une poignée de délinquants qui voient dans le Pavé Neuf un territoire de trafics propices à une économie souterraine dont ils sont les seuls bénéficiaires ».

Mais, Monsieur le Maire, c’est le cas dans d’autres quartiers de la ville. Pas plus tard que la semaine dernière, le Parisien s’en est fait l’écho à propos d’interpellations pour trafic de cannabis dans le quartier du Champy.

Non, Monsieur le Maire, nous ne pouvons nous contenter que de cela. La puissance publique, c’est aussi la ville même si, nous le savons bien, elle ne peut pas tout. Pour autant, elle peut faire et elle a fait.

Rappelons-nous les Arpenteurs urbains que l’on n’a pas pérennisés, préférant à ceux-ci, une police municipale. La ville avait fait pourtant la démonstration concrète qu’au delà de la seule répression, la prévention pouvait être une réponse efficace auprès d’une jeunesse en difficulté.

Ce qu’il y a de curieux, Monsieur le Maire, c’est que la même note de présentation le dit en indiquant « qu’aujourd’hui au Pavé Neuf, nous rajouterons partout en France, cette jeunesse est niée, stigmatisée voire sacrifiée ».  Et face à cela, vous nous proposez de doubler les caméras de vidéosurveillance, faisant vôtres les propositions de Mme Alliot Marie et du Président Sarkozy, les mêmes qui vous refusent avec Mme Boutin et avant M. Borloo d’instruire le dossier ANRU ?

Il y a là une contradiction qui nous échappe puisque vous allez même jusqu’à vouloir obtenir le bénéfice de leur financement par le biais du Fond Interministériel de la Prévention de la Délinquance, véritable tour de passe- passe sémantique et budgétaire qui fait passer la vidéosurveillance généralisée pour de la prévention !!!

Monsieur le Maire, au risque de vous déplaire, nous ne mangeons pas de ce pain là et nous vous mettons en garde car il en est que trop qui se sont ralliés à la politique sécuritaire de ce gouvernement pour faire face aux difficultés sociales grandissantes dans ce pays. Il y aurait donc des réponses publiques qui dépassent les clivages politiques ?

Nous ne sommes pas d’accord. Le terrain du tout sécuritaire, cher au Président de la République, on en connaît, vous et nous, l’ambition… C’était celle de prendre des voix à l’extrême droite.

Vous comprendrez que nous ne puissions partager la banalisation de cette approche. 

Dans le même temps, vous demandez, en outre, le rétablissement d’une police de proximité. Pourquoi pas ? En effet, personne ne conteste que la présence réelle dans les quartiers d’une police connue et reconnue, pas seulement sous l’angle de la seule répression, est un bon moyen d’aider à une certaine paix sociale.

Si nous souscrivons a priori à cette idée, nous la pensons efficace que si de véritables actions de prévention sont organisées et maintenues dans la durée. Nous la pensons efficace que si est amplifié le soutien aux associations qui œuvrent sur le terrain, non pas comme satellites de la mairie mais simplement pour leur efficacité auprès des populations, jeunes ou moins jeunes. La Direction du Développement Urbain de Noisy le Grand en a sans aucun doute une vision précise grâce à sa longue expertise accumulée au fil des ans.

Nous l’avons dit et redit, Monsieur le Maire, tout dernièrement, d’ailleurs, lors du vote du budget, Noisy le Grand a encore les moyens d’un effort encore plus significatif en faveur de ses concitoyens défavorisés. Nous dirions même que notre ville n’a pas le choix car, effectivement, le moindre sentiment de relégation sociale doit être combattu en permanence.

Avec plus de 10 millions d’euros budgétés tous les ans depuis plusieurs années pour procéder à de très nombreuses acquisitions foncières, vous comprendrez que nous puissions penser que notre ville possède les marges budgétaires nécessaires pour intervenir encore plus fortement dans les quartiers qui le nécessitent.

Mesdames, Messieurs, chers collègues, nous ne sommes pas convaincus que la réussite du dossier ANRU soit la seule solution aux maux que l’on veut dénoncer ce soir. C’est un enjeu, certes mais pas le seul. Voulez vous des preuves ?  Nous en avons tous autour de cette table et, sans doute dans le public qui nous écoute. A chaque fois que la ville a choisi d’investir positivement dans les quartiers, elle n’a pas perdu son temps. Plus encore, elle a redonné confiance aux habitants concernés. Plus encore, elle les a respectés.

Allons nous mettre en cause la Mission Locale pour l’Emploi, la Maison des Services Publics, même si l’Etat s’est gravement désengagé ? Allons-nous fermer la salle de boxe et les clubs de jeunes ? Allons-nous démolir le Jardin des Sources ? Allons-nous interrompre le beau succès de la fête de ce quartier ? Non, personne n’y songe ici. Ou alors, c’est que nous marchons sur la tête !

Pour les élus de « Noisy Solidaire, à gauche vraiment », il est indispensable que l’on amplifie ces actions positives, que l’on en développe d’autres et que surtout, pour la jeunesse, soit multipliée la présence d’adultes dans nos quartiers car vous avez raison de dire, Monsieur le Maire, il ne faut pas laisser cette jeunesse « qui est l’avenir de notre ville » rester en déshérence et inquiète pour son futur.

Les pistes pour des actions nouvelles sont connues. Vous les connaissez mieux que nous ! Renforçons les actions périscolaires dans les quartiers où se concentrent exclusion et précarité. Appuyons, encore et encore, l’action des équipes enseignantes, de l’accueil du tout petit jusqu’au collège. Soutenons et aidons au développement des associations, y compris en optimisant la mise à disposition de locaux tout en respectant leur indépendance. Continuez, continuons, comme cela a déjà été fait, à mobiliser la ville avec les bailleurs et les copropriétaires !

Et, peut-être, faut-il décider avec l’appui de la CAF la création d’urgence d’un Centre Social dans le quartier afin d’amplifier des mécanismes de solidarité indispensables envers des populations plus fragiles ?

Un véritable plan « Marshall » des banlieues, ce peut être cela, même s’il faut aussi agir sur l’urbanisme du quartier pour le rendre encore plus agréable et plus ouvert.  Avec prudence toutefois concernant l’urbanisme façon ANRU qui s’est traduit, ici ou la, sur l’application du principe « démolition-reconstruction » avec lequel le solde des logements reconstruits s’est souvent retrouvé négatif par rapport à ceux démolis.

Et pour cela, au-delà du dispositif ANRU, il en va aussi de notre responsabilité commune, majorité et opposition, ici, à Noisy le Grand.  Que l’État prenne sa part en arrêtant de diminuer le soutien financier aux associations qui participent du lien social ! Qu’il arrête sa politique de casse des services publics, celle de l’Education Nationale en particulier si importante dans nos villes… tout cela, Monsieur le Maire, nous le crions avec vous sans aucune difficulté.

Mais que l’on ne fasse pas croire aux habitants de ce quartier, que seul, le déblocage du dossier ANRU va apporter la bonne solution. Pour conclure, en m’excusant d’avoir été trop long sans doute mais le sujet est tellement important, nous ne voterons pas ce vœu, Monsieur le Maire.

Nous ne voterons pas un vœu dont le principal souci semble être l’angle de la répression et de la critique, sans aucun doute justifiée mais partielle, de la politique de la ville de ce gouvernement.

Nous ne voterons pas un vœu qui parle de « citoyens de seconde zone » et qui ne propose que police et doublement de la vidéosurveillance…

Merci de votre patience

Pour les élus de « Noisy Solidaire, à gauche vraiment »               

Etienne DOUSSAIN

 

Notre intervention, applaudie par une partie du public, a valu à ce même public une remarque avisée, comme il se doit, du 1er magistrat de la ville : « je ne comprends pas que l’on puisse applaudir une déclaration comme celle là… » La suite, très résumée, vous l’avez lu dans les paragraphes précédents (cf. « lâcheté »). Quand aux autres interventions, si respectables soient-elles, leur marque principale aura été d’être consensuelles, y compris pour l’UMP à l’étonnement du maire. Comme quoi quand il s’agit de politique sécuritaire et de caméras supplémentaires, on peut trouver le Modem et l’UMP aux côtés du PS !

Résultat du vote : les deux élus de « Noisy solidaire, à gauche vraiment » n’ont pas pris part au vote nominal en l’annonçant (quolibets assurés d’une poignée de militants socialistes aussi avisés que le maire, sans doute…). A cette exception près, tous les élus de la majorité et de l’opposition ont voté le vœu pour le Pavé Neuf dans les termes soumis par la majorité.

Parfois, on se sent un peu seul au sein de ce conseil municipal mais ce n’est pas grave, on se soigne !


Les Elus de « Noisy Solidaire, à gauche vraiment »




Sylvie MONNIN et Etienne DOUSSAIN

 

 

 

 

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 22:29
Jeudi 14 mai 2009 ... Ne pas oublier le conseil municipal.

C'était marqué dans nos agendas alors nous n'avons pas oublié et sur deux sujets qui nous paraissaient plus importants que d'autres, nous nous sommes exprimés.

La première des délibérations concernait la création de la ZAC du Clos d'Ambert. Nous avions constaté, il y a quelques mois, qu'une des deux clauses suspensives du protocole d'accord entre l'Etat, la Ville et Epamarne avait été évacuée tranquillement. C'était celle des délais pour la réalisation de l'opération.

Bon prince et bonne princesse par ces temps de parité, nous n'avions pas moufté, la crise financière commençait de sonner le glas de l'économie réelle, comme on dit. Alors que le protocole de cession des terrains soit prorogé ne nous suprenait pas. Même plus, nous pouvions en comprendre la logique.

Jeudi soir, c'est la dernière clause suspensive qui n'a pas trouvé grâce aux yeux des parties signataires. Vous savez, celle qui concernait les recours contre le PLU.

Exit la clause et roulez jeunesse ! C'est pour votre bien et il y aura plein de logements sociaux dans les 1200 futurs ... logements, parmi les 70 % d'appartements en accession à la propriété.  Qualité de vie ? Densification ? On verra plus tard !

Comme nous sommes de mauvais coucheurs, des communistes que l'on ne comprend plus (au moins dans la majorité municipale, voire au Modem qui s'en rapproche bien vite ces derniers temps dans notre bonne ville, ce qui ne nous étonne pas ! ), nous avons commis la déclaration suivante : 

LANCEMENT ZAC DU CLOS D’AMBERT

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs,

Dans ce pays, il y a un dicton qui dit que « quand le bâtiment va, tout va » !

Sauf que le « bâtiment » ne va pas très bien si on se réfère à la crise de l’immobilier et à la crise générale qui affecte la croissance française et européenne.

Même s’il est vrai que la Région Ile de France semble un peu moins touché tant la demande de logements est importante, il n’est pas dit pour autant que les promoteurs se précipiteront pour réaliser l’ensemble des projets défendus par la majorité municipale. C’est notre première observation.

Nous imaginons bien que le montage financier de ce projet de ZAC passera par l’aide de l’agence foncière régionale. Nous imaginons bien que vous ne vous embarquez pas « sans biscuit » pour créer ce nouveau quartier de Noisy le Grand.

Cela étant, ce n’est pas un mystère, nous ne partageons pas l’ambition de ce projet. La critique est avérée. 1200 logements dans cette zone, même conçus dans le cadre d’un futur éco quartier, c’est une densification inacceptable dans l’état.

Les raisons, vous les connaissez parfaitement ! Au moment du débat ouvert sur le Grand Paris et avec la problématique des transports urbains que celui-ci confirme, y compris après les engagements de la Région Ile de France sur ce plan, c’est une prise de risque pour la qualité de vie des futurs et les actuels habitants.

Oui, il faut aménager la ZAC de l’Hôpital. Pas de problème sur ce point ! Oui, il faut du logement social et c’est urgent. Vous nous direz d’ailleurs, Monsieur le Maire, sur quel dispositif, ceux-ci seront éligibles, PLA, PLUS, PLAI, car vous savez, nous le savons tous, que selon le dispositif, ce n’est plus du logement social accessible à ceux qui en ont le plus besoin.

Nous pensons aux jeunes, aux familles monoparentales dont le parent travaille à temps partiel subi, par exemple, aux chômeurs dont le nombre croit dangereusement, ou encore aux retraités dont les revenus, réformes Fillon et Balladur obligent, les transforment en nouveaux pauvres à venir.

Pour tout ceux-là, l’accession à la propriété, fusse-t-elle à taux zéro, pardonnez nous, Mesdames, Messieurs, ce n’est pas sérieux.

Si l’on ajoute à cela la tempête bancaire qui n’a pas fini de secouer l’économie réelle et la solvabilité effective des ménages en ce moment, avouons qu’il y a de quoi être circonspect sur les 70 ou 65 % d’accession que contient votre projet.

C’est aussi pour cela que nous préconisons de réduire l’importance de ce projet, gage de notre point de vue de sa réussite. C’est notre seconde observation.

La troisième, Monsieur le Maire concerne le bon tour, ou plutôt le mauvais tour, joué aux noiséens avec l’accord des services de l’Etat et Epamarne.

Comme il est dit : « le peuple gène, changeons le peuple ». Et c’est un peu de cette façon que l’on peut résumer la modification unilatérale que le protocole initial de cession contenait, car elle est unilatérale si l’on considère que les noiséens ne sont pas consultés.

Une clause restrictive gène ? Virons la clause restrictive ! Changeons les règles en cours de route, on n’y verra que du feu.

Et la clause, suspensive ce n’est pas rien quand même, quelle est-elle ?  C’est celle qui concerne les recours contre le PLU, qui, à défaut d’être purgés par la justice, il y a en deux à notre connaissance, empêche le lancement de la ZAC liée à l’acquisition des terrains !

Chapeau ! Nous imaginons sans peine ce que vous auriez dit en étant dans l’opposition, si vous aviez été témoin d’une telle modification alors que ces mêmes conditions suspensives ont été signées par les parties en toute connaissance de cause.

Mais pourquoi, se demande-t-on, ces clauses ont été inscrites dans le protocole initial ?

Par des gens sérieux sans aucun doute ! Des gens qui ont un sens aigu de la parole publique ! C’est notre troisième remarque, Monsieur le Maire, et nous tenons à dire publiquement que nous sommes choqués par le procédé.

Ainsi, l’Etat, la ville et Epamarne se déjugent comme si la fin justifiait les moyens alors que la durée du protocole avait déjà été prorogée de plusieurs mois.

Une dernière précision sur ce point. Notre remarque n’est pas seulement le fait de notre opposition au projet, elle porte sur la méthode qui consiste à changer les dispositions que l’on a mises en œuvre de plein gré, quelques mois auparavant, au prétexte que ces mêmes dispositions s’avèrent plus gênantes que prévues. Dans un principe de droit, cela ne nous apparait pas sans ambigüités.

Notre dernière observation sera courte.

Avec le lancement officielle de la ZAC ce soir, nous espérons que la Socaren va avoir devant elle des jours moins sombres. Quand ? Nous verrons bien ! Il faudra sans doute être vigilant sur la bonne santé de la société d’économie mixte de la ville.

Une autre procédure va donc intervenir, celle de la DUP. La aussi, nous verrons bien comment les noiséens réagissent et interviennent dans le débat sur l’opportunité de la création d’un ZAC de 1200 logements à proximité d’un quartier déjà dense.

Nous y participerons, Monsieur le Maire, mais en attendant ce moment, nous voterons contre la création de la ZAC du Clos d’Ambert dans les conditions que vous nous soumettez.

Etienne DOUSSAIN

Conseiller municipal « Noisy Solidaire, à gauche vraiment »

 

Il va de soi que notre maire préféré n'a pas manqué l'occasion de rappeler qu'il irait jusqu'au bout au Clos d'Ambert ... et aux Bas Heurts car à Noisy le Grand, l'immobilier avait "la banane" !


Et comme nous étions en verve, un peu plus tard, l'adjointe au maire en charge de la petite enfance nous a fourni une autre occasion d'intervenir. Pensez donc, elle nous a expliqué les vertus de la privatisation du futur jardin d'enfants du Pavé Neuf, pour le statut du personnel notamment (sic) alors que Nadine Moréno, secrétaire de son état sarkoziste venait de lancer publiquement un programme de plusieurs milliers de place pour de ... futurs jardins d'eveil.

Une attaque contre l'école maternelle ? Vous n'y pensez pas ! Une anticipation bruxelloise dans la droite ligne des mises en concurence chères à la Commission Européenne ? Diantre, comme vous y allez, à Noisy le Grand, nous y avions pensé avant !

 

Et pourtant, juste après notre intervention, un autre adjoint au maire, néanmoins vice président du Conseil Général, reconnaissait publiquement que l'annonce de Mme Morano ne les arrangeait pas. Pas de panique ! Sa longue intervention allait remettre de l'ordre dans nos petites têtes, dures à la comprenette comme dirait l'autre ...

Que nénni ! Juste un long verbiage qui n'a fait que justifier au bout du compte que ce projet de privatisation d'un jardin d'enfant était finalement une bonne chose et, certainement, pas contre la scolarisation des enfants de 2 ans en maternelle.

Manque de pot, le Parisien du jour évoque l'ouverture du jardin d'enfant de Villemomble et indique que le Conseil général du 93 "rechigne à donner son feu vert à cette structure "qui contribue à retarder l'âge d'entrée à la maternelle" selon son vice-président (PS) Pascal Popelin".

 

Pan sur le bec, selon l'expression favorite du Canard Enchainé !


ci joint le lien :

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/le-premier-jardin-d-enfants-fait-debat-15-05-2009-513495.php
 

Alors pour le fun, voici notre déclaration accompagné des communiqués de la FCPE départementale :

 

 

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux

 

Hasard du calendrier, le 11 mai la ministre N. Morano a présenté son guide méthodologique à l'usage des maires concernant la mise en place des Jardins d'éveil.

Jardin d'éveil n'étant pas jardins d'enfants, c'est sans aucun doute à votre corps défendant que vous vous inscrivez dans la dynamique gouvernementale en la matière.

Lors d’un précédent conseil, nous avons eu l'occasion de nous exprimer sur les dangers que présente à nos yeux la promotion de ce type de structure. Comme nous ne sommes pas les seuls à nous en inquiéter, nous souhaitons faire part au conseil municipal de la position de la FCPE tant nationale que départementale. Positions que nous partageons.

La FCPE 93 a adressé un appel aux élus locaux du département afin de réaffirmer le droit à la scolarisation des 2 ans. Ce qui est loin d'être un autre débat.

A ce propos, nous vous savons sur d'autres dossiers très attachés à ne pas palier les carences de l'Etat et à ne pas subir les transferts de charge qui en découlent.

 

Voici un extrait de cette adresse aux élus locaux :

 

« Nous appelons tous les élus du département à soutenir l’action de la FCPE et nous leur demandons d’agir à nos côtés pour que la scolarisation des enfants dès l’âge de deux ans reste un gage de réussite scolaire pour chaque jeune de notre département, et pour que l’égalité des chance et le droit à la réussite scolaire ne soient pas de vains mots en Seine-Saint-Denis. La FCPE de la Seine-Saint-Denis va lancer dans ce cadre une campagne départementale « Inscris-moi à l’école ! » dont l’objectif est de recenser les besoins en terme de scolarisation (précoce ou non) en maternelle. Mais ne nous trompons pas. Au-delà de la scolarisation précoce à deux ans, c’est l’existence même de l’école maternelle qui est en jeu. La vigilance s’impose. Nous n’imaginons pas, nous, parents d’élèves de la FCPE, l’avenir réservé aux enfants si la maternelle ne trouvait plus sa place dans le dispositif de formation, de scolarisation et d’éducation dans notre pays. Nous connaissons votre attachement, en tant qu’élus, aux valeurs de l’École Publique Laïque et gratuite, et nous souhaiterions engager avec vous et avec la communauté scolaire un débat départemental sur ce problème de la scolarisation des enfants en maternelle. »

 

Cet appel est à entendre à la lumière du communiqué de presse de la FCPE du 13 mai, concernant les jardins d'éveil et dont voici la teneur :

 

« Jardins d’éveil : palme de la « poudre aux yeux » - 13 mai 2009 :

 

« Palme de la poudre aux yeux » : c’est la palme que la FCPE compte décerner au secrétariat d’Etat à la famille pour les jardins d’éveil.

Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille vient d’annoncer l’ouverture des appels à candidature auprès des collectivités locales, entreprises ou administrations pour l’ouverture des jardins d'éveil.

Ces jardins d’éveil devront offrir 8 000 places de garde pour les enfants de 2 à 3 ans d'ici 2012. Or, 8 000 places en jardin d’éveil, cela ne concerne en réalité que 1% des enfants de cette classe d’âge !

Afin que les 99 % d’enfants restant puissent intégrer l’école si leurs parents le souhaitent, le ministre de l’Education nationale devra bien maintenir les postes d’enseignants qu’il comptait supprimer.

Les parents ne sont pas dupes, ils savent où sont les véritables ambitions éducatives pour leurs enfants : à l’école maternelle et non pas dans les jardins d’éveil.

Pour la FCPE, la non scolarisation des 2/3 ans ne repose ni sur une logique éducative, ni sur une rationalisation des coûts, la seule motivation du gouvernement est de réduire à tout prix le budget de l'Education nationale.

Elle rappelle également que les rapports de la Cour des comptes et de la commission des finances du Sénat ont conclu en faveur de l'efficacité de l'école maternelle mais aussi de son coût moins élevé pour les finances publiques que celui des autres structures…

 

La FCPE rappelle que l’école maternelle est gratuite donc 100% moins cher pour les familles. Elle est présente sur tout le territoire français.

Elle est le seul lieu qui accueille tous les enfants sans distinction. »

 

Pour les raisons évoquées plus haut, nous ne voterons pas la délibération proposée. Ce d'autant plus à la veille d'un conseil municipal extraordinaire sur la situation au Pavé Neuf.

En effet, à l'heure où la scolarisation des Tout-petits est menacée y compris en ZEP, nous avons la conviction que l'implantation au sein d'un groupe scolaire du quartier, d’une structure payante gérée par un organisme privé, n'est pas un signe positif adressé aux familles, notamment les plus en difficulté, et à la communauté scolaire de ce quartier.

 

Sylvie MONNIN

 

Conseillère municipale « Noisy Solidaire, à gauche vraiment »

 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 21:16

L'hébergeur du blog ayant subitement supprimé la charte graphique précédente, il fallait bien changer.

Cela tombe bien, le blog avait besoin d'un coup de neuf !

Merci par avance de vos remarques et commentaires...

Comme le disent nos amis des Bas Heurts, il y a "Noisy Magazine", parole officielle, s'il en est et il y a les blogs des Noiséens et des Noiséennes qui ne se contentent pas que .... de "Noisy Magazine".

 

Bonne lecture à vous avec

 

On a le droit de voir rouge

 

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 18:07
Comment va notre bonne ville ?

Nous allons le savoir encore un peu plus cette semaine. Pas moins que deux conseils municipaux pour nous maintenir en forme !!!

Le premier, jeudi prochain avec son cortège de "bonnes nouvelles" dont pas la moindre, la création de la ZAC du Clos d'Ambert et le second - quasiment extraordinaire - le vendredi... Eh oui, vous avez bien lu, c'est le lendemain ...

Pourquoi ? Parce que Monsieur le Maire veut que nous votions un voeu et pas n'importe lequel ! Un voeu qui s'intitule "Pour une mobilisation de l'Etat au Pavé Neuf", rien de moins.

Vous voulez en savoir plus ? Alors le jeudi 14 mai, c'est en mairie centrale à 19 h 30 comme d'hab. Et le vendredi 15 mai, c'est .... au gymnase Louison Bobet , rue de l'Université mais à 18 h 30 !

Vous êtes bien entendu invités comme tout bon citoyen... puisque vous êtes chez vous.

Les élus de "Noisy Solidaire, à gauche vraiment"
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 15:10
Régulièrement, dans notre bonne ville, fleurissent les affiches du Parti Socialiste collées avec constance - n'y voyons pas malice - par les militants de la section locale. Cela fait partie du jeu, si l'on peut dire ! Il y a même une expression pour cela chez les adhérents des organisations politiques : "il faut tenir les murs"...

Pourquoi, en effet, dans la grande tradition de l'affichage politique, se priver de cette méthode pour faire avancer ses idées et participer activement du débat démocratique ? Rien de plus normal ! Nous nous arrêterons pas sur la gue guerre de l'affichage, elle est de peu d'intérêt, pour autant d'ailleurs qu'elle intéresse en ce moment la population qui, sans doute, a d'autres "chats à fouetter", hélas.

Par contre, il est des affiches qui font plus mal que d'autres, voire qui pourraient selon les réalités locales, s'avérer peut-être contreproductives... C'est du moins un point de vue qui peut se défendre quand on connaît un petit peu la situation financière florissante de notre commune.

Forte d'une fiscalité maintenue au niveau de l'an dernier, l'équipe majoritaire va poursuivre obstinément sa politique à laquelle, il faut le rappeler encore et encore, trois électeurs sur quatre n'ont pas jugé utile de donner quitus ni de valider le futur.

Bien... Les institutions sont ainsi faites qu'à défaut de proportionnelle intégrale, ce qui pourrait sembler normal à l'échelle communale, une majorité se voit légitimer en raflant ... la majorité du conseil municipal sans avoir un aval clair de la population qu'elle prétend représenter...  Que l'on se rassure, ou que l'on s'en inquiète, c'est au choix, ce qu'il y a de certain, c'est qu'à notre connaissance, toutes les formations politiques semblent s'en accommoder. Argument suprême : la stabilité de nos institutions représentatives...

C'est ainsi, c'est le jeu, ma pauvre Lucette, à moins que dans d'autres temps, cette question très, très démocratique ne soit reposée par une majorité de députés soucieuse de la qualité du mandat donné. A moins qu'il ne s'agisse que de pouvoir ? Va savoir, Charles !

Nous digressons, nous digressons alors que ce n'était pas le sujet du jour. Le sujet du jour, c'est l'affichage politique et il est temps d'y revenir en disant notre perplexité à la lecture du message politique du moment dont témoignent les panneaux d'affichage libre, comme on dit, à Noisy le Grand.

Ainsi, le pouvoir d'achat, il ne faut plus en parler, il faut l'augmenter ? Mais alors, nous n'avons rien compris à l'augmentation des tarifs des services municipaux à destination des familles, notamment, quand le budget prévisionnel voté récemment nous apprend que les recettes de ces derniers vont progresser de 30% ? Nous n'avons rien compris, non plus, à l'impôt implicite que sont les euros sonnants et trébuchants qui alimentent les parcmètres, et qui sortent de la poche des résidents et noiséens de tous quartiers pour l'essentiel ? 

Il est vrai toutefois que la ville va prendre en charge une bonne partie des fournitures scolaires dans les écoles, même s'il semble que la mise en oeuvre de cette mesure sociale soit un petit peu contreversée selon nos informations...

Mais cela fait-il la bonne différence ? Pas certain ! Un exemple simple : une famille de deux enfants en âge scolaire, hors collège et lycée, voit l'école de ses enfants obtenir le bénéfice de deux fois 50 euros au titre des fournitures scolaires, soit 100 euros. La redistribution est incontestable dans le principe.
La même famille, pour éviter les nombreuses verbalisations de la police municipale ou nationale, acquiert une carte de stationnement résident et s'acquitte de 5 euros par semaine qu'elle multiplie par 47 semaines (moins 5 semaines de congés payés), soit 235 euros... Delta : + 135 euros par an ! Nous ne parlerons pas des PV qui pleuvent et de ceux qui payent les parcmètres sans carte de résident ...

C'est vrai, il y a des familles sans voiture mais il est aussi des familles dont les enfants ne sont plus concernées par les fournitures scolaires.

Quelle conclusion peut-on en tirer ? Rien, mis à part que les affiches et leur slogan sont parfois impitoyables et que le pouvoir d'achat, c'est ceux qui le subissent qui en parlent le mieux ...

On a le droit de voir rouge  

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 17:24
L'édition Seine Saint Denis du Parisien de ce jour est sous le signe de Noisy le Grand.
Pas moins de deux articles sur la même page, un tout petit, l'autre beaucoup plus grand avec photo pour illustrer le propos.

Le tout petit ? C'est "Du nouveau à la maison des solidarités"  qui nous apprend ainsi que deux nouvelles associations, Face au Veuvage et Cultures du Coeur, organiseront des permanences dans la maison "Coluche" à partir de maintenant. Tant mieux et nous saluons les bénévoles qui vont les mettre en oeuvre. Ce n'est pas nous, militants politiques, qui allons critiquer le mouvement associatif. Historiquement, c'est le même creuset.

Pour autant, loin de vouloir persifler (quoique...), si cet entrefilet a attiré notre attention, c'est qu'il pourrait paraître symptomatique d'une conception réductrice de la solidarité, conception dont la collectivité locale semblerait absente.
En effet, le même entrefilet débute par les mots suivants : la maison des solidarités de Noisy-le-Grand abrite la délégation des Restos du coeur et vient en aide aux habitants en difficulté."

Or chacun sait que l'action municipale contient sa propre dimension en matière de solidarité. La fonction ancienne des Centres Communaux d'Action Sociale, les CCAS, le confirme, jour après jour. Rmi (pour le compte du département), Aide aux anciens, portage de repas, aide sociale, téléalarme, etc. , les interventions ne manquent pas même si nous sommes convaincus qu'elles gagneraient à être développées dans ces temps de misère et de précarité (le budget 2009 du CCAS ne comportera qu'une augmentation de 1,8% des crédits alloués alors que ceux de 2008, sous réserve d'erreur de notre part, n'auront pas été consommés en totalité).

Alors, bien sur, subventionner des associations, leur prêter des locaux sont aussi des moyens d'action municipale, moyens qui participent quotidiennement de la solidarité.
Pour autant, et c'est le sens de ce "papier", la situation sociale se dégradant dangereusement, il ne serait pas vain - mais au combien utile - que nous soyons collectivement capables d'imaginer de nouvelles formes d'intervention, anticipation et prévention comprises, de la collectivité locale aux côtés des plus fragiles d'entre nous, d'abord, peut-être plus largement ensuite si la situation sociale se dégrade (ce que l'on peut, hélas, craindre puisque le Pôle Emploi vient de reconnaître 180 000 chomeurs de plus entre janvier et février 2009 !).


Ce ne peut être que du ressort des seules associations même si leur utilité n'est plus à démontrer. Qu'attendons nous pour créer une instance de veille sociale qui soit capable de rassembler et de construire des réponses plus adaptées à la crise majeure qui se développe (voir notre déclaration:  Information complémentaire ? C'est toujours utile ...  ).
Les élus de "Noisy Solidaire, à gauche vraiment"  l'ont proposé et n'ont pas rencontré d'écho municipal, pour l'instant ...

L'autre article, beaucoup plus grand, nous apprend "l'école et la mairie [sont] en guerre sur le stationnement", le tout avec une belle photo d'enseignants du groupe scolaire Joliot Curie devant une banderole de protestation suite à la "parcmétrisation" systématique du centre ville.

La lecture de cet article est édifiante et confirme nos craintes déjà anciennes. Maintenant pour venir travailler à Noisy le Grand, il faudrait gagner plus ! Nous savions déjà qu'il fallait travailler plus, pour gagner plus - notre président vénéré en a déjà fait une démonstration éclatante avec le paquet fiscal - mais nous ne savions pas que venir travailler dans un service public à Noisy signifiait ... gagner moins ...

Les mâles paroles de notre édile n'y changeront rien ("je n'ai pas l'intention de céder au chantage d'un directeur d'école"  selon le Parisien). Il y a dorénavant un problème sérieux pour les fonctionnaires de police, de la Poste et de l'Ecole Publique, les agents municipaux ayant eu le bénéficice, et c'est heureux, de "macaron et de places réservées" (quatorze d'entre eux au moins).

Comment fait-on, Monsieur le Maire ? On s'en tient à cette situation ubuesque ou on règle cette difficulté ? Agir pour maintenir le pouvoir d'achat, en somme, ce n'est pas une forme d'action sociale concrète, surtout dans une ville qui a les moyens de sa politique ?

Par ces temps, nous le pensons !

On a le droit de voir rouge
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 22:28


Plus de 400 personnes ont déposé dans les urnes leur candidature pour siéger dans les futurs conseils consultatifs de quartier.

C'est dire l'envie de participation qui anime nombreux de nos concitoyens. C'est du moins la première impression qui ressort du tirage au sort auquel nous avons assisté, ce soir, en mairie devant, il faut le dire, un public un peu maigre.

Nous avions dit à la lecture de la Charte des Conseils Consultatifs de Quartier que nous espérions que cela ne serait pas un ersatz de démocratie participative, malgré les découpages géographiques étonnants constatés.

Il est vrai que les cinq réunions publiques fournies ont sans doute refroidi les ardeurs de nombreux noiséens, tant la franchise du maire sur les limites de l'opération était évidente.

Quand on dit publiquement avec insistance que les dits conseils n'ont pas vocation à débattre des projets municipaux, que les projets portés par la liste du maire lors des dernières élections ne seront pas remis en cause, etc..., il devient évident que le travail des futurs conseils pourrait être une gageure.

Pour autant, nous ne bouderons pas cette initiative. Elle est et elle doit être l''embryon d'un espace de démocratie participative dans notre ville.

Félicitations à ceux que le tirage au sort a favorisé. Que ces conseils vivent et débattent.

Très vite, il faudra s'apercevoir que les noiséens n'ont pas envie de se contenter de la seule "rubrique des chiens écrasés". Non pas qu'il ne faille rien dire sur les chiens écrasés et sur le fleurissement d'un quartier, mais tout simplement parce que "l'appétit vient en mangeant".

Comment pourrait-il en être autrement ? Comment ne pas souhaiter donner son avis dans un espace qui s'y prête, même s'il est vrai que le conseil municipal reste primordial dans notre fonctionnement institutionnel ?

Il ne faut pas prendre "les enfants du bon dieu pour des canards sauvages" avons-nous entendu dire. Mais, Monsieur le Maire, cela est vrai dans les deux sens !

Nous sommes convaincus qu'un peu de démocratie participative aujourd'hui appelle plus de démocratie participative demain.

C'est le sens évident d'une vie municipale qui va s'enrichir et, nous, on ne demande que cela !

Si en plus, les conseils municipaux devenaient de véritables lieux de débats constructifs ...  Rêvons à haute voix ?

Allez, sans rancune et bravo aux nouveaux conseillers de quartier !

Bien à vous

Etienne DOUSSAIN
Conseiller municipal "Noisy Solidaire, à gauche vraiment"
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 14:36

L'édition Seine Saint Denis du Parisien du jour ayant gratifié les noiséennes et les noiséens d'un "papier" quelque peu dithyrambique pour la majorité municipale et sa tête de file Michel Pajon à propos du vote du budget 2009 intervenu jeudi soir lors du conseil municipal, il est bon que chacun(e) se fasse une opinion par lui-même.

Alors pour cela, rien de mieux que de lire en direct le texte de la déclaration des Elus de "Noisy Solidaire, à gauche vraiment".

 

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs,

 

Avant toute chose, le premier mot qui s’impose à propos de cette proposition budgétaire 2009, c’est BRAVO…

 

Bravo, car dans un contexte difficile pour les collectivités territoriales, et surtout pour nos concitoyens, vous nous proposez à la fois un budget en augmentation significative (4,9 %) et  à la fois un budget qui n’entraîne pas de hausse de la fiscalité locale directe puisque vous souhaitez maintenir les taux de 2008.

 

Alors, nous répétons Bravo, parce qu’à défaut d’être seulement dans une ville bien gérée, nous sommes dans une ville riche au regard de bien d’autres communes de la Seine Saint Denis ! 

Aucun sarcasme dans notre propos liminaire, cela viendra après. Nous pensons vraiment que nous avons plus de chances que d’autres et l’on ne va pas cracher dans la soupe.

 

Il est vrai que l’évolution démographique de la ville génère dorénavant un produit fiscal significatif puisque les taxes d’habitation et foncière, à elles seules, augmentent de l’ordre de 700 000 euros. Il en est de même pour la taxe professionnelle, même si les nouveaux mécanismes qui sont imposés aux communes entraînent une charge nouvelle à hauteur de 352 700 euros. Pourtant, selon les informations communiquées, cette dernière connaîtrait une évolution positive de 1 million 380 euros d’un exercice sur l’autre.

 

Cela étant, comment ne pas s’interroger sur le devenir de cette manne, la taxe professionnelle s’entend, dans le contexte de la crise que nous voyons se développer dramatiquement ? Noisy, grand plateforme tertiaire de l’Est parisien, pourra-t-elle conserver le même dynamisme à l’avenir ? Combien d’entreprises noiséennes pourraient se retrouver en difficulté dans un avenir proche ? Combien d’emplois supprimés sur le territoire de la ville ? C’est une véritable question quelle que soit notre appréciation sur plusieurs aspects de votre politique. Comment ne pas s’inquiéter, en outre, des déclarations du Président de la république sur le devenir de la Taxe professionnelle ?

 

Quoiqu’il en soit force est de constater que malgré une baisse inacceptable des dotations d’Etat, la Dotation Générale de Fonctionnement accuserait une baisse de 300 000 euros ou encore la compensation de la Taxe professionnelle une baisse de 291 000 euros, force est de constater que malgré un abattement subi de l’ordre de près de 637 000 euros des participations de l’Etat, la ville de Noisy le Grand connaît une situation que par exemple une ville comme Bondy pourrait lui envier avec ses 11% annoncés d’augmentation des impôts locaux.

 

Pour autant, Monsieur le Maire, nous ne tairons pas que malgré ce contexte local favorable, vous avez avec la majorité décidé d’une augmentation des recettes provenant des usagers des services municipaux dont vous dites qu’elles sont en progression de 375 000 euros soit plus de 10,3 % par rapport à l’exercice précèdent. Ce qui, autrement dit, nous permet d’affirmer que cela ressemble de fait à une augmentation de la fiscalité locale indirecte … Dans une moindre mesure, nous pourrions en dire de même, d’ailleurs nous le disons, à propos des parcmètres qui ont poussés comme des champignons dans notre ville, idem pour le produit des amendes constatés en recettes d’investissement pour lesquelles la note précise qu’elle « enregistre une progression significative ».

 

Dans le même temps, une charge nouvelle est imposée aux Noiséens, la charge du concessionnaire pour le stationnement dans le cadre de la délégation de service public, et celle-ci atteindra 332 700 euros… sans oublier la subvention régionale de plus de 2 millions d’euros qu’il faudra lui reverser au titre des parcs régionaux du Champy et du Mont d’Est…

 

Bref, tout cela pour dire, Monsieur le Maire, que la bonne santé presque insolente de notre bonne ville nous laisse un peu rêveur sur ce qu’il serait possible de faire en matière d’action sociale en renforçant les actions du CCAS, voire en en créant de nouvelles - surtout dans la situation dramatique qui se développe dans le pays -, sur ce qu’il serait possible d’amplifier en matière de prévention de la précarité, de la délinquance et de la santé par exemple.

 

C’est pour cela aussi que nous avions suggéré lors du débat sur les orientations budgétaires la création d’une instance de veille sociale rassemblant les acteurs importants de la ville, qu’il s’agisse des représentants du patronat local, des représentants des organisations syndicales des salariés, des associations comme ATD Quart Monde, les Restaurants du Cœur, le Secours catholique, la liste n’est pas exhaustive, et les élus représentants l’ensemble des formations du conseil municipal. Instance de veille sociale qui aurait vocation à recueillir toutes informations de nouvelles détresses sociales et de construire de nouvelles réponses municipales.

 

Cela ne serait pas en contradiction avec vos ambitions en matière d’investissement que vous maintenez à un haut niveau conformément à votre programme électoral - vous savez le livret de 40 pages que vous montrez dans les réunions publiques – idem pour le maintien d’un effort significatif pour le fonctionnement avec des mesure nouvelles que nous saluons comme l’augmentation du chiffre clé par élève à 50 euros au lieu de 36 en 2008.

 

Il serait même possible de trouver d’autres marges de manœuvre en ne rendant pas prioritaire la vidéosurveillance et la police municipale ou ne prévoyant pas obstinément  les 10 millions d’euros pour « saisir les opportunités que des projets de cession pourraient révéler » comme le dit la note de présentation.

 

Nous prenons acte, Monsieur le Maire, de cette proposition budgétaire. Nous prenons acte, aussi, de propositions qui ne nous gênent pas et qui nous paraissent justes ou normales. Nous prenons acte d’une gestion correcte de la dépense publique, y compris de la dette noiséenne, même si nous continuons de penser que l’on peut faire mieux notamment sur le plan social.

Nous prenons acte aussi des engagements nouveaux qui, pour la première fois, trouvent une traduction budgétaire en année pleine. C’est vrai en particulier pour le cinéma le Bijou à qui nous souhaitons le plus grand succès.

 

Nous prenons acte de vos choix d’investissement dont nombreux ne nous posent pas de problème particulier comme la villa Cathala, la piscine, etc…, hormis, bien entendu, les fameux 10 millions qui, cumulés à ceux des exercices précédents, auront permis à la ville de se constituer un patrimoine des plus importants… Nous ne parlerons pas des Bas Heurts et du Clos d’Ambert, vous connaissez notre point de vue, éco-quartier ou pas !

Mais pourvu que le marché de l’immobilier tienne le coût et que le foncier résiste pour la bonne santé de la ville lorsqu’elle réalisera tout ou partie de ce patrimoine !

 

D’ailleurs, à ce propos, monsieur le Maire, si vous pouviez nous indiquer la valeur antérieure des cessions rue Belmondo et Ferry estimés au titre des recettes d’investissement pour 4 millions 195 000 euros, nous serions sans doute rassurés !

 

Donc, nous prenons acte mais comme il se doit car il s’agit de la responsabilité que les électeurs vous ont confiés - même si en y réfléchissant encore aujourd’hui le nombre d’abstentionnistes relativise sérieusement les prétentions de chacun d’entre nous – les élus de Noisy Solidaire, à gauche vraiment » s’abstiendront lors du vote de ce budget 2009.

Etienne DOUSSAIN

Conseiller municipal                                                  

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 11:13
Un gros conseil municipal qui s'annonce avec le budget 2009 pour commencer avec du bon et du mauvais comme il se doit. Bien d'autres sujets passionnants comme la nouvelle "entente" de Marne la Vallée ou un petit zeste de parcmètres supplémentaires - c'est bien pour le concessionnaire -, un peu de préemption, un peu de nouvelle mairie, de villa Cathala, un nouveau service pour la petite enfance qui pourrait être délégué à une entreprise, les tarifs de Michel Simon, du Bijou, les associations, etc....

Tout n'est pas à jeter, y a même des bonnes nouvelles sur le front des impôts, même si de nombreuses familles ont déjà vu croître leurs dépenses avec les nouveaux tarifs en vigueur.

Dans un contexte de crise, avec une ville qui a encore les moyens, on ne va pas cracher dans la soupe noiséenne puisque c'est aussi la notre... même si nous avons, bien entendu, un avis sur la question...

Bref, c'est vous qui voyez si vous êtes disponibles ! Nous, normalement, nous y serons ...

On a le droit de voir rouge
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 16:07
Comme quoi, nous ne sommes pas les seuls à nous interroger sur le bien-fondé des nouvelles pratiques sécuritaires  !
Qu'une majorité municipale qui s'affirme de gauche assure (et assume) la promotion de la vidéoprotection (nouveau mot politiquement correct ?) ... ne nous rassure pas ... pour Noisy le Grand...

On a le droit de voir rouge


L’HUMANITÉ des débats

Tribune libre - Article paru le 21 février 2009

« Big sister » à l’Intérieur

Par Isabelle De Almeida, conseillère régionale de Bourgogne, et Isabelle Lorand, responsable réseau liberté et droits de la personne du PCF.


Vidéosurveillance : comment sortir du piège sécuritaire ?


Alors qu’en Angleterre le fiasco de la vidéosurveillance est reconnu par Scotland Yard, Mme Alliot-Marie débloque 555 millions d’euros pour tripler le nombre de caméras en France. Celles-ci n’évitent que 3 % des délits sur la voie publique. Encore faut-il préciser qu’il s’agit de délits mineurs. Plus grave que son inefficacité coûteuse, cette décision comporte des risques sérieux de dérive. Dans une note adressée à la ministre, la CNIL tire la sonnette d’alarme. L’inflation de la vidéosurveillance dans des lieux de plus en plus variés (rue, école, hôpital, transports…) contraste avec un flou juridique sur sa maîtrise et son contrôle. D’autant plus effrayant que demain les logiciels « d’analyse intelligente » permettront la détection automatisée de comportements dits « suspects ». Pire, les informations collectées peuvent être mémorisées et participer au fichage des personnes.

Cartes de crédit ou de transport, télépéages, moteurs de recherche sur Internet… nos vies sont disséquées, mémorisées, voire vendues à des opérateurs privés. Pourtant, avoir des espaces d’anonymat comme devrait le rester la rue, pouvoir compartimenter sa vie, décider de ceux à qui l’on ouvre notre jardin secret… sont des dimensions essentielles de la liberté. Avec l’actuelle épidémie de fichage, le contrôle des citoyens prend des formes multiples.

Contrastant avec le discours lénifiant de la ville-village, de la ville aseptisée, peuplée de « gentils citoyens » … souvent les mêmes bouches décrivent des villes violentes et insécurisées. Cette double caricature justifie la mise sous surveillance de l’espace public. Si le système capitaliste est exonéré, il faut bien trouver des responsables aux maux de la société. L’ennemi c’est l’autre : le sans-papiers, l’étranger, le malade mental, le SDF, le militant, « l’ultragauche », et même les « génétiquement délinquants ». Peu à peu se construisent des barrières matérielles ou virtuelles entre les privilégiés et les autres. Les caméras protègent les premiers, et surveillent les seconds. Ainsi la ville ségrégée se construit au détriment du vivre ensemble la ville.

Surfant sur une opinion publique dupée par une promesse d’efficacité, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avance encore un pion sur l’échiquier de sa politique autoritariste appuyée sur la peur. Comment expliquer autrement la décision de multiplier les caméras ? À moins de rappeler qu’elles ont des domaines de prédilection, paradoxalement, elles entretiennent le sentiment d’insécurité propice au discours sarkozyien. Et elles excellent dans le contrôle des comportements antisociaux, la dispersion et la prévention des rassemblements publics, la surveillance des marginaux ou des « indésirables ». CQFD !

Il faut sortir du sécuritaire, la meilleure prévention de la délinquance est connue : assurer à tous un emploi, un logement et le respect de la dignité. Faire place à la solidarité et non à la concurrence, choisir le sens plutôt que le consumérisme sont des voies d’avenir. En outre, la présence humaine a démontré, elle, son efficacité. Travailleurs sociaux, enseignants, facteurs, agents EDF, gardiens d’immeuble, médecins de quartier, élus de proximité, collectivités territoriales jouent une fonction majeure pour l’harmonie publique. Et c’est tout cela que Nicolas Sarkozy et ses amis détruisent. Côté police, l’agressivité, voire la violence, la répression et la culture du chiffre chères au président de la République ont déjà fait trop de dégâts. Il faut ré envisager les missions de la police, relancer les îlotiers. Et, privilégier l’homme sur la caméra.

Oui, nous sommes des « droits-de-l’hommistes » et fières de l’être. Nous affirmons même que c’est un enjeu pour toute la gauche de reprendre l’offensive. Il faut sortir du piège sécuritaire tendu par la droite. Il est des batailles d’idées qu’il faut avoir le courage de mener. Il faut refuser d’occulter le fait que le « désordre public » est avant tout le fruit du libéralisme et de ses violences : inégalités, explosion de la pauvreté, recul des politiques publiques, division… Les municipalités de gauche devraient être en pointe dans l’expérimentation d’une autre idée de la ville. La défense des libertés est un trait majeur de la gauche. Ensemble, retrouvons-le.

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