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Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

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onaledroitdevoirrouge@orange.fr

16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 15:02

On ajoutera utilement au raisonnement d'Evelyne Sire-Martin, le risque d'une jurisprudence du Conseil d'Etat qui saura être utilisée contre les organisations de gauche par un pouvoir autoritaire, s'il venait à voir le jour dans notre pays. Où commencera dorénavant le trouble à l'ordre public virtuel ? Dans un appel à manifestation ? Lors d'une distribution de tract ?

Manuel Valls n'aurait-il pas de mémoire, lui le fils de Catalan de l'Espagne franquiste ?

 

Dieudonné : l’arrêt « Minority Report » du Conseil d’Etat

12 janvier 2014

Par Evelyne Sire-Marin, vice-présidente du TGI de Paris, membre de la Ligue des droits de l’homme et de la Fondation Copernic.

Slate.fr du 10 janvier 2014

copernicEn interdisant la tenue du spectacle de Nantes, la plus haute juridiction administrative du pays est tombée dans une conception terriblement mécanique de la récidive, avec les risques de dérapage et d’arbitraire qui en découlent.
Jusqu’ici, le principe de la liberté d’expression, proclamé par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, prévalait en France. Depuis 1906 (le Parlement ayant supprimé le salaire des censeurs), la République en avait fini avec l’interdiction préalable d’un journal, d’un livre, d’un spectacle ou d’une réunion, c’est à dire avec la censure.

C’est ainsi qu’en France l’expression des idées, même odieuses, même absurdes ou totalement excessives, était libre dans un lieu public, sous réserve de la possibilité de poursuivre a posteriori, devant les tribunaux correctionnels, ceux qui commettaient les délits d’injures publiques, notamment à caractères racial, ethnique, religieux, etc.

Il en allait de même pour ceux qui faisaient l’apologie d’un crime ou d’un délit, provoquaient à la haine en raison d’une quelconque appartenance ou qui niaient l’existence du génocide du peuple juif, avec la loi Gayssot du 13 juillet 1990.
Arsenal judiciaire suffisant
Les peines encourues (jusqu’à un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende) visent ceux qui, comme Dieudonné, se livrent à des propos orduriers, négationnistes ou homophobes. Ils sont régulièrement condamnés (28.000 euros d’amendes en 2013) par un tribunal indépendant et après avoir eu la possibilité de se défendre. Nullement par un ministre de l’Intérieur se prenant pour un tribunal, au mépris du principe fondamental de la séparation des pouvoirs.
Cet arsenal judiciaire semblait jusqu’ici tout à fait suffisant pour garantir la liberté d’expression tout en évitant les dérives les plus dangereuses, d’autant que la Cour européenne des droits de l’homme défend exactement les mêmes principes dans ses arrêts : oui à la liberté d’expression, liberté publique sans interdiction préalable, mais responsabilité et sanctions pénales en cas d’abus avéré.
Il faut ajouter que lorsque les incitations à la haine, la distillation de la peur de tous contre tous, deviennent un fonds de commerce très lucratif (comme c’est le cas pour Dieudonné), des enquêtes pénales permettent de rechercher si ce triste polichinelle, bien que prétendant être « anti-système », commet, en plus de ses lamentables pitreries, des fraudes fiscales portant sur des sommes considérables,
Une atteinte à l’ordre public qui n’a pas encore eu lieu
Depuis peu, il nous faut aussi compter avec une circulaire signée du ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Cette circulaire (qui se qualifie elle-même d’exceptionnelle) rompt avec des décennies d’abolition de la censure.
Saisi en urgence, le tribunal administratif de Nantes (qui se contentait de rappeler des principes presque centenaires) avait pourtant décidé de laisser se tenir le spectacle du 9 janvier à Nantes. Or, le Conseil d’Etat vient de rebattre toutes les cartes en interdisant à Dieudonné de se produire en raison de l’atteinte grave à l’ordre public.
Comment caractériser une atteinte à l’ordre public qui n’a pas encore eu lieu ? Au moment même où le Conseil d’Etat délibérait, tout était calme dans la ville de Nantes. Il s’agit donc bien ici d’une possibilité de trouble à l’ordre public, d’une virtualité qui se déduit des précédentes condamnations judiciaires de Dieudonné : délinquant un jour, délinquant toujours, dit le Conseil d’Etat, dans une conception terriblement mécanique de la récidive.
Prouver les faits avant de sanctionner
Et maintenant ? Que se passera-t-il lorsque, au-delà du cas Dieudonné, des associations religieuses intégristes de tous ordres voudront faire interdire un spectacle, une réunion ou une exposition qu’elles estimeront blasphématoires ou insupportables à leurs convictions ? Ce fut le cas en 2011 de l’association Civitas, attaquant une pièce de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu, alors donnée au Théâtre de la Ville à Paris. Ou d’un meeting de soutien au peuple palestinien vilipendé par des groupes extrémistes radicaux ?
Ces associations y parviendront puisque le Conseil d’Etat vient d’admettre que la seule crainte préalable que des propos interdits par la loi soient tenus dans ces lieux publics justifie l’interdiction de ces manifestations. Faut-il rappeler que l’État de droit se caractérise par la nécessité de prouver, dans la réalité, que des faits répréhensibles ont eu lieu avant de les interdire et de les sanctionner ?
Si tel n’est plus le cas, nous sommes dans l’arbitraire. Nous entrons de plain-pied dans le film Minority Report. Des agents de « Précrime » y sondent les cerveaux des pré-criminels afin de les emprisonner, et ils le sont. Avant même la commission de leur crime.

Évelyne Sire-Marin

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 18:54

A "On a le droit de voir rouge", on se félicite de l'initiative du journal l'Humanité, encore lui, à propos de l'économie sociale et solidaire. Depuis plusieurs mois maintenant, peut-être encore de façon trop ponctuelle, un dossier vient mettre en valeur cette dimension du vivre (et travailler...) ensemble qui ne passe pas par l'obsession de la rémunération du Kapital.

Et cela, nous, on aime ! Pourquoi ? Mais tout simplement parce que des milliers, des centaines de milliers, d'ailleurs, travaillent, fabriquent de la richesse, font vivre des services, sont solidaires au quotidien tout en étant professionnels...dans le champ de l'Economie Sociale et Solidaire. Il n'a jamais été écrit que le monde de l'économie devait être dominé par les indices boursiers et par la rémunération des actionnaires. C'est un choix des puissances d'argent; c'est un choix de banquiers; c'est le choix de ceux qui croient qu'il faut rémunérer, toujours et toujours plus, le capital de ceux qui "investissent" en oubliant que la richesse de leur soi disant investissement est constitué essentiellement du travail des autres. Un monde de brutes, donc où l'homme est un loup pour l'homme ?  D'aucuns pensent le contraire, nous en sommes, et la démonstration est plus ancienne qu'il n'y parait. Associations, syndicats, partis politiques sont curieusement issus de ce creuset, celui où l'engagement collectif dépasse le seul individualisme obtus... Que ces structures soient decriées ne changent rien à l'affaire, encore aujourd'hui. Mutuelles, les vraies, Scoop ou coopérative ouvrière de production, Amap dorénavant, champ médico-social itou, il est large le champ d'intervention de l'Economie Sociale et Solidaire, même si la concurrence "libre et non faussée" européenne cherche à lui tailler des croupières et permettre ainsi au secteur privé, pur celui-la, à but bien lucratif... de récupérer ce que la solidarité humaine a défriché. Ne nous trompons derrière l'idée de l'ESS, il y a aussi le principe d'une égalité possible et le principe n'est pas si éloigné de la nécessité de développer et protéger les services publics... Pour autant, le monde de l'ESS n'est pas un monde de bisounours et il y a du chemin encore à faire, surtout avec les chausse-trapes que la loi Hamon ne règle pas pour l'instant.

Aussi, ce court interview nous a semblé être une contribution utile au débat. Alors on publie et tant pis pour celles et ceux, les veinards, qui l'on déjà lu...


Les rendez-vous de l'économie sociale et solidaire

ESS « La forme juridique ne peut exonérer quiconque de s’interroger sur ses pratiques»

Pour Jean-Marc Borello, fondateur du Mouvement des entrepreneurs sociaux, l’ESS ne doit pas avoir peur de rentrer en concurrence avec l’économie classique.

Vous êtes crédité d’avoir introduit la notion d’entrepreneuriat social dans les années 2000. Pensez-vous possible de concilier économie sociale et business?

Jean-Marc Borello. Le point de convergence à trouver ne se joue pas entre économie sociale et business, mais entre intérêt général et logique économique. Pour être clair, si le secteur privé non lucratif ne parvient pas à intégrer la dimension économique dans sa matrice, il ne parviendra pas à changer d’échelle ce qui pourtant est un impératif. Face à l’ampleur des défis sociaux et environnementaux qui nous attendent, nous ne pouvons nous résoudre à laisser la logique du seul profit être la boussole de notre système économique. Sur des services aussi essentiels que les crèches, les hôpitaux ou encore les maisons de retraite, nous sommes aujourd’hui en concurrence avec les grands groupes privés lucratifs. L’impact social et environnemental doit être pris en compte au même titre que l’impact économique.

 Le projet de loi Hamon élargit le périmètre des entreprises de l’ESS à partir de l’idée de «lucrativité limitée». Cette ouverture ne risque-t-elle pas d’attirer l’ESS dans les filets du marché?

Jean-Marc Borello. La question consiste plutôt à interroger le marché sur sa capacité à accepter certains principes propres à l’économie sociale. Les questions relatives à l’ESS doivent être posées à l’ensemble des entreprises, qu’elles soient de statut ESS ou pas, c’est-à-dire la gouvernance démocratique ou collégiale, l’encadrement des salaires, ou encore la mesure de l’impact social, environnemental et économique. Je ne suis pas persuadé que le marché ait une envie folle d’attirer ce genre de pratique dans ses filets. Si c’était le cas, nous ne pourrions que nous en réjouir! Le marché oppose une telle résistance qu’il nous place, de ce fait, dans une situation de stricte concurrence.

 Une loi sur l’ESS n’aurait-elle pas dû comporter des outils de contrôle et de sanctions pour combattre les dérives de certains acteurs de l’ESS?

Jean-Marc Borello. Se revendiquer de l’économie sociale en raison de sa forme juridique ne peut exonérer quiconque de s’interroger sur ses pratiques. Une mutuelle qui sélectionne ses adhérents en fonction des risques qu’ils représentent comme une compagnie d’assurances n’a pas à donner de leçons de morale. Une coopérative au sein de laquelle le salaire le plus élevé représente 200 fois le salaire le plus bas n’a pas de leçons à donner ni à se draper de vertu face à une entreprise privée lucrative qui aurait les mêmes pratiques. Le seul critère recevable pour qualifier une entreprise sociale ne peut être que l’impact qu’elle réalise. Ses activités ont-elles un impact social, environnemental, économique, positif? Si c’est le cas, après analyse par une structure indépendante, alors nous sommes en présence d’une entreprise sociale, nonobstant ses statuts.

Comment voyez-vous l’avenir des associations gestionnaires dans un contexte de concurrence avec le privé lucratif là où la demande est la plus solvable?

Jean-Marc Borello. Nous sommes en effet en concurrence avec le privé lucratif, sa culture et ses pratiques. Dans un système concurrentiel, les paramètres sont simples: le meilleur gagne. Si le secteur privé non lucratif ne renforce pas son champ de compétences en matière de gestion, il perdra tout simplement les appels d’offres et de marchés auquel il aura candidaté. La seule façon pour que les valeurs et le modèle que nous portons deviennent la norme est de gagner progressivement des parts de marché en faisant valoir nos valeurs et nos compétences. Cela impliquera, sans doute, de cesser de se saisir de la seule partie non rentable des marchés et de se convaincre que notre pérennité sera assurée grâce à l’équilibre financier. Notre message est simple: les établissements que nous créons se distinguent autant par les profils des personnes que nous accueillons que par l’excellence de la prise en charge qu’ils dispensent. C’est parce que nous privilégions la création de dispositifs inclusifs, ouverts à tous, et adaptés aux capacités de financements de chacun que nous sommes devenus compétitifs. Les maisons de retraite que nous gérons en sont un bon exemple: nul ne doit se voir refuser l’accès à des soins de qualité pour des raisons pécuniaires.

Entretien réalisé par J.-P. M.

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 18:33

Période suspecte légale car période électorale n'empèche pas de gamberger... Donc nous nous y employons, bien évidemment !

Quand le journal l'Humanité - qu'il en soit remercié - donne la parole à un chercheur sur le clientélisme en politique, il n'y a pas de raison de ne pas s'y intéresser. D'autant plus quand l'argumentation développée tend à démontrer que ce n'est pas ceux que l'on pourrait croire qui bénéficient de cette méthode de gouvernance. Vieux système dont Marseille semble être un sujet d'étude privilégié, mais sans doute système politique largement partagé si l'on en juge l'actualité récente de l'affaire Dassault, supposé avoir acheté des votes à Corbeil. On ose croire que notre bonne ville échappe au phénomène du clientélisme mais comment en être certain... Ce qui est certain, en revanche, c'est que d'être bien en cour ... municipale doit aider ... ou doit pouvoir aider ! Face à cela, sans angélisme, pas d'autres solutions que la transparence et une démocratie participative qui autorise à s'emparer de tous les sujets qui concernent chaque habitant et sans tabou, ni racisme ou exclusion...

Vieux comme le monde, vous dit-on !!! Allez, bonne lecture et chacun y retrouvera ses petits...

 

Cesare mattina « Les classes populaires ne sont pas les bénéficiaires du clientélisme »

Clientélisme par-ci. Clientélisme par-là. Derrière le mot brandi à chaque occasion, quelle réalité ? Invention marseillaise ? Phénomène massif ? Façon d’aider les plus démunis ? Pour y voir plus clair, entretien avec le sociologue Cesare Mattina, auteur d’une thèse sur la « régulation clientélaire ».

Dans la vie politique marseillaise, le clientélisme apparaît comme un mot-valise que tout le monde se jette à la figure. Pouvez-vous nous proposer une approche éclaircissante?

Cesare Mattina. La définition générale du clientélisme est simple : entretenir des clientèles politiques par l’octroi de faveurs et services en échange de votes et de soutiens politiques. Le phénomène est aussi ancien que la ­démocratie et le système du suffrage. Tel qu’il est actuellement entendu, dans le contexte de bataille politique des élections municipales, c’est un mot utilisé par des acteurs pour dénoncer des pratiques d’autres acteurs. On se rend compte que la dénonciation du clientélisme est le fait d’acteurs qui ne disposent pas forcément de ressources de distribution. Ce n’est pas par hasard si Mennucci et Carlotti ont le plus investi ce thème de l’anticlientélisme. Ils ne sont pas en position de disposer de beaucoup de ressources à distribuer.

Au-delà du thème agité dans l’arène politique, on peut aussi critiquer l’utilisation généraliste du mot dans lequel on met à peu près tout. Le fait de vouloir recueillir des voix pour un élu n’a rien de clientélaire en soi. Cela fait partie du métier d’élu, ce dernier étant, la plupart du temps, un professionnel de la politique qui met en place une machine électorale performante. Ensuite, il faut regarder du côté des demandes formulées par des personnes à l’élu : un emploi, un logement, une place en crèche, une subvention pour une association. Cette demande est très soutenue. Il suffit de se rendre dans une permanence d’élu… Ce n’est pas nouveau. Les lettres de demandes envoyées à Gaston Defferre dans les années 1970 et 1980 représentent des mètres et des mètres linéaires d’archives. Donc, la demande sociale est très forte. Troisième élément pour clarifier et décomposer cette notion de clientélisme : les politiques clientélaires de redistribution. Comment décide-t-on que l’on va donner à certains et pas à d’autres ? Quels sont les ­critères ? Dans les courriers, on voit bien les raisons pour lesquelles tel emploi doit revenir au fils de tel employé (ne l’oublions pas, nous sommes dans un système d’embauches de père en fils, via le syndicat Force ouvrière), à un camarade du PS, à un membre des «communautés ethniques» ou «ethnico-religieuses» de la ville, etc. Ces politiques clientélaires participent du gouvernement de la ville. ­Comment redistribuer de la ressource tout en faisant, dans le même temps, du ­classement social des populations ? On va donner plus à certaines catégories et aux responsables communautaires qui les représentent : arménienne, juive, italienne ou corse. Des miettes sont laissées aux Maghrébins et Comoriens qui sont arrivés plus tard dans la ville au moment où les ressources clientélaires classiques comme les emplois publics et les logements sociaux de qualité diminuaient. C’est de cette façon que l’on a inventé politiquement les communautés et leur pendant de la paix entre communautés, et du cosmopolitisme marseillais afin de cacher l’allocation différentielle des ressources.

Si le clientélisme n’a pas été inventé à Marseille, le système que vous décrivez s’est enraciné dans la deuxième ville de France. Comment s’est-il créé?

Cesare Mattina. Je suis opposé à toute explication culturaliste. Je m’inscris davantage dans une sociologie néomarxiste. Le clientélisme est intimement lié à la situation socio-économique d’une ville et aux ressources à distribuer. À Marseille, il connaît son expansion dans un moment historique particulier : celui du choc de la décolonisation et de la désindustrialisation. Des grandes villes françaises, Marseille est la seule à avoir affronté cette situation avec une telle acuité. Suite à l’effondrement du système ­industrialo-portuaire, la demande de faveurs et de services s’est tournée vers le secteur public de l’emploi. Cela n’a rien à voir avec des présupposés sur les Corses, les Italiens, les ­Marseillais qui agiraient comme ceci ou comme cela. Et Balkany, Dassault ou Schuller ? À Marseille, c’est à partir de 1965 que se met en place un système que l’on appelle «defferisme». Avant, Gaston Defferre (élu maire en 1953 – NDLR) n’avait pas d’autres emplois à offrir que ceux du ­Provençal (journal qui était sa propriété – NDLR) et de la Socoma ­(société de manutention ­portuaire qu’il a créée dans les années 1950 pour faire pièce au monopole de l’embauche des dockers par la CGT – NDLR). À partir de 1965, on passe d’un système notabiliaire dans lequel on distribue ses propres emplois à un système qui s’appuie sur les collectivités locales. À la fin des années 1960, un système un peu pervers se développe : un fort développement des emplois publics municipaux ainsi qu’une forte poussée démographique (Marseille gagne 200 000 habitants, travailleurs immigrés et rapatriés, entre 1954 et 1968 – NDLR) sur fond de grave crise industrielle. Un ouvrier licencié se dit qu’il peut par exemple devenir jardinier à la ville de Marseille. Au début des années 1970, l’emploi lié au conseil général se développe puis, dans les années 1980 et 1990, celui lié au conseil régional. Tout cela concourt au développement de l’emploi public qui n’est pas extensible pour autant. L’une des conséquences de ce double mouvement désindustrialisation-emploi public est que le nombre d’ouvriers s’effondre tandis que celui des employés se maintient. Parenthèse : quand on dit aujourd’hui Marseille, ville populaire, il faut préciser surtout ville d’employés. À ­Marseille, il y a aujourd’hui plus de cadres supérieurs que d’ouvriers alors qu’un tiers des salariés relèvent de la catégorie des employés. Dans les années 1970, le système se tient puisqu’il y a encore beaucoup de ressources à distribuer. C’est ensuite que cela se grippe. À partir de 1976-1977, il y a un écroulement de la mise en location de logements sociaux. Côté emploi, les embauches continuent jusqu’à la fin des années 1980 (alors que la ville subit une saignée démographique, passant de 908 000 habitants en 1975 à 790 000 en 1990 – NDLR), moment où la ressource s’amenuise.

Qu’est-ce qui a changé entre 1965 et la mise en place de ce système et son agonie qui semble sans fin, en 2013?

Cesare Mattina. Ce qui change fondamentalement, c’est le niveau de ressources. Moins de logements, on en a parlé. L’effondrement de la production s’accompagne également de la dégradation du parc urbain. Accorder un logement dans un ensemble de qualité devient de plus en plus difficile. Du côté des emplois publics, la généralisation des concours après la décentralisation met fin au recrutement direct. La multiplication des emplois à durée déterminée dans l’administration publique fait qu’il est difficile de proposer un emploi à vie à quelqu’un.

Les ressources d’origine (emplois, logement) s’amenuisent, mais d’autres ressources ne se développent-elles pas après la mise en œuvre de la décentralisation?

Cesare Mattina. Oui. Le rétrécissement des ressources communales s’est accompagné de la diversification des acteurs institutionnels. Donc, le volume global s’amenuise mais il ne s’épuise pas. Il se transforme. À partir de la fin des années 1990, on voit le montant des subventions aux associations augmenter fortement. Certains élus en font de la machine électorale systématique, mais le système est fragile. Il est soumis aux aléas des majorités politiques. La manne existe, mais ne suffit pas à créer des emplois dans toutes les associations qui en ont ­besoin. De plus, ce sont des ressources qui n’arrivent pas à fidéliser sur le long terme des clientèles. J’ai une définition restrictive de la relation de clientèle en politique : pour moi, cela ne peut s’inscrire que dans une relation de longue durée entre des élus et des électeurs. Lorsque l’on me parle de Samia Ghali qui a fait venir des gens par minibus pour voter, on n’est pas du tout dans la relation de clientèle. On est dans le cadre d’une machine politico-électorale performante mais qui ne fabrique pas forcément beaucoup de fidèles et d’obligés.

Dans le discours ambiant, lorsque le clientélisme est évoqué, il y a un corollaire qui vient presque automatiquement: les plus pauvres, les plus démunis.

Cesare Mattina. La thèse centrale du livre sur lequel je travaille est justement que ce ne sont pas les classes populaires qui profitent des phénomènes de redistribution clientélaire. On oublie que le système a besoin d’intermédiaires qui relèvent souvent de la classe moyenne. Des avocats, des médecins, par exemple. Mais aussi ceux que j’appelle des brokers (courtiers – NDLR) de la politique, qui prétendent détenir le vote de telle famille ou de tel réseau et qui le vendent au plus offrant. Il y a aussi ceux dont la fonction est de véhiculer la demande sociale vers les élus qui ne peuvent pas recevoir tout le monde. Le système profite plutôt à certaines franges de la classe moyenne ou des petites classes moyennes comme des salariés de la Ville et des autres collectivités locales. Regardez par exemple le nombre d’agents municipaux qui vivent dans le 9e (arrondissement recherché du sud de Marseille, dont le maire est le député UMP Guy Teissier – NDLR). Ceci dit, lorsqu’on est entré à la Ville sur piston, que l’on s’est fait allouer un logement social dans un quartier recherché, dans l’est ou le sud, que l’on a obtenu un emplacement de bateau sur le Vieux-Port, on n’est plus un prolétaire. À une époque, des personnes d’origine modeste ont pu profiter de ce système pour leur ascension sociale. Mais avec le rétrécissement des ressources et l’arrivée d’autres classes populaires, le système ne fonctionne plus puisqu’il repose sur l’inclusion d’un petit nombre et l’exclusion d’un grand nombre. ­Demandons-nous pourquoi chez les éboueurs, il n’y a que très peu d’ouvriers maghrébins ou noirs, alors qu’ils sont nombreux dans d’autres villes. Cela montre que FO continue à avoir la mainmise sur les embauches et que l’on recrute toujours dans les mêmes systèmes familiaux et clientélaires.

Les changements démographiques à Marseille, avec l’arrivée notamment en centre-ville de salariés « néo-marseillais », manifestement moins « tolérants » à l’égard du système, vont-ils conduire à des changements plus politiques?

Cesare Mattina. C’est fort possible même s’il faudrait une étude pour étayer. On peut déjà le voir à travers le positionnement politique de Patrick Mennucci qui s’est déplacé des quartiers nord au centre-ville. Au conseil régional, il a pris des délégations au tourisme et à la culture. Il fait le pari de bâtir sa base sociale sur les 1er et 7e arrondissements, avec d’un côté une fraction très populaire à laquelle s’ajoute une catégorie de salariés qui arrivent à Marseille, de l’autre des quartiers à plus hauts revenus. Il a mené sa campagne des primaires ­notamment sur le clientélisme. Il faut désormais voir la suite qu’il y donne.

Un autre acteur semble désormais intervenir dans le débat sur le clientélisme: la justice. Même si elle a fait appel, la députée socialiste Sylvie Andrieux a été condamnée à un an de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics du conseil régional à des fins clientélistes.

Cesare Mattina. C’est tout de même impressionnant ce qui a été mis en place : 75% de l’enveloppe totale de la politique de la ville était employée dans son secteur dans les quartiers nord. Sylvie Andrieux a mis en place une grosse machine électorale. Mais le procès n’a mis en lumière que la partie visible de l’iceberg. Si on insiste uniquement sur le côté moral et que l’on ne voit pas qu’il faut remettre en cause le métier d’élu politique, on n’aura rien fait avancer. Le problème de fond tient en la concentration du pouvoir aux mains d’une seule personne qui peut décider de tout. A minima, il faut instaurer des décisions collégiales. Il n’est pas interdit d’aller plus loin en instaurant des mécanismes de démocratie participative autour de l’attribution des subventions au secteur associatif.

Un Napolitain dans la cité phocéenne.

-1968. Naissance de Cesare Mattina à l’ombre du Vésuve. Mène des études 
de sciences politiques dans sa ville natale.

- 1992. Une première expérience Erasmus.

- 1995-1996. Réalise un mémoire sur le vote d’extrême droite (FN et MSI) 
à Naples et à Marseille. De l’analyse électorale, il passe à l’étude des questions 
de pouvoir dans la ville et de gouvernement urbain au travers de la problématique 
du clientélisme. Garde pour terrains d’études Naples et Marseille.

- 1998. S’installe à Marseille.

- 2003. Présente sa thèse sur la «  régulation clientélaire  » à l’IEP de Grenoble.

- 2014. Prépare un ouvrage pour les Presses de Sciences-Po sur le gouvernement urbain et le clientélisme politique à Marseille depuis Gaston Defferre.

Entretien réalisé par 
Christophe Deroubaix

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:09

Face au déferlement d'énergie soudain dont fait preuve le ministre de l'Intérieur (en a-t-il autant pour régler la situation faite à des centaines de familles Roms dans notre pays ou contre l'islamphobie récurente ?) à l'égard d'un pseudo humoriste dont les "plaisanteries nauséabondes" ne sont malheureusement pas nouvelles, nous restons quant à nous sur ce cri terrible et insoutenable

Nous vous le donnons à lire ...

 

Lettre aux spectateurs de Dieudonné 

ce jeudi 9 janvier 2014 à Nantes.

 (Si l'ambiance le rend possible, j'irai distribuer ce tract jeudi soir devant les files d'attente au Zénith, et si ce n'est pas possible, je les mettrai sur les véhicules des parkings, et si ce n'est pas non plus possible, je le lirai à haute voix, et en attendant je le mets sur internet.)

Chers spectateurs, nous ne pourrons pas rire avec vous au Zénith chez Dieudonné.

Et nous ne pourrons pas non plus demander l'interdiction du spectacle avec le ministre Manuel Valls.

Il nous est impossible de rire quand Dieudonné se moque de façon obsessionnelle de la mémoire des millions de juifs non-sionistes et anti-sionistes qui ont été assassinés méthodiquement dans les chambres à gaz hitlériennes : hommes, femmes, enfants.

Nous ne pouvons pas non plus prendre prétexte des provocations antisémites de Dieudonné pour limiter la liberté d'expression, avec ce gouvernement qui persécute par ailleurs les tziganes et les sans-papiers, et qui s'emploie à produire un immense désespoir social et éducatif qui nourrit vraiment le racisme fasciste.

Chers spectateurs, il y a plus de cent ans lors de l'affaire Dreyfus qui était un juif injustement condamné, il y a eu une grande et belle alliance, contre l'antisémitisme, entre les républicains laïcs et le mouvement ouvrier des socialistes révolutionnaires, comme Jean Jaurès, et des anarcho-syndicalistes. Cette alliance s'est retrouvée 40 ans plus tard dans la Résistance et se retrouve encore aujourd'hui. Pour qui le veut !

Bien qu'ignorée par les partis et médias dominants, notre proposition est disponible sans intermédiaire et directement appropriable par tous, chacun où il est.

La voici :

Une société de justice et de liberté, auto-organisée sans violence ni exclusions, sans privilèges et sans précarité,

·         qui mettra fin aux « crimes économiques et écologiques contre l'Humanité » par des lois efficaces contre la finance internationale,

·         qui sera fidèle aux promesses démocratiques, économiques et antiracistes de la Résistance anti-nazie, tellement trahies actuellement,

·         qui respectera les droits de tous à la dignité, à la créativité et à l'éducation, si bien que beaucoup de responsabilités publiques et politiques pourront être tirées au sort.

Réfléchissez-y par vous mêmes, loin des propagandes, des haines entretenues et des conditionnements idéologiques visant à nous diviser et à nous méfier de tous et de chacun.

Chers spectateurs de Dieudonné, prenez soin de vous, veillez sur vous. Nous vous demandons sincèrement de sortir la tête d'internet et de votre isolement devant les écrans vidéos, et de prendre cinq à six minutes pour lire à tête reposée, ces témoignages écrits qui ont été retrouvés enterrés après la guerre, dans le sol du camp d'extermination d'Auschwitz, afin que vous preniez conscience de votre responsabilité humaine, pour ne jamais oublier ce qui s'est passé et le raconter à vos enfants. Tous contact luc.douillard

Voici des scènes d'épouvante, qui nous mettent devant une double ou triple contrainte indépassable, puisqu'il est indigne de les taire, qu'il serait indécent de les raconter sans pleurer, et injuste de les réduire à l'émotion, car il faut aussi y ajouter la colère politique.

(Source : Revue d'histoire de la Shoah, n° 171, janvier-avril 2001, 421 pages, « Des voix sous la cendre » – Manuscrits des Sonderkommandos d'Auschwitz-Birkenau, Notes retrouvées du détenu témoin Lejb Langfus, texte traduit du yiddish par Maurice Pfeffer.)

LES SIX CENT JEUNES GARÇONS

« On avait amené au milieu de la journée six cent jeunes garçons juifs de douze à dix-huit ans, revêtus du costume rayé du camp, très léger et en loques, avec des chaussures ou des sabots de bois. Les enfants avaient l'air si beaux, si éclatants, si bien bâtis qu'ils rayonnaient dans leurs haillons. C'était dans la seconde moitié d'octobre 1944. Ils étaient conduits par vingt-cinq SS lourdement armés. Une fois qu'ils furent montés dans la cour, le chef du kommando leur avait ordonné : « Déshabillez-vous dans la cour ! ». Les enfants avaient aperçu la fumée de la cheminée et avaient aussitôt compris qu'on les menait à la mort. Terriblement effrayés, ils se sont mis à courir en tous sens en s'arrachant les cheveux, ne sachant comment se sauver. Beaucoup éclataient en sanglot et l'on entendait s'élever une extraordinaire lamentation. Le chef du kommando et son adjoint se sont mis à frapper sauvagement les enfants sans défense pour qu'ils se déshabillent. Quand le gourdin a finit par se briser à force de frapper, il en a pris un autre et à continué à fracasser les têtes. Le plus fort a été vainqueur. Les enfants se sont déshabillés en proie à une peur instinctive de la mort. Une fois nus et déchaussés, ils se pressaient les uns contre les autres pour se protéger des coups mais ne descendaient toujours pas [au bunker de gazage]. (…). Les voix pures des jeunes enfants devenaient au fur et à mesure de plus en plus fortes pour exhaler une profonde et amère plainte. Leurs bruyants sanglots se faisaient entendre au loin. On était complètement assourdi et envoûté par ces pleurs désespérés. Les SS assistaient à la scène avec un sourire satisfait et sans une ombre de compassion, puis avec l'orgueilleuse joie des vainqueurs, ils les poussèrent dans le bunker en les frappant brutalement. (...) » (Pages 78 et 79).

LES TROIS MILLE FEMMES NUES

« C'était au début de 1944. Il soufflait un vent froid et coupant, le ciel était couvert, la terre était complètement gelée. Le premier camion, plein à craquer de femmes et de filles nues, était arrivé au crématoire. (…) Le camion s'arrête. [On] soulève la benne [et] on bascule les corps comme on décharge un tas de gravier sur une chaussée. Celles qui gisaient devant tombent sur le sol dur, se fracassent la tête et le corps si bien qu'elles perdent la force de bouger. (…) On entend [–] des gémissements. Celles qui […] commencent à s'extraire du tas, [se] mettent debout [–], commencent à grimper (…), elles tremblent et grelottent terriblement de froid. Elles se traînent lentement jusqu'au bunker qui s'appelle « local de déshabillage » où l'on accède par un escalier comme vers une cave. (…) Elles sont depuis longtemps au camp, elles savent parfaitement que le bunker est la dernière étape vers la mort. Elles sont, pourtant, très reconnaissantes, avec des regards pitoyables et suppliants, elles remuent la tête pour exprimer leur gratitude, montrant avec les mains qu'il leur est difficile de parler. (…)

Huit jours plus tôt (…) on leur avait ordonné de se mettre toutes nues pour examiner si elles étaient en bonne santé. Après s'être déshabillées, on les avait poussées nues dans trois blocs, à raison de mille par blocs, étroitement serrées, puis enfermées pendant trois jours pleins, sans la moindre goutte d'eau, ni le moindre morceau de pain. Trois terribles journées de faim. (…).

Tout autour, de nombreuses jeunes filles se tenaient debout ou assises, têtes penchées, obstinément muettes. (…) Une mère est assise près de sa fille (…) la fillette a frissonné et a poussé un cri désespéré : « Maman ! ». Elle n'a plus rien dit. C'était ses derniers mots. (…) Des heures durant, des camions sont arrivés, qui se débarrassaient de leur masse humaine en la basculant par terre. Quand elles ont enfin été toutes rassemblées, on les a poussées dans le bunker de gazage. Les hurlements désespérés et les pleurs amers étaient effroyables, un terrible vacarme (…) des cris étouffés de toute sorte se sont entremêlés jusqu'à l'arrivée de la voiture de la Croix-Rouge [nazie] qui a mis fin à leur douleur et leur souffrance en lançant quatre boites de gaz par les quatre portillons supérieurs, aussitôt fermés hermétiquement. Dans un mystérieux silence, elles ont rendu l'âme. » (Pages 79 à 83).

AVEC LA RÉSISTANCE

« C'était vers la fin de 1943. On avait amené 164 Polonais de la région, parmi lesquels douze jeunes filles, tous membres d'une organisation secrète [de la résistance polonaise anti-nazie]. (…) Une jeune polonaise a adressé à tous les présents, déjà nus dans le bunker de gazage, un bref et ardent discours contre l'oppression et les assassins hitlériens qu'elle a terminé ainsi : « Nous n'allons pas mourir, nous serons immortalisés dans l'histoire de notre peuple. Notre initiative et notre esprit vivent et s'épanouissent. (…) À bas la barbarie, incarnée par l'Allemagne hitlérienne ! Vive la Pologne ! ». Elle s'est alors adressée aux Juifs du Sonderkommando : « Rappelez-vous que votre devoir sacré est de venger notre sang innocent. Rapportez à nos frères de Pologne que nous allons au-devant de notre sort avec une grande fierté et en pleine conscience. » Les Polonais se sont agenouillés à terre et ont récité avec ferveur une prière dans une pose impressionnante. Puis ils se sont relevés et ont chanté en choeur l'hymne national polonais. Les Juifs ont chanté la Hatikva. L'horrible destin commun a fondu ensemble dans ce petit coin maudit les accents lyriques de ces deux hymnes différents. Ils exprimaient avec une profonde et émouvante ardeur leurs ultimes sentiments et leur espoir en l'avenir glorieux de leur peuple. Puis ils ont chanté ensemble l'Internationale. Entre-temps, était arrivé la voiture de la Croix-Rouge [nazie], et l'on a injecté le gaz dans le bunker. Ils ont exhalé leur âme en plein chant et en pleine extase, en rêvant d'un monde fraternel et meilleur. » (Pages 70-71).

***

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 22:00

Et Meilleurs voeux à toutes et tous pour l'an nouveau qui sera ce que nous ferons !!!

 

 

 

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 20:40

 

Le dernier compte rendu est arrivé…

clip_image002.jpgOn nous pardonnera notre négligence bien involontaire et de bonne foi à propos de nos comptes-rendus des deux derniers conseils municipaux. Nous avons manqué de réactivité et chacun connait le proverbe « avant l’heure, ce n’est pas l’heure, après l’heure, ce n’est plus l’heure »…

Mais fier(e) comme peut l’être un(e) militant(e) de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment », l’on ne nous y reprendra pas !

 Donc tout frais, tout chaud, v’la le compte rendu nouveau du 19 décembre 2013

  1.     Co mpte rendu du Conseil  municipal du mois de novembre 2013.

Comment voter pour un compte rendu tronqué où même la coupure de micro imposée par Monsieur le Maire à une des Elues de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » ne figure pas. On ne peut que voter contre la censure.

 

  1. adhésion Natureparif:

 

Rien à dire de particulier. Faut bien surveiller la qualité de notre environnement. « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » est pour cette adhésion.

3. et 4. et 5. Affaires financières:

 A l’exception du point 5 qui mérite une intervention particulière et un vote contre, « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » n’a pas de raison de voter pour les engagements financiers de la majorité municipale.

Aussi sur le point 5 qui concerne l’Autorisation spéciale d'ouverture de crédits en section d'investissement avant le vote du budget primitif de l'exercice 2014, « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » a dit cela :

 Mr le Maire, le Conseil municipal a voté le mois dernier 1 million d'euros au titre des acquisitions foncières. Aujourd'hui, vous nous demandez d'autoriser une avance de 5 millions d'euros avant même le vote du budget de mars 2014… 

Vous nous permettrez de nous interroger sur les choix d'investissements de la majorité quand par ailleurs, on argue au sein de nos écoles que la Ville n'a un budget suffisant pour permettre des sorties scolaires sur une journée entière. Aussi, pour « Noisy Solidaire à gauche vraiment! »,  ce sera NON._0919-copie-1.jpg

 Quoiqu’en dise Monsieur le Maire ou son ministre du budget dans leurs réponses, « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » a bien compris qu’il ne fallait pas confondre investissement et frais de fonctionnement. On nous permettra quand même de penser que c’est bien parce qu’on gère les frais de fonctionnement avec une attention toute particulière concernant les excédents à réaliser dans notre bonne ville - donc que l’on sait piocher dans les poches de ses habitants avec taxes, services, etc…-, que l’on alimente la section d’investissement qui permet de mobiliser par anticipation …5 millions d’euros sur le futur budget 2014 au titre des acquisitions foncières. Donc, Monsieur le Maire ne nous prend pas en défaut…de compréhension, il noie simplement le poisson au moyen d’une suffisance pseudo technique que les Noiséens sauront traduire pour ce qu’elle est réellement. Faut le dire clair et net, un euro dans le foncier est un euro qui a été ou sera prélevé sur le fonctionnement tôt ou tard !!!

 

6. subventions à diverses associations :

 

Aucun problème pour « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » qui vote pour

 

7) Aliénation de la parcelle communale cadastrée section CE n° 28 partie pour environ 2.560 m2, sise rue de la Butte-Verte

 

Enfin, I3F va pouvoir construire 200 logements sur l’ancien terrain du gymnase Jean Guimier. Faut-dire que dès que du foncier est disponible notre bon maire se régale ! Il parait qu’il y aura du logement social. Du vrai ? _0902.jpgEn tout cas, même si l’opération précédente sur le quartier est de bonne qualité, il n’empêche que cette nouvelle opération ne remplacera pas les places de parking qui manquent autour du nouveau gymnase et qu’elle accentuera la densification d’un quartier aéré, certes, mais déjà très peuplé. Cela étant, s’il s’agit de logement, « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » ne vote pas contre. Disons que dans le doute des intentions municipales, il s’abstient.


8) Aliénation d'une partie des parcelles communales cadastrées section AH n° 626, AH n°989 et AH n°1061 sises 50-72 route de Gournay

 

Ah l’urbanisme pajoniste et épinardien, on en redemande… Abstention.

9) Autorisation de signature de l'acte authentique relatif à l'acquisition des parcelles cadastrées section AB n°968 pour 489 m2 et AB n°969 pour 419 m2 sises 13 bis, rue Marx-Dormoy

Idem, abstention…


10) Dénomination de voies et espaces publics dans le secteur "Maille Horizon Nord"

 

Abstention mais quand même fallait-il dénommer toutes les futures voies de ce quartier du nom de grands navigateurs, sans doute, de découvreurs, bien sûr mais qui ouvraient la voie à la colonisation ? Il est possible que les lycée et collège internationaux aient pu mériter mieux… d’où l’interrogation des élues de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment »   


11. Changement d'affectation de la parcelle communale et affectation à l'implantation d'un édifice de culte.

 

Sujet d’importance, « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » en est bien convaincu. Aussi sans confondre laïcité, droit de culte, loi de 1905 et les limites d’intervention d’une commune, il est patent que l’humiliation consécutive aux conditions inacceptables que subissent les noiséens de confession musulmane doit définitivement disparaitre de notre mémoire. A ce titre que la ville de Noisy le Grand ait enfin le rôle de facilitateur qu’elle aurait du avoir depuis de bien nombreuses années est une excellente nouvelle. On ne nous empêchera pas de penser que la majorité municipale actuelle a perdu beaucoup de temps pour aider au règlement de cette question légitime. Pire, il n’est pas exclu que ce temps passé ait été le résultat d’une absence de volonté municipale réelle. En tout cas, nous sommes convaincus qu’il était possible d’aller plus vite depuis longtemps et de ne pas attendre l’ouverture d’une séquence électorale dans laquelle d’aucuns – on l’a vu dès ce conseil – vont se répandre en fausse réponse, procès d’intention et débat politicien fétide… Nous noterons, de surcroit, que notre question sur la disparition du terrain de basket n’a pas reçu de réponse…

Quoiqu’il en soit, nos élus ont dit cela :

Mr le Maire, « Noisy solidaire à gauche vraiment ! » se félicite du lancement de ce projet qui n'avait que trop tardé. 

Nous nous permettons cependant de faire part de nos doutes sur la question du nombre de places. Nous espérons qu'elle a été examinée avec l'attention qu'elle mérite car il serait regrettable que la problématique de l'insuffisance des locaux soit à nouveau posée alors même que la Ville possède un foncier important.

Il ne s'agit pas pour nous d'intervenir dans le choix pragmatique que feront les représentants de la religion musulmane en fonction de la proposition qui leur est faite, mais tout simplement de s'interroger sur l'espace concédé qui déterminera la taille d'un bâtiment et sa capacité ou non d'accueillir tous les pratiquants de la ville. 

A Noisy solidaire à gauche vraiment! il nous paraît essentiel qu'un véritable dialogue entre élus et représentants de la Communauté musulmane, préside à ce projet car c'est aussi un moment important pour la laïcité. 

Dans notre ville, sur la place du marché et ailleurs, où nous respirons déjà les relents nauséabonds d'une pensée régressiste, insidieusement raciste et islamophobe, il faut rappeler que l'exercice des cultes est une liberté fondamentale garantie précisément par la Loi de 1905 et qu'entraver l'exercice du culte musulman est illégal. Qui le ferait, ne serait pas Républicain et digne d'être élu.

C'est pour cette raison que ce projet doit être mené à terme dans une concertation et une transparence qui lève toutes les défiances et, en particulier dans le cadre du bail emphytéotique, avec suffisamment de prudence pour qu'il ne puisse être remis en question comme à Marseille ou à Vannes...

Par ailleurs,  concernant le terrain de basket, nous voudrions savoir s'il sera reconstruit ailleurs dans le secteur. Merci.

12. participation à l'assainissement collectif.

Une intervention de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » à ce sujet à laquelle la réponse ne nous est pas apparu d’une grande clarté…mais peut-être n’avons-nous pas voulu comprendre…

Mr Fouchy, est-ce que vous pouvez nous apporter quelques précisions.

D'une part, pour quelle raison avez-vous choisi de mettre en place la PAC maintenant puisque sauf erreur de notre part vous avez jusqu'à 2015 pour le faire. Est-ce que cela a un rapport avec les nouveaux projets d'aménagement? Si oui,  pour la ZAC du Clos d'Ambert par exemple, il nous semble que le programme d'assainissement ne peut être que public et donc qu'il ne peut y avoir ni PAC ni PRE applicable. 

Est-ce que vous pouvez me confirmer?

 

D'autre part, il nous semble qu'il y a une augmentation par rapport à la PRE, pouvez-vous nous indiquer le pourcentage d'augmentation?

 

13. Collecteur SEDIF :

 

De la technique utile pour la vie des noiséens donc vote positif de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment »

 

14. Rythmes scolaires.

 

Un vrai sujet qui peut fâcher. Surtout quand sa majesté cumularde, le vice-président du Conseil Général et néanmoins adjoint au maire, explique le bien fondé du pourquoi et du comment à des témoins et acteurs attentifs, l’une parent d’élève, l’autre enseignante.

Il est d’ailleurs assez amusant de constater que notre bon maire, clôturant le débat, puisse dire publiquement, invalidant quasiment ainsi le propos de son adjoint, que si cela ne marche pas très bien, on ne continuera pas. Grosso modo, on l’a fait mais on n’y croit pas plus que cela …  A noter, une demande de parole de syndicalistes enseignants présents dans la salle mais refusée par le maire himself…collectif

Mais bon, cela n’empêche pas « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » de dire se ce qu’il pense utile de dire. Aussi, voici la déclaration lue en séance :

 Malgré de nombreux désaccords exprimés par les enseignants(plusieurs grèves depuis le mois de Février 2013, surtout dans les villes qui ont choisi d'appliquer la réforme dès Septembre 2013), les parents d'élèves ,les agents territoriaux, les réticences des municipalités et même selon certains sondages plus de la moitié des français qui seraient contre, le gouvernement tente de faire passer en force sa réforme des rythmes scolaires et vous nous annoncez ce soir que la ville de NLG a bouclé son projet d’organisation du temps scolaire, qu’il nous est bien sûr demandé d’approuver.

Nous devons reconnaitre qu’une concertation préalable entre les différents  partenaires concernés a été mise en place dès le mois de Septembre mais avec un résultat qui n’est pas le reflet d’un consensus sur cette question, contrairement à ce qui a été annoncé même si nous nous félicitons que le principe de la gratuité que nous prônons ait été acté.

Il est nécessaire de repenser les rythmes scolaires et donc aussi la semaine des 4 jours mais la réforme telle qu'elle est envisagée par le gouvernement est inacceptable tant par les principes qu'elle remet en cause que dans ses modalités de mise en œuvre.

_1099.jpg- Comment faire croire qu'abaisser d'1/2h par jour l'heure de sortie de l'école en ajoutant une matinée travaillée supplémentaire, c'est à dire 5 matinées de suite, réponde aux besoins chrono biologiques de l'enfant dont se targue cette réforme, si l'on peut l'appeler ainsi, que vous soutenez si ardemment. Car ce n'est pas d'une n-ième poursuite de la décentralisation ou de la déconcentration dont il s'agit mais bien du respect des besoins de l'enfant.
- Pourquoi ne pas avoir proposé le retour au samedi matin, brutalement supprimé il y a 4 ans, ce qui aurait eu pour avantage de laisser le temps de repos du mercredi pour les enfants, et le temps des réunions d'équipes pour les enseignants, de diminuer la rupture du week-end coûteuse pour les apprentissages, et de permettre de réintroduire un temps dans le fonctionnement des écoles où parents et enseignants pourraient à nouveau se rencontrer plus massivement que cela ne leur est permis aujourd'hui.

En effet, l'état se désengage et transfert des parts de plus en plus importantes de ses prérogatives aux collectivités locales sans transfert des moyens nécessaires.

Il en  découle un accroissement des inégalités territoriales et un recul des valeurs de l'école de la république.

Comme l'écrit le maire de Bagnolet dans sa lettre aux parents d'élèves de sa ville:

« L’école est la matrice de la République, elle est construite à son image, une et indivisible. S'attaquer à  l'école, remettre en cause son unicité c'est saper les bases mêmes de ce qui nous fait vivre ensemble par-delà nos différences ».

Les problèmes des  municipalités qui ont choisi d'appliquer cette réforme dès la rentrée de Septembre 2013 sont visibles: saturation des locaux, manque de personnels etc...ceci étant renforcé par le constat de nombreux directeurs d’école (420 sur 600 à paris) :

-de conditions de sécurité mal assurées

-de confusion totale pour les élèves qui ne savent plus se situer par rapport aux adultes référents et aux locaux  qui sont parfois lieux d’apprentissage et parfois lieux de loisirs

-de la confusion des finalités du scolaire et du périscolaire.

Certains maires, pourtant volontaires pour appliquer cette réforme dès Septembre 2013, viennent d’annuler cette organisation et renoncent en cours d’année à la semaine des 4 jours  dénonçant une impossibilité de mettre en œuvre une telle mesure coûteuse, source de conflits et surtout inefficace pour les enfants qui sont plus fatigués et passent beaucoup plus de temps en collectivité.

 Cette réforme, loin de lutter contre les inégalités scolaires, comme elle le prétend, les renforce.

Et quelles conséquences financières les habitants devront-ils supporter, sachant que l'estimation du coût de l'application de cette réforme pour une année entière a été évaluée à 1 million d'euros pour la ville de NLG ?

Sans augmentation des impôts noiséens ?

Parce que nous pensons que Noisy doit faire sien le principe de l'égalité républicaine, nous revendiquons comme beaucoup, qu'une telle réforme doit se penser en terme d'organisation et de financement à l'échelon national et ne pas être laisser à la charge des collectivités.

Nous sommes inquiets, monsieur le maire, quant à la mise en place de cette réforme des rythmes scolaires à Noisy le Grand et nous voterons contre la mise en place de cette réforme à NLG.

15. Subvention Ecole Cabrini.

Obligatoire mais cela n’empêche pas le désaccord ou le doute donc abstention de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment »

16. Opération coup de pouce

C’est bien pour les écoles et les bambins donc vote positif de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment »

17. Rapport délégation restauration scolaire.

Là encore, l’ami Constant s’est lâché pour expliquer la superbe vie en délégation de service public. L’a juste oublié semble-t-il, lui l’enseignant du service public national, que derrière service public, il y a aussi statut des personnels, non-lucrativité, égalité de traitement des usagers, voire même sous réserve d’une réelle volonté démocratique à améliorer, place des usagers. C’est dire combien la démonstration des vertus de la délégation au privé vu par l’adjoint aux affaires scolaires n’est pas des plus probantes. A moins que, à moins que…la concurrence libre et non faussée tourne la tête des militants socialistes depuis si longtemps qu’ils ne font plus la différence. Par contre, vive l’agenda 21, le bio et les circuits courts arrivent sur les tables de nos enfants !

Quand à « Noisy Solidaire, A gauche vraiment », ses élues ont dit cela et ne retirent rien à leur propos :

Mr le Maire, Noisy solidaire prend acte de ce rapport. 

Nous regrettons qu'une expertise avec comparaison de ce qui ce qui se fait ailleurs -en régie directe- à Saint Denis par exemple, première cantine de France pour la qualité de ses plats et de ses tarifs, n'ait pas eu lieu comme nous l'avions réclamé. 

Alors que nous demandions de reconsidérer la question du bio et des circuits courts par exemple, nous lisons qu'il y a une hausse des produits surgelés en même temps qu'une baisse des fruits et des légumes frais:  Avenance ne fait pas de la philanthropie comme on le sait et il est regrettable qu'un service public dépende des profits que peut engranger une société privée. Logo.JPG

Nous ne doutons pas que la Mairie a mené au mieux les négociations avec les limites et contraintes que peuvent entraîner ce type de contrat, mais nous déplorons qu'elle n'ait pas l'ambition de se passer d'Avenance ou de toute autre société surtout quand elle en a les moyens financiers, matériels et humains.

Mr Constant, concernant le bio, vous nous avez assuré qu'il serait dans le cahier des charges. Ou en est-on sur cette question?

18. Association puma club

Annulation d’une subvention à la demande de l’association, semble-t-il. Abstention de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment ».

19. Tarif catalogue expo "nature près de chez vous".

Nature, vous avez dit nature… Ce n’est pas un truc contre la densification urbaine sauvage ? Vote positif de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment »

20. avenant transfert délégation crèche les lutins.

La position de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment »  concernant les délégations de service public est notoire donc vote contre sans discussion.

21. Convention financement CAF

Pas de problème, une reconduction de dispositif de financement donc ok pour « Noisy Solidaire, A gauche vraiment ».

22. Nouvelle salle butte verte dénommée Stéphane Hessel.

Cette belle salle va remplacer la salle des Abeilles. Rien à dire sinon une demande de précision puisque la délibération ne mentionne pas le prêt aux partis politiques. Le maire confirme que cela sera - c’est bien noté- et annonce la venue de Mme Hessel pour l’inauguration. « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » en sera et vote pour.

23 et 24. Convention état/ANAH pour accompagnement et intervention sur les copropriétés du Pavé Neuf et sur la copropriété « les rives du lac ».

« Noisy Solidaire, A gauche vraiment » a fait la déclaration suivante et demandé une extension du dispositif :

Monsieur Le Maire,

Nous avons lu avec attention les deux points à l’ordre du jour de cette séance consacrés à l’amélioration des copropriétés du pavé neuf et plus spécifiquement celui qui va cibler la copropriété des Rives du Lac.

Nous ne pouvons que vous féliciter de ces initiatives mais nous nous interrogeons sur les possibilités pour d’autres copropriétés de la Ville de bénéficier d’un tel arsenal d’attentions et de subventions.

En effet, à l’occasion de la présentation de Maille Horizon nord, comme à d’autres réunions publiques, vous nous avez fait savoir tout le bien, pardonnez-nous l’ironie, que vous pensez des Espaces d’Abraxas, haut lieu d’insécurité noiséen selon vous, et où les habitants souffriraient de tant de maux.

Ne pensez-vous que ces trois copropriétés, Le Palacio, l’Arc et le Théâtre pourraient également bénéficier des appuis de la Ville et de l’ANAH afin d’améliorer le cadre de vie de ses habitants ?

A l’aube de l’ouverture des collèges et lycées internationaux et avec le projet de coulée verte entre la nouvelle gare routière et Maille Horizon, ne pensez-vous pas qu’il est enfin temps de mettre en valeur cette œuvre emblématique qui fait partie du patrimoine de notre ville ?DSC_7555.JPG

Si les copropriétés composant les Espaces d’Abraxas ne connaissent pas des situations aussi dramatiques que celle décrite pour Les rives du lac, c’est bien que les habitants, les bailleurs sociaux, les conseils syndicaux et les syndics font tout ce qu’ils peuvent pour que les choses n’aillent pas à vau-l’eau mais ils apprécieraient un appui comme quand ils ont pris en charge intégralement leur ravalement sans la moindre subvention ou quand ils s’occupent des mises aux normes de leurs ascenseurs.

Merci Monsieur Le Maire  de votre attention !

En revanche, il n’est pas vraiment certain que l’on ait bien entendu dans la salle des débats municipaux. Faudra peut-être remettre cela sur le métier avec les associations de locataires et de propriétaires ? « Noisy Solidaire, A gauche vraiment » a néanmoins voté pour le dispositif en cours.

25. Personnel municipal.

« Noisy Solidaire, A gauche vraiment »  vote ok 

Pas de questions sur les décisions du maire. Pas de question diverse digne de ce nom. Les élus de l’opposition peuvent aller se coucher, la majorité va boire un coup bien mérité…

Finalement, il était court ce conseil !

Merci à Patricia, Véronique, Seb, Sylvie, les autres se reconnaitront...

A la prochaine, fin janvier 2014

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:47

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                JOYEUX

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                                  NOËL !

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 18:00

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Declaration-Ensemble-18-decembre-2013---PGE-Euro-copie-1.jpg

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 16:00

On le trouve sympathique et combatif, Edouard Martin et l'annonce d'hier ne change rien à l'appréciation que l'on a du bonhomme.

Mais que va-t-il faire dans cette galère, celui qui nous dit maintenant "qu'il n'a de leçon à recevoir de personne" ?

A qui va-t-il faire croire que la machine électorale du Parti Socialiste va lui permettre d'avoir les coudées franches ?

Bien évidemment, un ancien ouvrier d'Acelor Mittal au parlement européen, c'est mieux qu'un énarque pour la connaissance de la vraie vie mais enfin, tout comme José Bové à sa manière, faudra de gros, de très gros efforts pour nous convaincre de l'efficacité de son choix...

Les faits parleront, la réalité tranchera bien au delà d'une belle gueule photogénique dont les médias raffolent !

Aussi, pour garder l'oeil vif et la mémoire alerte, on ne peut que souhaiter que le mémorandum de Syriza lui et nous rappelle que l'Europe libérale, c'est la sidérurgie française laminée, centre d'étude ou pas, et c'est aussi cela...

 

http://syrizaparis.files.wordpress.com/2013/12/la-bible-noire-du-mc3a9morandum.pdf

(en anglais)

SYRIZA-Memorandum_Page_1.jpg

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 18:30

Bientôt le printemps ! Les feuilles prennent des couleurs, même dans nos boites à lettre !

Mieux qu’en 1995, 2001 ou 2008 à la même époque, lorsque les feuilles restaient obstinément noires et blanches, les couleurs chatoyantes des comptes de campagne à venir attirent notre attention, bien que fugitive, tant cela nous importe peu et tant la méthode usée, sinon bonne pour les gogos…

Mais qui sont ces militants dévoués, certains de leur bonne farce, qui s’évertuent à nous porter à domicile la bonne parole du Parisien, édition Seine-Saint-Denis du 10 décembre 2013, édition plein de couleur comme toutes les bonne feuilles, cela va sans dire ?

Faut-dire que la couleur, c’est la classe dans la boite à lettre du pékin moyen. Ça tire l’œil. Ça le motive. Ça l’inspire, le pékin moyen, de savoir que la droite se divise à Noisy le Grand, lui qui n’était pas abonné au Parisien et à qui l’on sert à la maison la nouvelle la plus importante de l’année, la soupe électoraliste…

La droite se divise ? C’est le Parisien qui le dit, photos à l’appui et commentaire sur la condescendance du maire qui attendra janvier pour se déclarer… Quelle franche rigolade chez les bons militants dévoués qui vont distribuer anonymement et sans tarder cette publicité gratuite et colorée, comme il se doit pour une bonne feuille sans signe distinctif vieille-methode.jpg!

Quel bon coup ! Même pas besoin d’inscrire la dite publicité dans les comptes de campagne, tellement elle est anonyme, tout autant d’ailleurs que les militants dévoués, peut-être d’ailleurs rémunérés pour n’oublier personne dans notre bonne ville. On ne sait pas … Et pourquoi devrait-on le savoir ? Faut bien préserver l’anonymat !

Doit-on envisager une recherche d’ADN pour trouver les responsables de ce lâcher citadin de feuilles de couleur et pouvoir dire qui à fait quoi et qui doit quoi ?

Bon, ce n’est pas le Parisien qui va s’en plaindre. Un coup de pub comme cela, c’est rien que du bonus… Mais la droite divisée, elle en pense quoi du bon coup des farceurs abonnés à la feuille … de chou multicolore ?

Et l’on se demande dans Landernau ? Mais qui a bien pu faire cette distribution de bonnes feuilles dans notre bonne ville ? Mais à qui profite le crime de cette déforestation massive noiséenne et de l’engorgement des poubelles des immeubles qui ne profitent pas encore du tri sélectif malgré l’agenda 21 municipal ?

Mais à qui enfin ? Dites le nous, nous qui sommes rongés par l’impatience de connaitre les coupables d’une dissimulation avérée de bonnes feuilles de comptes de campagne…

Ne nous laissez pas dans l’ignorance, que diable ! Mais que fait la police municipale ? Mais à quoi sert la vidéosurveillance si elle ne nous protège pas de potentiels délinquants en col blanc, blanc comme une feuille blanche avant que l’imprimeur n’y colle la pub gratuite pour le Parisien ?  Et hop, pas de comptes de campagne électorale !

Des feuilles vertes, vertes d’espoir de porter enfin une bonne parole politique tout comme l’espoir fait vivre ? Des feuilles rares, très rares à peine chevementisées mais surement notabilisées avec le temps qui ne fait pourtant rien à l’affaire ?

Des feuilles rouges et vertes, couleur front de gauche et NPA dont les rotatives ont bien d'autre chose à publier qu’une seule pub pour le Parisien édition Seine Saint Denis ?

Des feuilles bleues marines ? Y en a dans la pub du Parisien mais pas assez ...

Des feuilles d’une droite divisée ? Déjà un peu masochiste, non ? Faut pas pousser…

Non, apparemment aucune de ces feuilles ne font l’affaire !

Alors qui ? Que reste-t-il comme couleur ? Le Rose ? Nous n’osons y croire … Quoiqu’en 1995, par exemple, les bonnes feuilles noires et blanches rosissaient d’aise à l’idée du résultat des élections municipales… Certes, l’eau a coulé sous les ponts depuis et finalement, il n’est resté que des impressions vaguement colorées mais les vraiment bonnes feuilles manquent encore à l'appel des durs de la ...feuille.

Mais alors qui ? Qui ? Qui ? Mais qui ???

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