Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pourquoi ?

Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

Bon Blog
Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

Recherche

Gardez le contact !

C'est avec un grand plaisir que nous vous accueillons sur le blog "On a le droit de voir rouge", le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" Si notre information vous convient, n'hésitez pas, afin d'être prévenu régulièrement de la parution de nouveaux articles :

à vous abonner

et à recommander ce lien à vos ami(e)s.

N'hésitez pas, enfin, à nous transmettre vos informations confirmées relatives à la vie démocratique de notre ville, celle de notre canton ... et plus largement si vous le souhaitez, pourvu que cet espace participe d'une politique alternative de gauche où chacun prend sa place, militants politiques, membres de partis ou non, syndicalistes, militants associatifs, citoyens !

Articles Récents

  • Il suffit de prendre son temps ...
    CONSEIL MUNICIPAL JEUDI 11 MARS 2021 Propos liminaire Début de conseil sous la direction du 1er Adjoint, Madame la Maire n'est pas encore arrivée... Et immédiatement l'annonce de la création d'un nouveau groupe au sein de l'hémicycle suite à l'éclatement...
  • Ils profitent de la crise sanitaire ...
    Soutenons le rassemblement du 19 janvier 2021 contre la Loi de « Transformation de la Fonction Publique » en étant nombreux devant la mairie de NoisNoisy-le-Grand 17 h. Vous trouverez ci-joint : l'appel de l'intersyndicale l'attestation de déplacement...
  • Meilleurs Voeux Solidaires ...
    Solidarités La France comptera d’ici la fin 2020 près de 10 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Alors que 20% des plus riches cumulent les deux tiers d’épargne, 20% des plus pauvres sont contraints à l’endettement. L’indécente euphorie...
  • Adresse aux noiséen-nes pour l'an 2021 ...
    Crise sanitaire et sociale : des inégalités insupportables ! La crise sanitaire a mis en évidence la situation désastreuse de nos hôpitaux : 100 000 lits supprimés en 20 ans, au plus fort de la crise sanitaire seulement 35 000 lits mobilisés pour les...
  • KDO d'une fin d'année morose ...
    Conseil Municipal Lundi 14 décembre 2020 Toujours en retransmission aux bons soins de Facebook ! A croire que la "ville intelligente" que l'on nous annonce ne l'est que par l'intermédiaire des GAFAM (acronyme des géants du Web Google, Apple, Facebook,...

Contact "Noisy Solidaire, à gauche vraiment !"

onaledroitdevoirrouge@orange.fr

20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 15:00

Vous nous direz que compte tenu de la triste actualité et de ces temps d'union "sacrée" qui font remonter les côtes dans les sondages mais pas baisser le chomage et la précarité, une enquête publique, c'est finalement assez dérisoire...

Sauf que, sauf qu'à force de s'en désintéresser, sauf qu'à force de laisser d'autres décider à notre place, sans même mettre notre grain de sel dans la machine à éloigner les citoyens des conséquences qui les concernent au premier chef, c'est bien le "vivre ensemble" que nous laissons de côté.

Bien évidemment, on peut se dire, souvent légitimement d'ailleurs, que cela ne sert à rien car de toutes façons, les élus locaux ou nationaux et les experts feront ce qu'ils veulent et que les dès sont pipés d'avance... tellement les procédures sont compliquées...

Pas certain, pas certain du tout ... et sans dire l'essentiel, c'est de participer, en tout cas, qui ne dit mot consent, donc consent à la décision bureaucratique, à défaut d'être totalement démocratique ! Or Sivens, Notre Dame des Landes, nous en passons et des meilleurs, montrent que cela n'est pas toujours vrai...

Grand Paris, Cluster, densification urbaine, engorgement de la route de Neuilly ... Non, vraiment, cela ne vous dit rien ?

On aura essayé et pour en savoir plus, il suffira de cliquer sur le lien ci-dessous.

On a le droit de voir rouge

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 17:55
Alors, qu'est-ce que l'on fait maintenant ...
Partager cet article
Repost0
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 16:03

La meilleure réponse face au chaos politique, c'est aussi de soutenir les forces de progrès grecques. Elles ouvrent un chemin !

 

En prime, une lettre de Tsipras et une pétition ...

Voir les commentaires

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 18:59

Pour continuer de réfléchir et de construire ensemble !

Merci à Marie de ce témoignage qui en dit long ...

On a le droit de voir rouge
 

Pour mes élèves de Seine-Saint-Denis

Publié le 10 janvier 2015

Lorsque j’ai appris l’attaque de Charlie Hebdo, je rentrais de l’école. Un message, puis deux, sur mon téléphone. Puis je suis restée bloquée sur les chaînes d’information pendant un long moment sans pouvoir rien faire d’autre. Je me suis mise au travail, car c’était un mercredi après-midi et que j’avais des copies à corriger. Des copies de brevet blanc, un sujet d’argumentation : « Pensez-vous que tous les élèves de France ont les mêmes chances de réussir à l’école ? ». J’ai lu, j’ai corrigé, sans être jamais loin de mon écran d’ordinateur. J’ai bu beaucoup de café. L’atmosphère était pesante. J’ai pleuré comme on pleure lorsque toutes les vannes sont ouvertes d’un coup, avec de gros sanglots, des hoquets, le visage rougi. Très vite, j’ai pensé à mes élèves, collégiens et collégiennes, de toutes les couleurs, de toutes les origines. Musulmanes et musulmans, pour beaucoup. Voici ce qui s’est passé le lendemain matin, jeudi 8 janvier, lorsque je suis arrivée au collège de Seine Saint-Denis où je travaille.

Dans la salle des professeurs, l’une de mes collègues musulmanes réprime un sanglot en nous disant que sa religion est encore salie. Dans la cour, des murmures : le sujet est sur toutes les lèvres. Je me demande comment je vais réussir à faire cours. La veille au soir, j’ai préparé un diaporama avec des caricatures de tous les pays. De l’Iranien Kianoush Ramezani. De la Tunisienne Nadia Khiari. De l’Américaine Ann Telnaes. Du Français Plantu. J’ai la boule au ventre, comme mes collègues. Que vont nous dire nos élèves ? Vont-ils vouloir en parler ? Oui, ils ont voulu en parler. Nous en avons débattu. Ils ont été intelligents, ils ont posé des questions, ils ont posé les problèmes. À huit heures, j’avais cours avec ma classe de troisième. En plein chapitre sur la dystopie, nous devions le clore par une séance sur l’étude d’un extrait de Farenheit 451 de Ray Bradbury, lu en lecture cursive pendant le mois de décembre. Nous devions parler de censure, d’autodafés, de la liberté de penser et de s’exprimer. De l’importance de lire et de comprendre. Finalement, nous avons parlé de l’actualité. Et quand l’actualité fait un aussi triste écho à un roman écrit après la Seconde Guerre mondiale, il n’y a pas que le sang du professeur qui se glace.
Je ne savais pas, donc, ce que mes élèves allaient me dire. J’ai pris un air très grave, ils ont su que j’allais leur parler des événements de la veille. L’une de mes élèves m’a dit : « Vous connaissiez quelqu’un qui est mort madame ? ». Oui, comme vous tous. Nous allons en parler.
Cette classe est d’ordinaire frémissante. Les blagues potaches fusent souvent, la parole est difficile à canaliser. Ils ont toujours quelque chose à dire, en lien ou non avec le cours. Je tape du poing sur la table, souvent, pour avoir le silence, mais ils sont rarement dupes. Ils savent que je rirai trop souvent à leurs blagues pour réellement me fâcher. Comme je l’ai souvent dit, je ne suis pas très douée pour incarner l’autorité.
Quoi qu’il en soit, ce jeudi, j’ai un silence complet lorsque je m’exprime devant eux. Un silence respectueux, attentif, plein. Voici ce que je leur ai dit.

Je veux vous parler de ce qui s’est passé hier. Je vais vous dire ce que je ressens, et après vous me direz ce que vous, vous ressentez. Je vais vous raconter deux ou trois choses personnelles, parce qu’il est vraiment important que vous compreniez que ce que je vous dis est personnel. Je vais vous dire pourquoi je suis extrêmement triste, choquée, et inquiète après ce qui s’est passé hier.
Premièrement, je suis triste parce que des innocents sont morts assassinés, et je ressens un sentiment de compassion qui est lié au fait que je suis humaine et que je ne comprends pas qu’on puisse tuer. Parmi ces personnes qui sont mortes, il y en a certaines que je ne connaissais pas personnellement, mais dont je connaissais le travail. Je ne vais pas vous raconter ma vie, mais ces morts me touchent beaucoup parce que j’ai grandi dans une maison remplie de livres et de bandes dessinées, que mon papa collectionnait quand j’étais petite. Alors vous voyez, certains de ces dessinateurs, je les ai connus dans l’enfance. Ils dessinaient dans d’autres journaux, avant que Charlie Hebdo existe, avant que je sois née, et ils étaient vraiment marrants. Ils se moquaient un peu de tout et de tout le monde. Vous savez tous que j’aime bien les blagues, alors quand des gens marrants meurent, moi ça m’embête beaucoup.
Deuxièmement, je suis triste parce que j’ai eu peur. Ma petite sœur est journaliste, et j’ai eu très peur pour elle. Elle n’est pas journaliste à Charlie Hebdo, elle travaille pour la rubrique culture d’un journal, et quand il y a eu l’attentat, ils ont fermé toutes les grilles, ils ont posté beaucoup de policiers. Quand les journaux doivent se protéger, quand on doit avoir peur pour un membre de sa famille qui est journaliste, c’est très effrayant. Vous savez tous ce qu’est la dystopie, c’est le sujet du chapitre que nous sommes en train de terminer, je trouve vraiment que ça y ressemble.
Enfin, je suis triste parce que je sais que vous allez en prendre plein la gueule. Je vous le dis parce que je trouve déjà qu’il y a beaucoup de gens qui vous montrent du doigt sans raison. Je vous le dis aussi parce que j’ai choisi d’enseigner en Seine Saint-Denis, je l’ai demandé. Je vous le dis parce que je vous vois tous les jours, je vous connais, je sais comment vous êtes, je vous aime bien. Je voudrais que tout le monde vous voie comme je vous vois, mais je sais que ce n’est pas le cas. Je suis triste et inquiète pour vous, parce que j’ai peur qu’on vous attaque parce que vous venez d’ici et parce que certains et certaines d’entre vous sont musulmans et musulmanes. Maintenant, j’aimerais que vous me disiez sincèrement ce que vous voulez dire sur ce qui s’est passé hier.

Alors ils m’ont dit ce qu’ils pensaient. Tout le monde a participé à la discussion. Voici ce qu’ils m’ont dit.
Ces gens-là, madame, c’est pas des musulmans, c’est des tarés.
C’est péché de tuer.
Ils sont cons, ils vont aller en enfer, ils ont pas droit de tuer les gens. Allah est le seul qui peut juger, on n’a pas le droit de juger.
Mais madame, si les dessinateurs étaient menacés de mort depuis longtemps, pourquoi ils ont continué ? Ils auraient dû arrêter, ils auraient été tranquilles. C’était quand même un peu abusé, ils en rajoutaient tout le temps.

Je leur ai expliqué. Je leur ai dit que je trouvais, moi aussi, que leur humour était souvent limite. Je leur ai expliqué que moi, Charlie Hebdo ne me faisait plus marrer depuis un moment. Je leur ai dit aussi qu’ils ont continué pour montrer que personne ne pouvait les empêcher de faire ce qu’ils voulaient. Quitte à ne pas être toujours subtils, quitte à ne pas toujours être marrants.
Ils m’ont demandé de regarder des dessins publiés par Charlie Hebdo. Je les ai projetés au tableau, nous les avons analysés ensemble. Celui-là il est marrant madame. Celui-là, il est vraiment bête. Celui-là, il est vraiment abusé.
Le dessin de presse, la caricature, comme les textes de satire, reposent sur la nécessité impérieuse d’une réflexion, sur une recherche de l’implicite qui s’acquiert avec le temps, avec l’esprit critique, avec la lecture. J’ai rappelé à mes élèves quelque chose que je leur dis chaque semaine, que l’intelligence est ce que nous avons de plus précieux, que c’est grâce à elle que nous pouvons comprendre non seulement les mots et les images, mais aussi ce qu’ils cachent, ce qu’ils suggèrent, ce qu’ils ne disent pas d’emblée.
Toutes et tous ont compris. Aucun ne m’a dit : « C’est bien fait », « Ils l’ont bien cherché », « Je suis bien content-e ». Aucun. Je n’ai pas eu besoin de les mener à dire quoi que ce soit. Ils l’ont dit eux-mêmes. Les enfants de Seine Saint-Denis ne sont pas des idiots.

Et moi non plus, enseignante, je ne suis pas idiote. Je ne baigne pas dans la démagogie dégueulasse dont on nous pense souvent coupables.
Je sais qu’une poignée d’élèves a refusé de faire la minute de silence, quand une grande majorité l’a respectée sans aucun problème. Curieusement – ou pas – ce sont les mêmes élèves qui, tout au long de l’année, ne respectent pas l’école ni les enseignant-e-s. Les mêmes qui viennent au collège sans leurs affaires, ne font pas leur travail, n’apprennent pas leurs leçons, perturbent le cours. Les mêmes dont les parents ne viennent pas aux réunions de remise des bulletins, les mêmes dont la famille ne répond pas au téléphone. Les mêmes dont nous peinerons à freiner la déscolarisation.
Ce n’est pas une coïncidence.
La personne que nous devenons est à la fois le fruit d’un développement personnel et celui de notre éducation, de notre milieu, de l’endroit où nous vivons. La pensée individuelle ne peut s’épanouir que lorsqu’elle trouve un terrain favorable. Lorsque le terrain est miné par le lavage de cerveau entamé dès l’enfance, par les discours radicaux de tous horizons, par des idées à l’emporte-pièces si faciles à comprendre, si binaires, la pensée personnelle libre et insoumise ne peut pas se développer et mûrir. Le fruit est pourri avant même que la fleur ne soit éclose.
Ce que je dis est simple, simpliste même, pour n’importe quelle personne sensée ayant ne serait-ce qu’effleuré une anthologie de littérature, un manuel de terminale de philosophie ou la sociologie pour les nuls.
Nous autres, enseignants dans le 93, nous échouons parfois à mener ces élèves vers d’autres idées. Nous échouons souvent à les détourner du chemin qui a été tracé pour eux par l’irresponsabilité d’un discours séduisant parce que facile à comprendre.

Il me semble de mon devoir, aujourd’hui, samedi 10 janvier 2015, de constater que nous avons face à nous une poignée de ces enfants. Et que, parmi tous nos collégiens, une immense majorité est capable d’un discours intelligent, capable d’entendre ce que nous disons, capable d’apprendre.
Il me semble de mon devoir, aussi, de faire comprendre à tous ceux qui en douteraient encore, qu’un enfant conditionné dès le berceau pourra très certainement dire des choses stupides, choquantes, révoltantes. Il est évident qu’il faut le condamner. Il est essentiel de comprendre qu’il est minoritaire. Essentiel. Indispensable. Vital. Dans toutes les ramifications de sens que peut avoir cet adjectif. Car mon but, dans ce texte un peu long – et j’espère que certaines et certains le liront jusqu’au bout – mon but, donc, est d’exprimer, ici, l’inquiétude profonde que j’ai pour la vie de nos collègues, ami-e-s, élèves, citoyen-ne-s musulman-e-s. Il est vital de dire, autant que son soutien pour ceux qui ont défendu la liberté d’expression jusqu’au bout, notre soutien à la majorité assourdie. L’Islam. Le vrai.

Lorsque je vois qu’un quotidien national, quelques jours après l’attentat contre Charlie Hebdo, part investiguer dans le 93 pour savoir comment ont réagi les élèves, je m’interroge, parce que l’odeur qui émane d’une telle démarche n’est pas très agréable à sentir.
Pourquoi le 93 ? Aucun de ces terroristes ne venait de Seine Saint-Denis. Aucun. Pourquoi le 93 ?
Pourquoi, tiens, n’allons-nous pas enquêter pour savoir les horreurs qu’ont dû proférer les collégiennes et les collégiens dont les parents votent Front National ? Pourquoi les journalistes ne sont-ils pas allés se poster devant les écoles de Béziers ? De Fréjus ? D’Hayange ? D’Hénin-Beaumont ? Pourquoi ne nous donne-t-on pas le droit de nous indigner des propos qu’ont très certainement tenus ces enfants qui, malheureusement pour eux, sont tout aussi imprégnés des idées de leurs parents et de leur milieu que la poignée d’élèves séquano-dionysiens ?
Je regrette vraiment qu’aujourd’hui les élèves du 93 soient stigmatisés, au lendemain de l’attentat terroriste, et je ne comprends pas pourquoi les médias choisissent de titrer, dans un geste racoleur qui me fout sérieusement la gerbe, « Les élèves de Seine Saint-Denis ne sont pas tous Charlie ».
Les élèves de Seine Saint-Denis n’ont surtout rien demandé. Ils aimeraient bien qu’on leur foute la paix, pour une fois, qu’on arrête de braquer les projecteurs sur eux dès qu’un bas du front islamiste vient dire ou commettre quelque chose d’effroyable.
Pas d’amalgame, dit-on.
Sauf qu’on regarde toujours du même côté quand quelque chose ne va pas. On dresse l’inconscient des lecteurs, même les plus intelligents, à créer une association d’idées entre un attentat terroriste et des gamins de Seine Saint-Denis qui ne représentent pas la majorité et qui sont conditionnés par le milieu qui les a vus naître.
Oui, il y a des connards en Seine Saint-Denis. Oui, il y en a qui sont bien contents que Charb se soit pris une balle dans la tête.
Non, tous les enfants de Seine Saint-Denis ne sont pas pour ces attentats. Non, tous les enfants de Seine Saint-Denis ne sont pas d’accord avec l’intégrisme islamiste. C’est même le contraire. Certains ont écrit spontanément des plaidoyers pour la liberté d’expression. D’autres ont eu des remarques plus intelligentes que certains adultes. D’autres ont lu « Liberté » de Paul Eluard en sanglotant.
En braquant les caméras et les dictaphones sur une poignée de crétins, on oublie l’intelligence des autres et la sienne.
Pendant ce temps-là, des Musulmans et des Musulmanes se font agresser. Des mosquées sont incendiées, taguées, injuriées.

J’écris ce texte pour mes élèves du 93, pour la communauté musulmane, pour toutes celles et tous ceux qui seront dans l’ombre d’une poignée d’abrutis obscurantistes qui n’a rien à faire d’autre que de jeter de l’encre noire sur les sourates du Coran.
Je suis solidaire avec tous celles et ceux que l’on n’entend pas.
Je suis française. Vous êtes français.

Écrit par :

Marie
Partager cet article
Repost0
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 18:26

Non, je n’irai pas marcher au nom de l’union sacré ! Celle-là même dont le refrain morbide a tué Jaurès. Non, je n’irai pas marcher en ce nom-là, même si l’horreur des attentats fascistes et antisémites me révulse.

Non, je ne marcherai pas du même pas que celui de François Hollande, de Nicolas Sarkozy, d’Angela Merkel, de Davis Cameron, de Mateo Renzi, ou du 1er ministre turc, pour ne citer que ceux-là... 

Ni même d’ailleurs du même pas que ceux de Vals et de bien d’autres responsables politiques de notre pays, de la droite populaire aux responsables du Front National en passant par ceux du PS Solférinien. Ce ne sont pas ces pas là qui m’importent. Que chacun fasse son examen de conscience, c’est peu de le dire …

Qu’ils ne comptent sur moi pour croire ou même penser, « le peuple est derrière eux », ce peuple qui morfle depuis si longtemps, crise financière après crise financière comme en témoignent Grèce et Espagne comme laboratoire grandeur réelle… Qu’ils ne comptent pas sur moi, ceux qui depuis plus de 60 ans n’ont pas su comment agir pour régler l’humiliation palestienne, ou celle des Kurdes, véritable poison qui se répand dans les esprits depuis si longtemps sous toile de fond de partage du monde que l’état de l’Irak et de la Syrie ou de la Lybie démontre aussi …

Ceux qui m’importent, ce sont les pas des centaines de milliers de personnes qui se lèvent dans le pays avec, je l’espère, une seule question en tête, en pensant aux caricaturistes assassinés, en pensant à toutes les victimes innocentes de la barbarie imbécile et suicidaire, celle de l’exigence d’en finir avec l’exclusion, la stigmatisation et la division.

Que l’on me dise pourquoi des jeunes français ont pu ou peuvent encore basculer ainsi dans une telle infamie ? Que l’on me dise pourquoi leur seul horizon serait devenu secte fasciste et guerre ? Que l’on me dise pourquoi, encore aujourd’hui, certains d’entre nous sont capables d’écrire et de défendre des scénarios de guerre civile dont le concept de « remigration » est l’expression la plus terrible, alors même que la 3 ou 4ème puissance mondiale n’a pas été capable d’assumer son passé colonial et la sale guerre d’Algérie et qu’elle laisse ainsi sa population, toute sa population, celle qui se métisse au fil de l’histoire, celle qui se mondialise par les migrations de la misère dont la méditerranée est le cimetière, jour après jour, se ghettoïser dans ces villes et ses quartiers ?

Pourquoi ne sommes-nous pas capables, alors que nos pays « dégueulent » de fric et que 1% vit sur le dos des 99 autres %, de faire exister concrètement les lendemains qui chantent d’un chômage éradiqué, d’un travail partagé, d’une promotion sociale où la couleur, l’origine ou la confession ne seraient pas synonyme de méfiance et de peur, d’échanges équilibrés respectueux d’un véritable développement durable entre nations et d’une planification écologique qui donne le monde à voir en vert d’espérance ?

Non mais, dites-moi pourquoi cela ne serait-il pas possible plutôt qu’une prétendue guerre de civilisation qui n’est que l’expression de la misère et de l’ignorance dans lesquelles sont maintenus de trop nombreux pays ?

C’est pour cela que j’irai marcher… Non pas pour un drapeau, le mien pas plus qu’un autre, ni pour un hymne national ! J’irai marcher avec le peuple qui vit en France avec l’espoir chevillé au corps qu’il marche pour l’avenir et non pas pour le repli sur soi et la désignation de l’ennemi de demain. Charb, Wolinski, Cabu, Tignous et Honoré auraient su le dessiner, j'en suis certain …

Etienne Doussain

Citoyen du monde

 

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 18:55
Contre le fascisme, ses assassins, garder l'humour ...
Partager cet article
Repost0
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 14:56

Hommage à toutes les victimes de la barbarie et de la connerie sans fond ...

Aujourd'hui, nous sommes en deuil de celles et ceux qui savaient nous faire sourire, rire, grincer, peut-être, de la dureté et de la bétise du monde des hommes !

Pour tous ceux de Charlie Hebdo, pour toutes les victimes de l'horreur ...

La connerie et l'ignorance tuent ...
La connerie et l'ignorance tuent ...
La connerie et l'ignorance tuent ...
La connerie et l'ignorance tuent ...
Partager cet article
Repost0
31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 23:58
Meilleurs Vœux 2015

Les bonnes nouvelles viendront du sud de l'Europe avec Siryza et Podémos ... Nous sommes tous des Espagnols et des Grecs ...

Meilleurs Voeux à eux, Meilleurs voeux à nous !

Meilleurs Vœux 2015
Partager cet article
Repost0
26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 20:00

Notre pays est en guerre sur plusieurs fronts (Mali, Centrafrique, Irak, Syrie) et le Pape en parle aussi Place Saint Pierre ... On allait pas le laisser tout seul !!! Par contre, bonne nouvelle, le prix de l'essence baisse... tout va bien, sauf le chomage et la précarité, finalement...

Coûts opération Serval

http://www.rfi.fr/afrique/20130123-cout-guerre-mali-operation-militaire-serval-gazelle-tigre/

Guerre au Mali: combien ça coûte ?

http://www.rfi.fr/afrique/20130123-cout-guerre-mali-operation-militaire-serval-gazelle-tigre/

Centrafrique: combien coûte l'intervention de la France?

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-combien-coute-l-intervention-de-la-france_1305660.html

Mali, Centrafrique, Irak : un coût de plus d'un milliard d'euros ?

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140919.OBS9748/mali-centrafrique-irak-un-cout-de-plus-d-un-milliard-d-euros.html

Mali, Centrafrique : des interventions militaires qui ont déjà coûté 1,2 milliard d'euros en 2014

http://www.politique.net/2014080801-mali-centrafrique-cout-des-opex.htm

De l'Irak au Mali, le casse-tête budgétaire de l'armée française

http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0203771125686-de-lirak-au-mali-le-casse-tete-budgetaire-de-larmee-francaise-1045510.php

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 14:52

Après les députés, les sénateurs ....  Cliquez sur le lien et envoyez votre lettre

Le Sénat doit se prononcer sur un texte dans le même sens le 11 décembre. Nous vous invitons à envoyer aux sénateurs la nouvelle cyber-petition pour leur faire part de notre volonté de voir enfin appliquer le droit international et les résolutions de l'ONU, qui avait instauré depuis déjà 66 ans un plan de partage de la Palestine avec la création de deux états.
> Depuis, de nombreux textes et plans de paix ont confirmé cette solution à deux états sur la base des frontières de 1967 avec un statut particulier pour Jérusalem qui serait la capitale des deux états. Actuellement des débats ont lieu à ce sujet dans les instances de l'Union européenne. Une prise de position de la France serait un signe positif pour tous nos partenaires et un pas important vers un processus de paix qui aboutisse enfin à une paix durable et juste dans la region.

> Merci à vous de prendre une minute pour ce geste citoyen en faveur de la paix.

Partager cet article
Repost0