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Pourquoi ?

Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

Bon Blog
Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 11:08

Le 7 Novembre 2006,

Communiqué de presse

JEAN PIERRE CHEVENEMENT TOURNE LE DOS A L’ESPOIR SUSCITE PAR LA VICTOIRE DU 29 MAI

Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle dans l’esprit et la forme de la constitution de la Vème République : un homme providentiel fait don de sa personne à la France !

Alors que la crise de régime est patente et qu’un nombre croissant de nos concitoyens réclame une refondation démocratique de la République, le président d’honneur du MRC prend encore pour des habits neufs les oripeaux de 1958. Pourtant, les limites de l'action des gouvernements de gauche, dont il fut plusieurs fois ministre, enseignent une leçon incontestable à qui ne veut pas répéter les erreurs du passé : il n’est ni transformation sociale durable, ni citoyenneté active possible dans l’actuel cadre institutionnel. Refonder la République en asseyant la souveraineté populaire sur l’Assemblée Nationale est l’une des tâches centrales que la gauche doit assumer si elle veut répondre à la volonté de changement majoritaire dans le pays.

Durant la campagne pour le Non au « traité constitutionnel » de l’UE, le Mouvement Républicain et Citoyen a intégré les centaines de comités unitaires du Non de gauche qui ont grandement contribué à la victoire du 29 mai. Que n’a-t-il persévéré dans cette voie ! Car il est une autre leçon, tout aussi incontournable : l’union fait la force et seul le rassemblement de la gauche anti-libérale peut permettre à celle-ci d’offrir une alternative au peuple français.

En choisissant de faire cavalier seul, Jean-Pierre Chevènement tourne le dos à l’espoir suscité chez des millions d’électeurs de gauche par la victoire du 29 mai. Quant à nous, républicains de gauche appartenant au Mars et à la Gauche Républicaine, nous ne confondons pas le combat collectif et l’aventure individuelle. C’est au sein du Collectif de la gauche antilibérale pour des candidatures uniques en 2007 que nous ferons entendre notre voix. Et cette fois, avec la ferme espérance de gagner à gauche

Eric COQUEREL

Président du Mouvement pour une Alternative républicaine et Sociale

Pierre CARASSUS

Secrétaire Général de la Gauche Républicaine

1/1

44 Rue Coriolis 75012 PARIS Tel : 01 60 68 07 77

Site internet : http://www.lagaucherepublicaine.org/

Courriel : contact@lagaucherepublicaine.org

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 10:55

SUD

www.solidaires.org

contact@solidaires.org

18 novembre 2006 :

RETRAIT DU PROJET DE LOI

« PREVENTION DE LA DELINQUANCE »

Le projet de loi, dit de « prévention de la délinquance » a été adopté en première lecture par les Sénateurs. Ces derniers ont renforcé la philosophie répressive du texte. Celui-ci va donc être soumis à la réflexion des députés dès la fin du mois de novembre. Déjà, le 10 octobre, plus de 12000 personnes ont proclamé le rejet de ce texte liberticide. Cette mobilisation a surpris les plus sceptiques et milite pour un élargissement de l’action. C’est donc une véritable campagne de résistance au contrôle social qui s’engage.

Depuis trois ans, des professionnels de la santé, du social, de l’éducatif se battent contre des projets et textes de loi organisant criminalisation et fichage des personnes.

Au nom de la sécurité publique , le gouvernement complète ses attaques c o n t re les libertés individuelles et collectives.

Ce n’est pas simplement une loi qui est proposée, mais un véritable projet politique de société, accompagnant la libéralisation sauvage de l’économie, l’exclusion et l’augmentation de la pauvreté qui en découle.

Quelques éléments du projet :

UN SHÉRIF- MAIRE AUX NOUVEAUX POUVOIRS

Le Maire devient « coordonnateur et animateur de la prévention de la délinquance » avec de nouveaux pouvoirs administratifs et judiciaires:

- En lien avec la CAF il exerce un suivi d’utilisation des prestations sociales

- Il peut saisir un Juge pour Enfants pour une mesure de tutelle aux prestations familiales

- En cas de manquement éducatif, il peut mettre en place un « accompagnement parental » en lien avec le Conseil Général pour différentes mesures pouvant aller jusqu’à un stage de responsabilité familiale au frais des parents.

Le contenu donne l’idée de ce qu’est une bonne éducation.

- Rappel à l’ordre avec petite condamnation à des travaux d’intérêt collectif pour les fauteurs de trouble dans la commune.

- Hospitalisation d’office de 72h, y compris sans avis médical en hôpital psychiatrique.

Stigmatisation des familles en difficultés

- Mise en place d’un Conseil des Droits et des Devoirs des Familles qui entend les familles sur leurs difficultés. Toutes les réunions sont répertoriées dans un fichier municipal.

FICHAGE GÉNÉRALISÉ PAR LA MAIRIE

- fichier du Conseil des Droits et Devoirs des Familles

- fichier du versement des prestations familiales (transmis par la CAF)

- fichier des enfants scolarisés avec signalement des absences et avertissements (transmis par l’Inspection Académique)

- fichier des personnes hospitalisées d’office.

Ce fichier est regroupé nationalement

CRIMINALISATION DE LA PSYCHIATRIE

- Amalgame difficultés psychiques, maladie mentale et délinquance.

- Obligation d’information du Maire des sorties d’essai qu’il peut refuser et des fugues

OBLIGATION DE DÉNONCIATION DES PERSONNES EN DIFFICULTÉS

En cas de « difficultés sociales, éducatives et matérielles », tout professionnel doit « informer le Maire » et « [lui] révéler les informations confidentielles nécessaires à l’exercice de ses compétences ».

DURCISSEMENT DE LA JUSTICE DES MINEURS

- Placement d’enfants de 10 ans

- Contrôle judiciaire et donc possibilité d’incarcération pour des enfants de 13 ans

- «Immersion dans le monde du travail» - mise au travail sans rémunération – dés 13 ans

- assimilation à la justice des majeurs (présentation immédiate, composition pénale). Ce dernier point est illustré par les propos des différents ministres à l’issue des derniers événements.

DANS LE MONDE DU TRAVAIL

- Le procureur peut déclencher à tout moment un contrôle sanguin, une perquisition s’il y a un soupçon de prise d’alcool ou substance toxique dans les entreprises de transport. Cela peut être suivie d’une interdiction professionnelle.

- La vidéosurveillance et les fichiers contrôlant « la façon de servir » pleuvent dans tous les secteurs sous couvert de meilleure organisation du travail, de sécurité…..

Ce texte, avec sa philosophie sécuritaire jette les bases d’un contrôle et d’une suspicion généralisés. Nous sommes toutes et tous concernés.

Ce projet de loi ne doit pas être voté. Il est trop dangereux pour nos libertés. Nous devons refuser la mise en place d’un casier social.

MANIFESTATION à PARIS

(et en régions pour les plus éloignées)

Nous sommes partie prenante de l’appel du Collectif National Unitaire

Dans l’unité, construisons un mouvement citoyen pour exiger le retrait du projet de loi.

A ceux qui décident de notre avenir, nous ferons comprendre que de cette société là, nous n’en voulons pas.

Ensemble, nous devons porter le projet de solidarité et des droits fondamentaux au-delà de cette mobilisation. Nous résisterons !

Paris, le 7 novembre 2006

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 00:12

 C’est fou ce que le temps passe vite !

En 1995, déjà 11 ans, une nouvelle majorité prenait en charge les affaires de la ville de Noisy… Le temps du bilan approche. Il sera important, nuancé et témoignera aussi, sans aucun doute, des débats entre les partis qui composent la majorité, depuis plusieurs mois, et bien sûr, avec l’opposition municipale de droite comme de gauche.

Une chose est certaine : le débat, fût-il vif, est une nécessité démocratique qu’il faut soutenir, élargir autant que possible et plus encore.

Soutenir et élargir, c’est s’efforcer de développer les espaces démocratiques indispensables, y compris de nouveaux, ceux qui permettent la rencontre permanente avec le plus grand nombre des acteurs de la vie municipale. Rencontre qui permet de construire « du vivre ensemble », les relations sociales qui font la qualité de ce dernier et qui autorise, chacun, chacune, à se sentir légitimement propriétaire d’un avenir commun.

La dynamique des projets municipaux est à ce prix, sous risque de n’être que des constructions plaquées sur le quotidien de la population, constructions périlleuses parce qu’elles éloignent le citoyen de ceux qui le représentent. Pire, car pouvant accentuer abstentionnisme et désintérêt pour les affaires publiques.

Le débat sur l’aménagement urbain en est une preuve évidente. Sur la sécurité, la vidéosurveillance et la police municipale, pas moins. Sur la santé, une autre avec le devenir du centre municipal et de la clinique privée. 

Idem, pour le logement social, dont la réalité nationale nous rattrapera, sans que la bonne foi des uns et des autres ne soit en cause mais simplement parce que Noisy fait partie de cette réalité.

Elus et citoyens, prenez connaissance du rapport 2006 de la Fondation Abbé Pierre sur le logement ! Les termes de cette dramatique question sont posés crûment et montrent que les effets d’annonce ne règlent rien. Au contraire !

Octobre 2006

 

Pour les Elus Communistes     

Etienne DOUSSAIN

 

 

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 18:31

Banlieues :

Qui joue avec le feu ?

A Marseille, une jeune étudiante, gravement brûlée lors d'une attaque de bus, est entre la vie et la mort. Il s'agit d'un acte délibéré de violence criminelle, inqualifiable, inexcusable. Ses auteurs, comme ceux de tous les actes de cette nature, doivent être poursuivis et condamnés.

Qui se cache derrière les cagoules?

 

Il faut aller jusqu'au bout. Il faut chercher, arrêter et punir les coupables de ces faits intolérables. Il faut trouver qui se cache derrière les cagoules. Et qui inspire ou manipule ces criminels. Aucune hypothèse ne doit être à priori écartée. Car enfin, il est pour le moins étrange qu'au même moment, dans plusieurs endroits, des gens opèrent exactement de la même façon, usant des mêmes méthodes. Rien à voir ici avec des coups de colère. On a assisté ces derniers jours à de véritables opérations commandos cherchant non plus seulement à détruire mais à tuer. Alors, la question qui se pose inévitablement est bien : qui organise? qui tire les ficelles?

A quoi joue le gouvernement?

Le ministre de l'Intérieur fait des effets de muscles, insulte la jeunesse, stigmatise les populations des quartiers et provoque.  Mais sa politique d'escalade de la violence est un échec total. Un an après les émeutes ? de l'automne 2005, aucun problème n'est réglé. Et surtout pas celui de la sécurité. Tout a empiré.

Mais n'est-ce pas ce que cherchent de Villepin et Sarkozy? Ne sont-ils pas en train d'essayer de nous rejouer le scénario de 2002, où la sécurité avait dominé les présidentielles, occultant tous les autres enjeux sociaux et économiques?

Sécurité : aux grands maux, les grands remèdes 

 

 S'attaquer aux problèmes de fond 

On parle des problèmes des banlieues comme s'il s'agissait d'un monde à part. Ce n'est pas vrai. Ce qui se passe en banlieue, et dans certains quartiers de nos villes, c'est que, depuis 30 ans, on y laisse s'accumuler tous les problèmes. On les y rejette. On les y concentre. Et on les laisse sans solutions.

Alors que l'échec scolaire est véritable enjeu national, il se traduit en banlieue par une exclusion massive des jeunes des circuits de formation. Alors que l'emploi taraude tout le pays, il prend en banlieue les proportions d'un chômage de masse. Alors que la crise du logement est partout sensible, elle constitue en banlieue un drame insupportable. Alors que l'insuffisance du pouvoir d'achat limite les moyens du plus grand nombre, il engendre en banlieue une explosion de misère et nourrit une pauvreté endémique.

A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels

 

On ne règlera rien durablement si on ne s'attaque pas à ces problèmes. Et précisément parce que la crise des quartiers a pris des proportions exceptionnelles, c'est un effort exceptionnel que les pouvoirs publics doivent fournir. Il faut rattraper le retard, ces décennies d'abandon, impardonnable, dont souffrent les banlieues.

Il faut avoir le courage politique de concentrer dans les quartiers défavorisés des moyens considérables pour l'école, le logement, la santé, les services publics. Sur chaque enjeu, il faut mobiliser des forces d'une ampleur exceptionnelle, un vrai plan d'urgence. Certains parlent de Grenelle, de plan Marshall des banlieues. Peu importe les mots. Ce qu'il faut, enfin, ce sont des actes.

 Cesser de jouer avec la sécurité

 

 Vivre en sécurité est un droit. La question doit cesser d?être utilisée à des fins politiciennes.

A chaque acte de violence, Sarkozy hausse le menton et annonce l'arrivée de deux compagnies supplémentaires de CRS. Il se fiche de nous. Le problème n'est pas de balader les forces de police d'un endroit à l'autre. Il faut augmenter les moyens de la justice et de la police, et surtout, les affecter à des missions qui apportent de vraies solutions.

 Développer la police de proximité, plus proche des habitants, plus citoyenne, plus efficace. Donner la priorité aux politiques de prévention, notamment par le développement des moyens humains de l'action sociale, de l'activité des associations. Mettre beaucoup plus d'adultes dans les établissements scolaires. Assurer l'accompagnement des jeunes hors de l'École. Aider les familles au lieu de les stigmatiser.

Ce qu'il faut, pour la sécurité comme pour le reste, c'est se donner vraiment les moyens nécessaires.

 

 Parti Communiste Français  novembre 2006

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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 17:41

Parti Communiste Français

Il y a 8 jours, dimanche 24 septembre, de 400 à 500 personnes manifestaient dans les rues du centre ville de Noisy le Grand.

Des Bas Heurts aux Richardets, des Yvris, de la Butte Verte au Centre Ville, plusieurs centaines de Noiséens ont voulu, à l’appel d’associations de défense du cadre de vie, associations autonomes et responsables, exprimer leur inquiétude et leur colère.

 Le thème de cette colère et de cette inquiétude ? l’urbanisme galopant de Noisy le Grand et la démocratie…

Que plusieurs responsables de formations politiques différentes participent à cette marche alors que, par ailleurs, leurs divergences et leurs désaccords majeurs sur de nombreux sujets d’actualité et d’avenir sont bien connus, quoi de plus normal quand la difficile question de « construire la ville sur la ville » ne fait pas l’objet d’un débat de fond mais bien plus de décisions unilatérales sans réelle concertation, sans la moindre tentative de démocratie participative, de surcroît.

Il n’y avait pas de manipulation politicienne dans les cris de mécontentement qui ont retenti dans le centre ville à l’occasion de cette marche de protestation. Beaucoup de gens de gauche, dont des sympathisants communistes, socialistes et verts, dans la rue, ce jour là. Trop facile d’imputer tout cela à la droite noiséenne, UMP ou UDF.

 

 Il n’y a pas de manipulation politicienne lorsque les communistes de Noisy le Grand expriment leur perplexité et leur refus d’une densification de la ville en affirmant que la Ville Nouvelle de Marne la Vallée et plusieurs de ses quartiers sont de bons contre-exemples d’une densification qui n’a pas réussi. Que Noisy le Grand connaît bien le sujet et que les habitants du Pavé Neuf, du Champy ou de la Butte Verte sont bien placés pour dire leurs difficultés quotidiennes d’habitat, de transport, d’emploi ou de sécurité. Qu’il faut, à peine 20 ans après, repenser ces mêmes quartiers, la crise économique et sociale ayant frappée durement la population comme partout !

Et, qu’à l’évidence, il ne faut pas tromper les noiséens sur la question douloureuse du logement social.

Oui, il faut encore du logement social dans notre ville et du vrai… qui réponde, non seulement aux besoins déjà exprimés, plus de 1500 demandes en attente, mais aussi aux plus démunis, aux salariés précaires, aux petits et moyens salaires, aux mères ou pères isolés, à la jeunesse, aux sans domiciles fixes.

Ø      A qui va-t-on faire croire que l’accession à la propriété, fusse-t-elle à taux zéro, va permettre à ces derniers de se loger ?

 Ø      A qui va-t-on faire croire que le logement social envisagé sur les Bas Heurts, celui du centre ville, actuel et futur, répond sérieusement à cette préoccupation grandissante ?

 Ø      Alors que le 1% patronal a été dépouillé de ses moyens au fil des gouvernements successifs ?

 Ø      Alors que les offices publics HLM sont en très grande difficulté, qu’ils ne peuvent plus assumer correctement leur mission ?

 Ø      Que l’épargne populaire, dont c’était aussi la fonction, ne vient plus abonder dans de bonnes conditions les programmes de logement sociaux ?

 Ø      Que les bailleurs sociaux privés ou publics, dans notre ville comme d’autres, n’hésitent pas à demander aux parents de se porter garants pendant 10 ans pour un jeune couple qui a la chance  d’obtenir un logement HLM même si les deux conjoints sont fonctionnaires territoriaux ?

 Ø      Que les loyers sont de plus en plus élevés et que les APL ou allocations logement ne suivent pas ?

 Ø      Que la spéculation va bon train comme en témoigne les prix des loyers à Noisy le Grand notamment ?

 Et que l’on ne nous dise pas «  c’est bien, ça prouve que l’image de la ville a changé et qu’elle est attractive » C’est faux puisque le problème est général en France même si la flambée des prix à Noisy est inquiétante.

Soyons sérieux, la question du logement est trop grave pour une manipulation de bas étage, c’est le moins que l’on puisse dire, ou pour satisfaire l’ego des élus du moment, légitimes le temps d’une élection !

Pour autant, ce besoin général et urgent en logement doit-il obligatoirement passer par une densification à outrance, partout où une friche devient disponible ou que l’on organise sa disponibilité à renfort de ZAC, d’acquisitions foncières puis de démolitions de maisons viables alors que l’enquête publique n’a pas eu lieu ?

 Nous ne le pensons pas.

Nous sommes convaincus que la crise du logement peut aussi être résolue en exigeant des solutions architecturales de qualité, un maillage qui respecte les quartiers et leurs habitants et en repensant la ville dans la durée, avec les paramètres indispensables d’une urbanisation nécessaire, transport en commun en particulier, voirie et stationnement en conséquence mais …. aussi en associant le plus étroitement possible la population à la réflexion puis à la création des nouveaux immeubles indispensables ou évolution des quartiers !

Ce ne sera pas le cas pour la ZAC des Bas Heurts si le projet est accepté, ZAC qui reproduira la même logique que celle de la ville nouvelle bien connue de toutes et tous. Ce ne sera pas le cas à la Butte Verte, quartier déjà dense s’il en est ! Ce ne sera pas le cas en centre ville.

Ensemble, on peut faire mieux !

                                                             Noisy, le 30 septembre 2006

                                                             La section du PCF Noisy le Grand

  

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27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 14:55

Etienne DOUSSAIN                                                                         

 

Adjoint au Maire

 

Président du Groupe des Elus Communistes

 

..................................

93160 Noisy le Grand               M. Michel PAJON

                                                  Député – Maire

                                                  Hôtel de Ville

                                                  93160 Noisy le Grand

                                                 

                                                  Noisy, le 27 septembre 2006

 

Monsieur le Député – Maire,

 

En tant que citoyen de votre circonscription et élu de la ville de Noisy le Grand,  je vous demande de déposer une demande de création d'enquête parlementaire concernant l'ensemble du processus de régularisation des familles « sans-papiers » par la circulaire du 13 juin 2006.

 

Il semble évident que ce processus de régularisation a été entaché de nombreux dysfonctionnements et d’injustices qui se sont traduits par :

 

·           de nombreuses disparités dans les conditions d'accueil en préfecture,

 

·           dans les différences, selon les administrations, des pièces et documents à produire,

 

·           des variations importantes dans l'interprétation des critères de régularisation posés par la circulaire,

 

·           des refus injustifiés d'enregistrement ou d'instruction de certaines demandes

 

·           et, enfin, des iniquités dans le traitement de ces demandes selon la date de dépôt du dossier ou l’appréciation des situations.

 

Les citoyens et associations, présents auprès des étrangers lors de leurs démarches auprès des préfectures, en ont été, trop souvent, les témoins.

 

La presse s'est d’ailleurs faite l'écho de ces dysfonctionnements ces dernières semaines et la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) a estimé nécessaire de rappeler à Monsieur SARKOZY, Ministre de l’Intérieur et Ministre d’Etat, le caractère ambiguë et discriminant de certains critères.

 

J'ai moi-même été témoin concrètement, au moins par deux fois à ce jour, du traitement, pour le moins discutable, du dossier de noiséens, une étudiante et un couple atteint de handicap avec un enfant en bas âge. Plusieurs situations préoccupantes, à Noisy, ont été portées à ma connaissance.

 

Comme les nombreux citoyens et associations qui se sont mobilisés pour être présents auprès des étrangers, je pense que :

 

   Que dans des situations identiques, certaines familles ont été régularisées et d'autres pas, sans qu'il n'existe aucune justification possible à de telles différences de traitement.

 

   Que des personnes répondant aux critères de la circulaire ont cependant été déboutées de manière totalement arbitraire.

 

   Que nombre de rejets ont été prononcés sans examen approfondi des dossiers déposés parce que le quota du nombre de régularisation fixé par le ministère de l'intérieur avait été atteint.

 

En effet, Monsieur Nicolas SARKOZY a annoncé le 18 septembre que "le chiffre exact" et "final" des étrangers qui ont été "régularisés au titre de la circulaire du 13 juin 2006 était de 6.924 personnes". 

 

Or, dès le lendemain, certains préfets annonçaient à la presse locale ne pas avoir terminer l'instruction de toutes les demandes.

 

Après avoir suscité un grand espoir chez les familles et les jeunes concernés, cette procédure de régularisation provoque un lourd sentiment d’injustice et de tromperie.

 

Combien de drames humains sont à venir ?

 

J'estime donc que l’extrême brièveté des délais, le flou et l’imprécision des critères de la circulaire et l'arbitraire de son application ont transformé celle-ci en une véritable loterie, puis en piège pour des milliers de familles dont Monsieur le Ministre de l'Intérieur annonce maintenant l'éloignement imminent, rompant à mon sens, une grande tradition républicaine d’accueil.

 

Pour toutes ces raisons, même dans l’hypothèse où vous ne partageriez pas nécessairement mon sentiment, je vous demande en votre qualité de représentant de la République d'exiger la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire afin de faire la lumière sur les conditions exactes dans lesquelles s'est déroulé le traitement des demandes de régularisation.

 

Je crois que vous aurez à cœur, comme beaucoup d’entre nous, d’agir en ce sens, en particulier en ce moment où chacun sait que de nombreuses personnes, qui devaient être touchées par ce processus de régularisation, sont concernées par la trop tardive reconnaissance du sang versé par leurs aînés pour la nation française. Reconnaissance qui amène Monsieur le Président de la République a souhaité réparation de ce scandale d’Etat.

 

Vous aurez à cœur, de surcroît, de faire cesser la honte de cette véritable chasse aux « sans papiers », y compris celle des enfants scolarisés, comme nous avons pu le voir tristement à Aubervilliers, hier encore.

 

En l'attente de votre réponse et vous en remerciant par avance, je vous prie, Monsieur le Député – Maire, de croire à ma considération.  

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 17:42

Mesdames, Messieurs, Monsieur le Député-maire,

 Le plan local d’urbanisme, voila un sujet d’importance qui ne peut que déclencher  passions, inquiétudes et … véritables questions de fond.

 Passions légitimes car Noisy le Grand, depuis plus de 30 ans, est passée sous le joug du schéma directeur des villes nouvelles qui a fait de notre commune un maillon d’une politique d’urbanisation massive, urbanisation massive dont on touche quotidiennement les limites concrètes, aujourd’hui, la crise ayant durablement modifié les espérances, y compris celles que voulaient incarner les réussites architecturales du moment.

 Comment, en effet, ne pas se rappeler l’intervention de grands créateurs au Pavé Neuf, au Mont d’Est avec le Palacio ou encore à la Noiseraie I, par exemple. Et pourtant, 30 ans après, vit-on toujours bien dans ces quartiers ?

 Inquiétudes car, après l’impact « Epa Marne », instrument d’une politique d’Etat inachevée, s’imposant aux communes, sans choix pour ces dernières, les erreurs d’hier pourraient être celles de demain ?

 Inquiétudes car l’urbanisation galopante, avec en toile de fond des besoins massifs en logement non satisfaits sur tout le territoire national, particulièrement en Ile de France et une spéculation effrénée, pourrait justifier une logique de densification qui peut et doit être discutée tant cette logique suppose des solutions complémentaires et indispensables qui traitent de la problématique du transport en commun, du réseau routier, du traitement de l’eau, des ordures ménagères, des équipements publics de proximité, bref du cadre de vie sans que ce dernier puisse être circonscrit à notre seule ville.

 De vraies questions avec au premier chef l’emploi et son corollaire la formation incluant écoles, collèges, lycées, université ; emploi qui taraude lorsqu’il est perdu, précaire ou absent, qui taraude en les dégradant, au quotidien, les conditions de vie des gens même dans la « plus belle ville du monde ».

 Comment pourrait-on passer sous silence cette question difficile et douloureuse que de trop nombreuses personnes, à Noisy comme ailleurs, affrontent jour après jour. 

 De vraies questions, encore, autour du processus démocratique d’élaboration du Plan local d’urbanisme. Le Plu est-il le miroir d’un futur programme électoral ou doit-il témoigner de la capacité des élus, au sens républicain du terme, de savoir partager et construire une réflexion avec le plus grand nombre pour dessiner la ville de demain dans son environnement local, départemental et régional ?

 Pour les Elus Communistes, le Plu et sa déclinaison par le PADD, le projet d’Aménagement et de Développement Durable, sont des enjeux essentiels du Noisy le Grand de ce lendemain que nous voulons tous le meilleur.

 A ce titre, aucun d’entre nous, élus, militants associatifs ou simples citoyens, ne peut rester indifférent devant les stratégies implicites qui se dégagent des documents publics soumis, à ce jour, à la concertation réglementaire.

 Pourquoi ne pas consulter les associations ? Comment sera prise en compte la parole des habitants ?

 En raison de ces enjeux essentiels, faut-il, d’ailleurs, aller aussi vite ? Les délais semblent, c’est le moins que l’on puisse dire, courts et peuvent laisser à penser qu’il faut se contenter du minimum syndical, excusez moi… c’est une déformation peut-être, sur un sujet qui engage la ville, pourtant, sur les 20 prochaines années.

 Comment pourrions nous prendre, collectivement, la responsabilité d’imposer un mode d’urbanisation, de développement économique en les fixant « dans le marbre » parce que, nous les élus du moment, nous pourrions penser, avec des nombreuses nuances certes entre nous, que ce sont les meilleurs ?  

 Au-delà du minimum réglementaire, le PADD mérite mieux en terme de consultation, n’hésitons pas sur les mots, populaire.

 Je sais bien que l’enquête publique permettra de prolonger l’intervention de chacun après les trois réunions publiques qui ont été tenues avec un succès très relatif.

 Comment ne pas souhaiter, à mon avis, que la consultation soit amplifiée, tant la perspective tracée peut être motif de controverse ou de contradictions argumentées qu’il faut prendre en compte.

 La légitimité des élus est une chose, l’avenir d’une ville de plus de 60 000 habitants mérite de poser tranquillement les termes du débat en prenant le temps de faire fructifier ce dernier.

 Il n’est pas certain, en effet, que la ville de demain, que nous ferons vivre ensemble, sera celle que le diagnostic posé et les projets évoqués dans le document mis à disposition des Noiséens laissent entrevoir.

 Il y a là des choix politiques, certes, mais il y là, bien plus, du « vivre ensemble » qui nécessite co-élaboration du plus grand nombre.

 C’est un premier point de débat. Sommes nous à la hauteur de la dimension démocratique que doit revêtir la construction du PLU ?

 Je n’en suis pas convaincu et il y a longtemps que j’ai cessé de penser à la place des autres en leur disant : « c’est pour votre bien, on s’occupe de tout ».

 Un second point de débat est éclairant sur la perspective. Il s’agit du développement de l’activité économique.

 Malgré la parole non tenue de l’Etat, depuis 30 ans faut-il le rappeler, sur la construction d’une activité tertiaire basée sur des milliers de m² de bureaux, la proposition qui est faite consiste à réitérer la même demande comme seule solution pour équilibrer les recettes futures de la ville en omettant de souligner, qu’aujourd’hui, l’opérateur de Mailles Horizon reste l’Etat et son bras armé local, Epa Marne, même si nous savons qu’une négociation doit s’entamer sur ce point.

 Sans lancer une polémique, qui a sa justification, sur les nombreux m² carrés de bureaux inoccupés, à Noisy mais aussi ailleurs …. Il nous faut reconnaître, à Noisy, que plus de 50 000 m² inoccupés même si certains sont obsolètes, c’est beaucoup et ça nuit au dynamisme et à l’image !

 D’autant plus, qu’au-delà de la seule politique des promoteurs qui surfent sur la demande immobilière, la négociation avec l’Etat pour la rétrocession du foncier à la charge d’Epa Marne n’est pas gagnée.

 Il y a loin de la coupe aux lèvres, d’une part, comme il n’est pas interdit de se poser la question des recettes futures de la ville mais à quelles fins, d’autre part ?

 Pour la densification ? Pour équilibrer les projets de futurs mandats électoraux ? Donc pour quelle type de ville dans l’est parisien… ?  Pour aller vers 75 000 habitants nous annonce-t-on dans le document public du P.L.U. ? La question pour les citoyens, comme pour les élus, est donc légitime !

 Pour autant, dans ce contexte, la venue du lycée international peut être une bonne nouvelle, sous réserve que l’excellence soit partagée par le plus grand nombre et que la question d’un lycée professionnel soit aussi abordée un jour à Noisy le grand.

 La venue de l’école de police, une autre bonne nouvelle ? Il en faut donc pourquoi pas à Noisy le Grand !

 Néanmoins, de nombreuses interrogations peuvent subsister. L’attractivité de la ville, pour quoi faire ? Image de marque ? Faire venir les entreprises ?

 Faire évoluer la démographie urbaine et modifier sa sociologie ?

 Notre avis n’est pas définitif sur tout cela, même si, là encore, il est légitime de s’interroger, notamment à un moment où la politique de désengagement de l’Etat pèse et va peser sur les collectivités locales et territoriales et donne la tentation d’une fuite en avant dans la recherche, coûte que coûte, de recettes nouvelles.

 Alors de ce point de vue, loin d’être une stratégie avérée, il y a lieu de vérifier par un débat patient et éclairé, la crédibilité et la réalité d’un développement économique qui ne soient pas une seule réponse locale, « nous et pas les autres parce qu’on le vaut bien », Noisy le Grand se débrouillant mieux que ses voisins, décalant ainsi les vrais termes de la question.

 Une attractivité pour créer de l’emploi, notamment, pour les noiséens et leurs voisins et pas simplement pour devenir la capitale de l’Est parisien, oui sans aucun doute, y compris dans une logique de rééquilibrage régional !

 Une attractivité pour capter de la taxe professionnelle parce que nous serions meilleurs que nos voisins et parce qu’il faut financer de nouveaux projets de densification, cela se discute et, vous en conviendrez tant la ville est à partager, n’est pas une fin en soi.

 Une attractivité pour devenir riche et autonome sans mettre en cause, car riche et autonome, les politiques publiques qui appauvrissent toutes les collectivités n’est pas non plus très satisfaisante. 

 Reste, bien sur enfin, sur ce point, la nécessité ou non de consacrer toute une partie du territoire de notre ville à une activité tertiaire sans tenir compte d’éventuelles possibilités en terme de logements tant les besoins sont grands, construction à taille humaine, de programmes d’habitat moins dense comme cela se pratique presque partout maintenant dans un espace qui pourrait donner lieu à de beaux projets pour une ville moderne, tournée vers l’avenir avec le souci permanent des conditions de vie et de l’environnement de ses citoyens.

 Parler du logement à propos de l’attractivité d’une ville où il fera bon vivre m’amène naturellement à la dynamique de projet du Plu présenté aux Noiséens.

 Si nous partageons la nécessité d’une intervention forte de la ville, avec l’Etat et la région, pour continuer la requalification des quartiers, trop longtemps délaissés, je pense au Pavé Neuf, à la Butte Verte mais aussi, certainement à d’autres plus petits collectifs disséminés dans la ville, qu’en sera-t-il des projets ANRU : Châteaux de France et foyer AFTAM dont la démolition-reconstruction doit se faire à capacité égale ? A ce propos, il est bon de savoir que d’autres villes ont fait le choix de répondre à la sur-occupation d’un foyer AFTAM par la construction de 2 entités dans des quartiers différents de la même ville.

 Dans le même temps, au-delà des requalifications nécessaires, nous réaffirmons notre désaccord sur les projets comme la ZAC des Bas heurts sont connus.

 Nous ne souhaitons pas accélérer la densification de la ville par de tels projets. C’est vrai pour cette ZAC de 1 500 logements. Ce pourrait être vrai, demain, pour la ZAC dite de l’Hôpital si Epa Marne décide de rétrocéder les terrains à la ville, soit 1 200 logements auxquels il faut ajouter les 300 logements prévus en Bord de Marne.

 Noisy le grand doit encore « digérer », passez moi l’expression, sa partie ville nouvelle où des efforts significatifs doivent être faits, nous venons de l’évoquer.

 Noisy doit « digérer » la ZAC du Clos Saint Vincent sans que personne ne sache à ce jour qu’elle sera son évolution par le double jeu, notamment, de la spéculation et de son vieillissement.

 Noisy doit « digérer » un centre ville en pleine mutation car, que l’on condamne ou non cette opération, aujourd’hui, nous sommes entrés définitivement dans une logique de « coup parti » qu’une majorité municipale, quelle qu’elle soit, devra assumer.

 Et enfin, Noisy le grand doit « digérer » les contraintes de son urbanisation récente sur le plan des déplacements de sa population, qu’il s’agisse de transports urbains, de voirie ou, encore sur les plan des responsabilités communales en matière d’assainissement, d’ordures ménagères. Nous pourrions et devons ajouter l’action sociale de la ville, la question de la santé, enjeu de plus en plus préoccupant auquel le transfert de la clinique de la Croix aux Biches sur Brie sur Marne ne répond pas.

 Enfin, Noisy doit prendre le temps d’intégrer dans les meilleures conditions possibles, en tenant compte de l’action de la région en matière de transport, notamment, ses nouveaux habitants sans négliger les plus anciens ou les anciens.

 Je le rappelle, avec la Zac du Clos Saint Vincent, le centre ville devient un quartier qui fait jeu égal en terme de démographie, voire plus avec plus de 8000 habitants, avec les quartiers dit de la ville nouvelle.

 S’il ne s’agit pas de pause dans l’aménagement urbain indispensable, il s’agit bien de prendre le temps de la décision, de penser ensemble l’aménagement en tenant compte des contraintes actuelles existantes, y compris financières, mais aussi en tenant compte d’une qualité de vie à conquérir pour le plus grand nombre.

 De ce point de vue, si nous saluons la volonté de la région d’acquérir aux côtés de la ville le bois Saint Martin, comme nous saluons le conseil général qui aménage la Haute Ile, la réponse environnementale ne peut être constituée, pour l’ensemble de Noisy le grand, par ce seul bois ou l’aménagement des bords de marne.

 Nous avons sans aucun doute d’autres possibilités pour améliorer le cadre de vie des habitants de la ville dans d’autres quartiers, l’évolution vraisemblable d’un quartier comme la Varenne en témoignera, pourvu que le choix d’un périmètre d’étude ne soit pas celui d’une densification future.

 Enfin, avant de conclure, je crois dommageable pour la clarté et pour une compréhension exhaustive des enjeux du PADD que le document rendu public n’est pas mis plus en exergue les responsabilités co-partagées de plusieurs opérateurs sur le territoire de la ville.

 Bien sur, loin de nous l’idée de minorer l’intervention de la ville dans ce domaine, mais présenter Mailles Horizon sans évoquer Epa Marne, par exemple, ou, encore, la future gare routière du Mont d’Est sans insister sur l’intervention essentielle de l’Etat et de la Région laisse croire que la ville a la maîtrise de l’ensemble des projets qui pourraient fleurir sur son territoire.

 Que la ville puisse être médiatrice, voire passeur d’idée, sans aucun doute ! Qu’elle puisse porter seule toute la dimension que le Plu se doit d’englober peut donner une image fausse, sinon décalée, de la réalité de ses moyens réels d’interventions.

 Retenons un principe de réalité qui consiste à parler le plus vrai car, quels que soient les débats municipaux, faire croire en la circonstance serait l’ennemi du bien, pour le coup du bien public.

 Gardons-nous des effets d’annonces sous prétexte de dynamisme.

 Je conclurai, même si le PADD ne l’évoque pas explicitement, que nous aurons aussi à débattre prochainement d’une logique sécuritaire qui semble vouloir s’installer dans notre ville.

 Je ne reviendrai pas sur l’appel malencontreux, c’est le moins que l’on puisse dire, à l’armée pour des incidents de novembre 2005 qui n’ont, heureusement, duré que trois jours à Noisy le grand mais je souhaite évoquer, car cela concerne une approche spécifique du développement urbain, la question de la vidéosurveillance et de la police municipale qui seront liées sans aucun doute. Citons tout de même les villes équipées actuellement en vidéo-surveillance en Seine St Denis : Noisy-le-Sec, Epinay, Le Raincy …, à notre connaissance pas des villes gérées par la Gauche !

 Je confirme notre désaccord sur cette approche. Il y a mieux à faire dans notre ville, notamment sur le plan social tant la demande est importante avant que la sociologie de notre ville ait pu changer si le Plu présenté voit le jour.

 Voilà, Mesdames, Messieurs, Monsieur le Député Maire, ce que le Plu et le PADD  inspirent, pour l’essentiel, aux Elus Communistes.

 La stratégie de développement qui est proposée aux Noiséens recèle beaucoup d’incertitudes qu’aucun d’entre nous ne peut réduire sur le papier glacé d’une plaquette de présentation, fut-elle dynamique dans son déroulé !

 Nous savons que « la vie n’est pas un long fleuve tranquille » comme dirait l’autre alors prudence, démocratie doivent être les maîtres mots de la démarche que les Elus se doivent d’initier. Il en va du bien être des générations à venir.

 Je vous remercie de votre attention.

                                                Pour le Groupe Communiste

                                                Etienne DOUSSAIN

 

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13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 16:58

« Le débat n’est pas clos », c’est ainsi que nous sommes intervenus en conseil municipal pour justifier notre vote contre la modification des rythmes scolaires à Noisy le Grand.

Au-delà d’une enquête en « trompe l’œil », nous restons convaincus qu’on ne peut faire vivre efficacement un aménagement du temps scolaire lorsqu’une partie essentielle de la communauté scolaire, les enseignants, estime que la consultation démocratique nécessaire n’a pas été menée à son terme dans des conditions satisfaisantes.

Pourquoi opposer enquête auprès des familles, avis des conseils d’école, position des organisations syndicales professionnelles et point de vue individuel ou encore conception d’un observatoire de l’enfant dans la ville dont on sait que la légitimité peut être discutée, alors qu’il s’agit, au premier chef, de l’intérêt de l’enfant.

Décidément, le débat n’est pas clos et le tronquer ne rend service à personne.

De Montreuil à Noisy le Grand, la question des rythmes scolaires ne peut pas être traiter sans que ne soit pas pris en compte la modification unilatérale « du contrat de travail » qui lie enseignants, éducation nationale, ville et famille.

Par ces temps de CPE et CNE, modifications inacceptables du contrat, il est bien normal que les enseignants de Noisy le Grand demandent à ce que leur parole soit respectée.

Faire grève n’est jamais une décision que l’on prend de gaîté de cœur. C’est une décision grave qui exprime de la colère lorsque les négociations n’ont pas about. Une décision grave dont le motif doit être entendu.

C’est pourquoi nous appelons M. l’Inspecteur d’Académie et le CDEN à refuser une transformation unilatérale des conditions de travail des enseignants qui pèseront sur la qualité de l’accompagnement des enfants dans nos écoles et sur les relations avec les familles.

Il faut reprendre tranquillement le chemin du dialogue, sans précipitation.

A Noisy le Grand, le 30 mars 2006

Etienne DOUSSAIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mars 2006 5 31 /03 /mars /2006 17:47

Sur la délégation de service public à propos de la restauration scolaire, après réflexion, il me parait important de préciser le point de vue des Elus Communistes.

 En novembre 1997, a été approuvé le principe de délégation de service public puis la signature du contrat de concession, en août 1998, avec la Sodexho, société retenue sur appel d’offre pour 15 ans.

 En raison des obligations accrues qui lui incombait en matière de sécurité alimentaire, des investissements nécessaires pour moderniser chaque école, construire une nouvelle cuisine centrale et au vu de la situation financière de la commune, la majorité municipale a pensé que ce choix était un compromis utile.

 Utile parce qu’il répondait rapidement à l’exigence d’une modernisation du processus de fabrication des repas ;

 Utile parce que la capacité financière de la ville restait disponible pour d’autres actions ;

 Utile, enfin, parce que la Sodexho devenait garante, aux côtés de la ville, de la sécurité alimentaire impérative.

 Dans le même temps, alors que des réglages par avenants ont été indispensables pour satisfaire la communauté scolaire et nos aînés, alors que la facturation n’est toujours pas opérationnelle, alors que l’on subodore une opacité de la gestion par le concessionnaire sept ans après, la ville a perdu un savoir faire public que beaucoup de collectivités locales s’attachent à conserver et à reconquérir.

 Aujourd’hui quelle est la situation ?

 Il est proposé de se servir de la fenêtre des 7 ans que permet heureusement le contrat initial pour le dénoncer. Il est proposé, en outre, de reconduire le principe d’une délégation de service public avec un autre concessionnaire à choisir dans les meilleurs délais et en renforçant, j’imagine, le cahier des charges.

 Je m’interroge sur cette orientation. Je l’ai dit, alors que de nombreuse collectivités locales sont attachées à la conservation de la maîtrise de la restauration sur leur territoire, que d’autres, à ce jour, engagent un processus résolu de réorganisation de cette activité dans une logique de service public, logique dont une collectivité locale par nature est porteuse, à Noisy le Grand, alors que la modernisation nécessaire est intervenue, nous choisirions de reconduire l’exploitation privée d’un service public !!!

 Une majorité de gauche devrait concéder ses responsabilités pour permettre du profit sur le repas d’un enfant ou d’un aîné ?

 La question mérite d’être posée comme elle l’a été devant la Commission Consultative des Services Publics Locaux. Ne peut-on pas, à l’instar du dossier de la gazette des Communes dans son numéro du 29 août 2005, preuve s’il en est que le débat est bien réel, imaginer une autre solution ?

 Ne peut-on pas interroger les syndicats intercommunaux qui existent ?

 Le SIRESCO, bien sur qui comprend le Pré Saint Gervais par exemple, pas seulement Bobigny ou Aubervilliers ou Vaires Sur Marne et Brou sur Chantereine ! Le SIRESCO qui a aidé pour la création d’une structure intercommunale en Gironde comprenant Bordeaux, UMP et Mérignac, PS.

 Ou encore le SIPLARC, syndicat dynamique, avec Noisy le Sec, UDF,  et Bondy, PS, donc le président est le 1er adjoint de Bondy et qui recherche des villes adhérentes !

 Pourquoi l’exemple de « re-municipalisation » de la restauration scolaire pour 8000 repas-jours organisée par la mairie du 12ème arrondissement de Paris, avec Mme BLUMENTHAL, membre du PS, serait une mauvaise solution pour Noisy le Grand, aujourd’hui ?

 Nous avons l’outil sur le territoire, une cuisine centrale dont chacun s’accorde pour constater sa grande qualité ! Nos offices dans les écoles sont opérationnels ! La facturation ? Les services publics municipaux savent traiter de cette question depuis longtemps.

 Le crédit-bail doit pouvoir se négocier pour une ville comme la notre. 

 Bref, sur un sujet d’importance et qui touche au bien être des enfants de la ville, nous avons de l’expertise à rechercher auprès des communes qui nous entourent. Des partenariats nouveaux sont possibles et… plus fort, à un moment où la notion de service public est combattue âprement par la droite et son gouvernement, doit-on rappeler les sigles comme EDF, GDF, SNCM ou la SNCF avec le fret, nous avons la chance de défendre et reconstruire un service public communal.

 Faut-il s’en priver ? Je ne le pense pas, mes amis non plus. Alors au nom des élus communistes, je demande que d’autres pistes soient explorées avant de prendre une décision sur la délibération qui est proposée au vote ce soir.

 Je demande en conséquence le report de ce dossier.

 A défaut, j’appellerai à voter contre la délégation de service public dans l’état.

                                                Pour les Elus Communistes

                                               Etienne Doussain

  

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31 décembre 2004 5 31 /12 /décembre /2004 15:56

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