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Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 19:31

Comme pour l'article précédent, nous choisissons de publier cette réflexion utile sur ce sujet d'actualité dont nous reparlerons dès la rentrée avec le débat parlementaire.

 

On a le droit de voir rouge

 

 

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Dans la bataille des retraites, un thème au moins semblait avoir disparu des sujets de conflits: le choix entre répartition et capitalisation. Et pour cause: la crise, en dégonflant brutalement la valeur des patrimoines de placement - les actions, au premier chef, mais aussi l'immobilier, même si c'est dans des proportions moindres - semblait avoir tranché le problème. Baser un système de retraite sur des actifs dont la valeur marchande varie aussi fortement et dont les marchés vont de bulles en krachs, c'est transformer la retraite en pari aventureux sur l'avenir. La faire reposer sur le fruit du travail plutôt que sur celui du capital est, au contraire, gage d'une plus grande stabilité. Sans compter le fait que, la capacité d'épargne étant très différente selon les groupes sociaux, la capitalisation est porteuse d'inégalités incomparablement plus fortes que la répartition des cotisations présentes en fonction des revenus gagnés par le travail passé.

 

Erreur, nous explique Jean-Dominique Lafay (1), professeur d'économie à Paris I. La répartition alimente la guerre des âges. Les retraités des classes creuses ont largement vécu des cotisations des classes pleines qui les suivaient, mais, lorsque ces derniers arrivent à leur tour à l'âge de la retraite, il leur faut soit exiger plus des générations qui leur succèdent sur le marché du travail, soit se contenter de moins que leurs aînés n'ont eu. Dans les deux cas, une génération est lésée au profit de l'autre. La solution? "Aller vers une personnalisation accélérée du système, avec un lien étroit (2)entre l'effort d'épargne individuel et le montant que chacun peut raisonnablement anticiper pour sa retraite (à partir des revenus que cette épargne, et non celle de la génération suivante, aura générés)." La phrase est alambiquée, aussi je traduis: chacun aura pour retraite le montant de ce que rapportera le capital qu'il aura pu (lui ou les fonds de pension agissant en son nom et avec son épargne) placer à cet effet. Ce sera plus équitable - plus question de guerre des âges - et plus juste, puisque la retraite de chacun sera proportionnée à son effort personnel.

 

J'avoue que les bras m'en sont tombés. On peut donc être professeur à Paris I et ignorer (ou taire) que le cinquième le moins rémunéré des ménages dispose d'une capacité d'épargne nulle ou négative, tandis que le cinquième le mieux rémunéré met de côté plus d'un tiers de son revenu (3)? Inutile de vous faire un dessin quant aux conséquences du "lien étroit". Il faut un certain culot pour soutenir que cela renforcerait "l'équité et la paix sociale". Toutefois, au-delà des conséquences aisément prévisibles sur le renforcement des inégalités d'un tel système, le fait de le préconiser nous révèle que nombre d'économistes continuent de croire dur comme fer à la rationalité calculatrice d'homo oeconomicus.

Je ne peux m'empêcher de citer Joseph Stiglitz, dans son dernier livre (4): "Chacun découvre ce qu'il aime - ce qui lui fait plaisir - en faisant des expériences répétées. Pour les glaces, il essaie plusieurs parfums (…) Mais les économistes [néoclassiques] ont essayé d'utiliser ce modèle-là pour expliquer des décisions à très long terme, comme l'épargne pour sa retraite. Ce devrait être évident: il n'y a aucun moyen de savoir si l'on aurait dû épargner plus ou moins avant qu'il ne soit trop tard, et à ce moment-là, plus moyen d'apprendre de son expérience! A la fin de sa vie, on se dira peut-être: Ah, si j'avais épargné plus! Ces dernières années ont été vraiment pénibles, et j'aimerais bien m'être passé une fois de vacances à la plage pour pouvoir dépenser un peu plus aujourd'hui."

 

Un système de retraite ne peut être affaire de choix individuel. Les conséquences sociales en seraient trop importantes. Il doit inclure une certaine dose de redistribution, pour réduire une part des inégalités que véhicule l'activité productive. On me répondra que je suis hors sujet, que l'affaire est tranchée et que c'est seulement pour "sauver le système par répartition" que la réforme d'aujourd'hui a lieu. Le sauver ? Mais quand l'une des principales niches fiscales (4 milliards au total) s'appelle l'assurance-vie, à laquelle s'ajoutent désormais les Perp et les Perco (plans d'épargne pour la retraite, personnels ou collectifs), que l'essentiel de la réforme s'effectue au détriment de la partie la plus modeste de la population, le sauveteur ressemble plus à Tartuffe qu'à Superman.

 

Denis Clerc
Alternatives Economiques n° 293 - juillet 2010

 

(1) Dans Les Echos du 17 juin.

(2) C'est moi qui souligne.

(3) Voir, sur le site de l'Insee, www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ECOFRA09d

(4) Le triomphe de la cupidité, traduit par Paul Chemla, éd. Les liens qui libèrent, 2010, p. 398.

 

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commentaires

twix 19/07/2010 22:35



Merci d'agiter le bocal à réflexions pour éviter de tomber dans la routine dans laquelle nous entraîne le consensus médiatique.


Chacun doit faire attention à ne pas s'endormir (et ce n'est pas facile!!!!) sur des certitudes (?),  rabâchées par les médias (à l'exeption de quelques uns seulement, hélas pour la
démocratie), quel que soit le bord politique.



Elus de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT 26/07/2010 10:12



C'est bien naturel et bon pour nous ...


On a le droit de voir rouge



ccpounder 19/07/2010 21:12



Je ne vois rien de choquant dans les propos de Jean-Dominique Lafay ?





Il ne fait que décrire les sentiments et la pression exercée par les jeunes retraités, pour certains habitués à percevoir un salaire de plus de dix fois le smic !
Alors se contenter de moins que leurs aînés n’est pas dans leurs habitudes, d’autant que cette classe d’âge, post soixante huitarde n’a pas vraiment souffert de privations en tous genres, comme
la classe ouvrière en subit.


 


Il est clair que ces retraités là ne sont pas d’accord avec le système de répartition.  Tant mieux, cela
justifiera l'appel à cotisations supplémentaires pour des salaires exagérément élevés et qui divisent les français. On ne peut pas vouloir la retraite à 60 ou 65 ans et avoir mieux que les
autres, sauf à y contribuer par soi-même. Cela permettra à l’Etat de verser de meilleures retraites à ceux qui ont une capacité d'épargne proche de zéro ou de zéro tout court.
 C’est le même principe que la sécurité sociale, non ?


Sachant que la CMU couvre ceux qui n’ont pas (y compris ceux qui pourraient…) les moyens de se soigner. Tirer sur l’ambulance
revient à mettre sur le même plan la gestion immédiate du sujet (registre émotionnel) et la prospective  (registre de la réflexion et de la mesure), ce qui ne donne pas
 nécessairement des résultats efficaces…




Elus de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT 26/07/2010 10:18



Le débat est vif ... et va continuer !


On a le droit de voir rouge