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Pourquoi ?

Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

Bon Blog
Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

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Contact "Noisy Solidaire, à gauche vraiment !"

onaledroitdevoirrouge@orange.fr

10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 18:54

A "On a le droit de voir rouge", on se félicite de l'initiative du journal l'Humanité, encore lui, à propos de l'économie sociale et solidaire. Depuis plusieurs mois maintenant, peut-être encore de façon trop ponctuelle, un dossier vient mettre en valeur cette dimension du vivre (et travailler...) ensemble qui ne passe pas par l'obsession de la rémunération du Kapital.

Et cela, nous, on aime ! Pourquoi ? Mais tout simplement parce que des milliers, des centaines de milliers, d'ailleurs, travaillent, fabriquent de la richesse, font vivre des services, sont solidaires au quotidien tout en étant professionnels...dans le champ de l'Economie Sociale et Solidaire. Il n'a jamais été écrit que le monde de l'économie devait être dominé par les indices boursiers et par la rémunération des actionnaires. C'est un choix des puissances d'argent; c'est un choix de banquiers; c'est le choix de ceux qui croient qu'il faut rémunérer, toujours et toujours plus, le capital de ceux qui "investissent" en oubliant que la richesse de leur soi disant investissement est constitué essentiellement du travail des autres. Un monde de brutes, donc où l'homme est un loup pour l'homme ?  D'aucuns pensent le contraire, nous en sommes, et la démonstration est plus ancienne qu'il n'y parait. Associations, syndicats, partis politiques sont curieusement issus de ce creuset, celui où l'engagement collectif dépasse le seul individualisme obtus... Que ces structures soient decriées ne changent rien à l'affaire, encore aujourd'hui. Mutuelles, les vraies, Scoop ou coopérative ouvrière de production, Amap dorénavant, champ médico-social itou, il est large le champ d'intervention de l'Economie Sociale et Solidaire, même si la concurrence "libre et non faussée" européenne cherche à lui tailler des croupières et permettre ainsi au secteur privé, pur celui-la, à but bien lucratif... de récupérer ce que la solidarité humaine a défriché. Ne nous trompons derrière l'idée de l'ESS, il y a aussi le principe d'une égalité possible et le principe n'est pas si éloigné de la nécessité de développer et protéger les services publics... Pour autant, le monde de l'ESS n'est pas un monde de bisounours et il y a du chemin encore à faire, surtout avec les chausse-trapes que la loi Hamon ne règle pas pour l'instant.

Aussi, ce court interview nous a semblé être une contribution utile au débat. Alors on publie et tant pis pour celles et ceux, les veinards, qui l'on déjà lu...


Les rendez-vous de l'économie sociale et solidaire

ESS « La forme juridique ne peut exonérer quiconque de s’interroger sur ses pratiques»

Pour Jean-Marc Borello, fondateur du Mouvement des entrepreneurs sociaux, l’ESS ne doit pas avoir peur de rentrer en concurrence avec l’économie classique.

Vous êtes crédité d’avoir introduit la notion d’entrepreneuriat social dans les années 2000. Pensez-vous possible de concilier économie sociale et business?

Jean-Marc Borello. Le point de convergence à trouver ne se joue pas entre économie sociale et business, mais entre intérêt général et logique économique. Pour être clair, si le secteur privé non lucratif ne parvient pas à intégrer la dimension économique dans sa matrice, il ne parviendra pas à changer d’échelle ce qui pourtant est un impératif. Face à l’ampleur des défis sociaux et environnementaux qui nous attendent, nous ne pouvons nous résoudre à laisser la logique du seul profit être la boussole de notre système économique. Sur des services aussi essentiels que les crèches, les hôpitaux ou encore les maisons de retraite, nous sommes aujourd’hui en concurrence avec les grands groupes privés lucratifs. L’impact social et environnemental doit être pris en compte au même titre que l’impact économique.

 Le projet de loi Hamon élargit le périmètre des entreprises de l’ESS à partir de l’idée de «lucrativité limitée». Cette ouverture ne risque-t-elle pas d’attirer l’ESS dans les filets du marché?

Jean-Marc Borello. La question consiste plutôt à interroger le marché sur sa capacité à accepter certains principes propres à l’économie sociale. Les questions relatives à l’ESS doivent être posées à l’ensemble des entreprises, qu’elles soient de statut ESS ou pas, c’est-à-dire la gouvernance démocratique ou collégiale, l’encadrement des salaires, ou encore la mesure de l’impact social, environnemental et économique. Je ne suis pas persuadé que le marché ait une envie folle d’attirer ce genre de pratique dans ses filets. Si c’était le cas, nous ne pourrions que nous en réjouir! Le marché oppose une telle résistance qu’il nous place, de ce fait, dans une situation de stricte concurrence.

 Une loi sur l’ESS n’aurait-elle pas dû comporter des outils de contrôle et de sanctions pour combattre les dérives de certains acteurs de l’ESS?

Jean-Marc Borello. Se revendiquer de l’économie sociale en raison de sa forme juridique ne peut exonérer quiconque de s’interroger sur ses pratiques. Une mutuelle qui sélectionne ses adhérents en fonction des risques qu’ils représentent comme une compagnie d’assurances n’a pas à donner de leçons de morale. Une coopérative au sein de laquelle le salaire le plus élevé représente 200 fois le salaire le plus bas n’a pas de leçons à donner ni à se draper de vertu face à une entreprise privée lucrative qui aurait les mêmes pratiques. Le seul critère recevable pour qualifier une entreprise sociale ne peut être que l’impact qu’elle réalise. Ses activités ont-elles un impact social, environnemental, économique, positif? Si c’est le cas, après analyse par une structure indépendante, alors nous sommes en présence d’une entreprise sociale, nonobstant ses statuts.

Comment voyez-vous l’avenir des associations gestionnaires dans un contexte de concurrence avec le privé lucratif là où la demande est la plus solvable?

Jean-Marc Borello. Nous sommes en effet en concurrence avec le privé lucratif, sa culture et ses pratiques. Dans un système concurrentiel, les paramètres sont simples: le meilleur gagne. Si le secteur privé non lucratif ne renforce pas son champ de compétences en matière de gestion, il perdra tout simplement les appels d’offres et de marchés auquel il aura candidaté. La seule façon pour que les valeurs et le modèle que nous portons deviennent la norme est de gagner progressivement des parts de marché en faisant valoir nos valeurs et nos compétences. Cela impliquera, sans doute, de cesser de se saisir de la seule partie non rentable des marchés et de se convaincre que notre pérennité sera assurée grâce à l’équilibre financier. Notre message est simple: les établissements que nous créons se distinguent autant par les profils des personnes que nous accueillons que par l’excellence de la prise en charge qu’ils dispensent. C’est parce que nous privilégions la création de dispositifs inclusifs, ouverts à tous, et adaptés aux capacités de financements de chacun que nous sommes devenus compétitifs. Les maisons de retraite que nous gérons en sont un bon exemple: nul ne doit se voir refuser l’accès à des soins de qualité pour des raisons pécuniaires.

Entretien réalisé par J.-P. M.

 

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commentaires

F

merci pour cette info, je ne l'avaispas lu....
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E


Avec plaisir.


On a le droit de voir rouge