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Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

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Etienne Doussain 

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 20:43

La Coordination Eau Ile de France excusera cet emprunt. L'information est suffisamment d'importance pour la relayer, autant que nous pouvons en ce qui nous concerne, pour Rémi !

De jeunes opposants au barrage de Sivens s’interrogent sur la présence démesurée des forces de l’ordre.

Ce qu’il y a de stupéfiant dans l’affaire du barrage de Sivens, c’est la disproportion entre les prétendues finalités de ce projet et les moyens mis en œuvre par les autorités tarnaises pour l’imposer.

Le projet est censé, selon le Conseil général, servir à «70% pour l’irrigation» et «30% pour soutenir l’étiage du Tescou», le ruisseau qui traverse la vallée. Ce langage technique est basé sur une étude menée en 2001 par la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne – qui a ensuite été désignée maître d’œuvre du chantier… – censée avoir été réactualisée en 2009.

Mais quand le collectif «Sauvegarde du Testet» a enfin obtenu, après avoir saisi la Commission d’accès aux dossiers administratifs, l’étude de 2001, il a pu constater que les données «justifiant» le projet en 2001 n’avaient pas été réactualisées, bien qu’elles aient radicalement changé depuis. D’une part, les besoins en irrigation des agriculteurs ont fortement diminué : depuis lors, nombre d’entre eux se sont détournés d’une maïsiculture de moins en moins rentable et de plus en plus gourmande en eau, dans une région au climat de plus en plus méditerranéen. D’autre part, il s’agissait de «soutenir l’étiage» du Tescou afin de diluer en été les pollutions issues d’une coopérative laitière et d’une station d’épuration qui se sont entre-temps mises aux normes.

Qu’à cela ne tienne : le bon argument est l’apanage du pauvre militant, et non du gouvernement. Les autorités passent en force. En plus d’avoir occulté le dossier et tronqué les chiffres, elles n’ont jamais tenu compte des avis défavorables remis par les diverses commissions consultatives (Conseil national de protection de la nature, Conseil supérieur régional du patrimoine naturel, etc.). Elles ont toujours refusé le débat public et contradictoire que leur propose depuis un an le collectif légaliste Sauvegarde du Testet. Elles ont lancé le déboisement sans respecter les procédures ni attendre le résultat des trois recours juridiques déposés contre le projet. Et ces mêmes autorités ont aussi dû recourir à des centaines de gendarmes mobiles pour permettre le lancement chantier malgré l’occupation de la forêt par les membres d’un collectif («Tant qu’il y aura des bouilles»), constitué en octobre 2013. Pour s’opposer physiquement à la déforestation, par des moyens essentiellement pacifiques : certains grimpent dans les arbres, d’autres s’enterrent sur le chemin des machines.

Ce contraste entre l’inanité des raisons invoquées et l’acharnement à réaliser malgré tout le barrage a atteint son paroxysme le week-end dernier. Depuis quelques jours, à l’approche du rassemblement national organisé par une coordination unissant toutes les composantes de la lutte (les deux collectifs susmentionnés, les paysans non productivistes de la région ainsi qu’une part de la population locale, choquée par les violences policières qui se multiplient depuis début septembre), on sentait le vent tourner. Les conflits d’intérêt qui président à la construction du barrage sont mis en lumière par les médias nationaux (le Monde du 24 octobre et le Figaro du 26). Le rapport des experts ministériels appuie l’ensemble des arguments que les opposants assènent depuis deux ans : ainsi le fou, s’il persiste dans sa folie, devient sage. Plus aucun motif ne semble valable pour continuer les travaux. Il ne reste qu’un seul argument aux porteurs du projet : la soi-disant «violence» de l’opposition, qui démontrerait à elle seule le bien-fondé de l’obstination des autorités à faire régner par la force l’Etat de droit dans la forêt de Sivens.

Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 2 heures du matin, selon de nombreux témoignages, Rémi, 21 ans, est tombé sous les tirs de cet Etat de droit. Une grenade lui a explosé dans le dos.

Cette grenade fait partie d’une panoplie d’armes dont les forces de polices font grand usage depuis quelques années : flash-ball, grenade assourdissante, grenade de désencerclement, Taser. On ne compte plus les yeux crevés, les blessures indélébiles, les morts suspectes liées à ces armes. A «létalité réduite», elles n’ont fait que généraliser les «bavures» et font désormais planer sur n’importe quelle manifestation la menace de blessés graves.

Que faisaient les forces de l’ordre samedi au Testet, alors que le préfet s’était engagé à ne pas en envoyer pour ne pas provoquer les inévitables affrontements que leur présence susciterait. Il n’y avait plus aucun ouvrier ni aucune machine à protéger : le groupe électrogène, qui n’avait pas été évacué le vendredi, avait brûlé le soir même. Pourquoi donc avoir posté 250 gendarmes et CRS dans le camp retranché où les machines de chantier étaient garées d’habitude, un petit parking entouré de grillages et d’un fossé de plusieurs mètres de large et de profondeur, à moins de deux km du lieu où se rassemblaient, selon le Tarn libre, plus de 7 000 militants ? S’agissait-il de protéger les précieux grillages ?

L’unique raison pour justifier la présence démesurée des forces de l’ordre samedi à Sivens était la volonté des autorités de susciter des tensions pendant les deux jours de manifestation. Elles y sont si bien parvenues qu’un homme a été abattu. C’était un trou de verdure, où coulait une rivière. La forêt de Sivens est en deuil de ce nouveau dormeur du val.

Par Victoria Xardel Editrice de Sans aucune retenue, journal de Sivens et Aurélien Berlan Membre de la Coordination du 25 octobre

POURQUOI LE DRAME DE SIVENS ?

Publié le 2014/10/28

Communiqué de la COORDINATION EAU ADOUR GARONNE *

« Rémi est mort dans la nuit de samedi à dimanche face aux gendarmes et la responsabilité des politiques locaux et nationaux, des lobbies agricoles, de la CAGC, du Comité de Bassin Adour Garonne et de l’Agence de l’Eau sont écrasantes.

° Les politiques locaux, au premier rang desquels Thierry Carcenac, dont l’entêtement et les propos dans les médias, malgré ce drame, sont proprement scandaleux ;

° Les politiques nationaux, qui ont jeté Delphine Bato, qui avait pris à bras le corps tout ces problèmes de gouvernance de l’eau ;

Qui ont avancé d’un an le renouvellement des Comités de Bassin pour mieux conserver le déséquilibre des forces en présence et éviter, comme l’avait prévu la ministre de l’écologie, le rééquilibrage de ces forces au profit des usagers domestiques et au détriment des agriculteurs ;

°Les lobbies agricoles, dont on apprend par le rapport remis aujourd’hui à Ségolène royal, que les besoins étaient surestimés de 35% ;

Qui ne seraient que 20 à réclamer ce barrage , contre les 85 annoncés.

° La CAGC (Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne) qui lance les appels d’offre, qui y répond, construit les barrages et gère la répartition de l’eau ainsi produite.

° Le Comité de Bassin qui préfère régler les PB de pollution en aval par le système de « chasse d’eau » crée par les barrages que par une véritable politique de prévention des pollutions à la source ;

° L’Agence de l’Eau Adour Garonne, qui orchestre tout cela par ses subventions, subventions qui sont payées à 90% par les usagers domestiques à travers leur facture d’eau (2% par les agriculteurs), et qui sont aussi obligés de payer très chers la dépollution de leur eau potable.

La « Coordination Eau Adour Garonne » demande que les responsabilités dans ce drame soient clairement établies, qu’une véritable démocratie de l’eau soit mise en place et que cesse cette gouvernance « entre soi » d’un bien aussi vital. »

Fait à Toulouse le 27 octobre 2014

* qui regroupe une soixantaine d’associations de défense des usagers domestiques de l’eau et de l’environnement ; dont Eau Secours 31 Toulouse, Trans-Cub Bordeaux Trans-Lib Libourne, EAU’CH, Castres, Saintes, Cognac…

 

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