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Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

Bon Blog
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Etienne Doussain 

 

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onaledroitdevoirrouge@orange.fr

7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 10:00

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 10:00

La retraite à 60 ans, à taux plein, est possible !


Par Leila Chaibi (co-présidente de la Fondation Copernic)
Gérard Filoche (CN du PS, Fondation Copernic, inspecteur du travail, )
Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)

Tribune parue dans Politis (28/01/10)

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La droite explique : « débattre de l’âge légal de la retraite ne sert à rien ». Seul compte l’âge réel du départ. Elle se félicite néanmoins que « saute » le « tabou » de la retraite à 60 ans. C’est qu’effectivement subsistent quelques liens entre âge réel et âge légal de départ en retraite.  Et c’est pourquoi il ne faut rien céder sur l’âge légal !

 

Le premier lien concerne le million de salariés qui ont déjà cotisés tous les trimestres nécessaires à une retraite à taux plein. A présent, ils restent au travail jusqu’à 60 ans. Demain, ce serait jusqu’à 61 ou 62 ans, si sautait le verrou du droit à la retraite à 60 ans. Or, il s’agit d’abord de salariés peu qualifiés, occupant des tâches d’exécution. Ceux dont l’espérance de vie moyenne est la plus courte.

 

Le second lien entre âge légal et âge réel de la retraite, concerne les retraites complémentaires. En 2000, le Medef voulait refuser que l’ARRCO et l’AGIRC financent les retraites complémentaires du secteur privé entre 60 et 65 ans. La mobilisation de deux millions de salariés l’avait fait reculer. Différer l’âge légal de la retraite serait, pour lui, un solide levier pour mettre son chantage à exécution, lors de la négociation sur les retraites complémentaires, en 2010.

 

Mais, nous dit-on, les allongements de durée de cotisation imposés ces dernières années rendent caduc le maintien de la retraite à 60 ans. Pour partir à 60 ans, ne faut-il pas que les salariés aient cotisé 41 ou 42 ans pour jouir d’une retraite à taux plein ? Les discours gouvernementaux oublient - mais à dessein - un fait central : la durée moyenne de cotisations est restée aujourd’hui, dans la vie réelle, de 37,5 annuités de cotisation. Car deux salariés du privé sur trois ne sont plus au travail avant 60 ans. Ils sont au chômage, préretraite, maladie, invalidité.

 

On compte, dans ce pays, 4 millions de chômeurs, un million en fin de droits, 600 000 chômeurs partiels contraints, 15 % de précaires. Le montant des retraites perçues a déjà baissé, avec la prolongation des durées nécessaires de cotisation à 41 ou 42 ans. Reculer la retraite à 61 ou 62 ans, l’abaissera encore. Mais cela concernera peu les directeurs financiers, qui cotisent auprès d’assurances privées. Diminueront les retraites des salariés aux revenus faibles ou moyens.

On nous cause démographie : nous connaissons un « boom » des naissances. Quand seront maintenus les seniors au travail, les jeunes n'en auront pas.
Il faut parler « richesses ». Et le Conseil d’Orientation des Retraites le soulignait, en 2001 : sur 40 ans, la richesse de la France (avec un taux de croissance modéré, de l’ordre de 1,7 % par an) devrait doubler en termes réels (hors inflation). Avec une augmentation de 1 700 milliards d’euros de la richesse nationale, en 2050, comment nous faire croire qu’il est impossible de financer les 200 milliards d’euros supplémentaires (6 % du PIB) nécessaires au maintien des retraites telles qu’elles étaient avant les contre-réformes Balladur et Fillon ?

 

Il resterait même, après renflouement du financement des retraites, 1 500 milliards d’euros pour les salaires directs, les investissements publics et privés ! Cette donnée est totalement exclue du débat public. Pour une raison simple. L’augmentation prévisible de la richesse nationale doit-il aller aux salaires et aux retraites, ou aux profits, au Fouquet’s, aux propriétaires de « Rollex avant 50 ans »?

 

Et tant pis si plongent dans la pauvreté la majorité des retraités. A partir des « beaux quartiers », ces retraités-là, personne n’en connaît. En réalité, dès 2001, le Conseil d’Orientation des Retraites spécifiait clairement les choix offerts.

 

Premier choix : ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas diminuer le montant des retraites. Il aurait fallu augmenter de 9 ans la durée de cotisation.


Deuxième choix : ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas allonger la durée des cotisations. Dans ce cas, les retraites, en moyenne, auraient diminuées de 78 % à 43 % par rapport au salaire net. Soit pour un salaire net de 1 200 euros, une retraite de 516 euros au lieu de 936 euros.

 

Troisième choix : ne pas allonger la durée de cotisation, ne pas baisser le montant des retraites, mais augmenter de 15 points le montant des cotisations retraites entre 2003 et 2040.

 

Jamais cette troisième option n’a pénétrée le débat public. C’est pourtant l’option la plus acceptable. Car 15 points d’augmentation des cotisations en un peu moins de 40 ans, représente 0,37 point d’augmentation des cotisations retraites par an, pendant 40 ans. A raison d’une augmentation de 0,25 % pour les cotisations patronales et de 0,12 % pour la part salariale des cotisations retraites. Qui prétendra que cette solution n’est pas préférable à un allongement de 9 ans de la durée de cotisation ou à une baisse de 25 points du montant des retraites ?

 

C’est la discussion de cette option qu’il faut imposer au Medef et au Gouvernement. Pour préserver ce droit qu’est la retraite à 60 ans à taux plein, un reversement à 75 %, pas de retraite inférieure au Smic et avec une durée de cotisation qui coïncide avec la durée réelle des carrières.

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 16:00

Information à l’attention des enseignants,

des parents d’élèves et des élèves de Noisy le Grand

 

Afin de prolonger les mobilisations des établissements Noiséens du second degré et de les étendre sur l'ensemble des écoles, collèges et lycées, une assemblée générale des enseignants de la ville, ouverte à tous les établissements publics de la commune se tiendra prochainement.

 

Les délégations d'élèves ou de parents d'élèves représentant les écoles-collèges-lycées noiséens qui veulent participer, seront les bienvenues

 

tract-ag-de-ville-noisy.jpg

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 10:00

Ci-dessous vous trouverez le lien pour la pétition de défense de l'hôpital public, à faire signer au plus grand nombre possible de personnes.

 

Merci de la signer vous même et de la faire suivre à  tout votre carnet d'adresses.

 
Quelques secondes de votre temps pour une grande cause !

Objectif du Mouvement de Défense de l'Hôpital public : dépasser le million de signatures avant la fin de la semaine.

 
http://petition-mdhp.fr/index.html

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 23:59

Tu critiques ? Gare au procès !

Appel au soutien d’Alain Garrigou, professeur de science politique

Insidieusement, dans la guerre des idées, un nouveau procédé devient « monnaie courante ». Il consiste à entamer des procédures judiciaires - quelles que soient leurs chances de succès - contre les intellectuels ou les journalistes qui dérangent. Alors, direction le tribunal ! Avec ceux qui les publient.

Ensuite, il est toujours temps de se dédire. Comme l’a fait Natixis à l’égard de Mediapart, « coupable » d’avoir diffusé un article accusant la banque d’avoir rémunéré François Pérol, secrétaire-adjoint de l’Elysée (avant de prendre la direction de Caisse d’Epargne-Banque Populaire), pour son action dans la société Rothschild et associés. Les plaintes furent retirées. Qu’importe, Mediapart avait dû payer les frais de défense.

La plainte pour diffamation publique, déposée par M. Patrick Buisson contre Alain Garrigou, a la même fonction : intimider. Engager ceux qui voudraient « l’ouvrir », à se censurer, les inviter vivement à « tourner sept fois la langue dans sa bouche ». Surtout s’il s’agit d’analyser comment l’Elysée procède.

En tapant au portefeuille. M. Buisson réclame, pour son honneur « bafoué », 100 000 euros de dommages et intérêts, une provision de 15 000 euros pour chacun des quatre médias censé publier le jugement et, bien sûr, la condamnation aux dépens. Rien de moins ! Les frais de M. Patrick Buisson seront payés par le contribuable puisqu’il perçoit 11 900 euros par mois, comme conseiller du Président. En 2008, sa société Publifact a reçu 1,6 millions d’euros, de l’Elysée toujours.

Quel est l’objet de cette plainte ? Une opinion intolérable, invraisemblable, vraiment ! A la suite du rapport de la Cour des comptes publié le 16 juillet 2009 et considérant les listings des sondages de l’Elysée publiés le 6 novembre, Alain Garrigou, professeur de science politique à l’Université Paris-Ouest, spécialiste des sondages, avait eu l’audace de déclarer : « L’Elysée défend le choix d’OpinionWay par Patrick Buisson [directeur de Publifact et conseiller du Président, ndlr] pour la rapidité des études Internet. Or, ils oublient de préciser que les sondages en ligne sont surtout réputés pour être moins chers ! Pourquoi l’Elysée paie beaucoup plus cher en passant par lui au lieu de les acheter à moindre prix directement ? Et pourquoi laisser Buisson se faire une marge de 900 000 euros sur son dos ? Soit c’est un escroc, soit c’est un petit soldat qui constitue un trésor de guerre pour payer des sondages durant la prochaine campagne électorale sans que ce soit visible dans les comptes de campagne du futur candidat Sarkozy. ».

Cette explication, à coup sûr, mérite procès. Comparution immédiate, presque. Rien, certainement, n’est plus grave.

La plainte de P. Buisson vise évidemment à faire un exemple. Récemment, des chercheurs ont été la cible de ce type d’attaques : Olivier Filleule, Vincent Geisser, Isabelle Sommier. Cette fois, l’attaque vient de plus « haut ». Demain, à qui le tour ? Qui doit décider des territoires autorisés aux scientifiques, aux écrivains, aux journalistes ? Qui doit décider des appréciations qu’ils tirent de leurs enquêtes ? Les tribunaux ? Sartre aurait été condamné cent fois, Foucault, cent fois, Bourdieu tout autant.

« Tu enquêtes, tu critiques ? Gare au procès ! ». Collectivement, nous le refusons. Collectivement, nous reprenons à notre compte - au mot près - les propos d’Alain Garrigou.

Appel des 100 :

Alain Accardo (sociologue, université Bordeaux III)

Jean-Christophe Angaut (philosophe, Ecole Normale Supérieure)

Mathieu Bara (sociologue, université Bordeaux IV)

Christophe Baticle (sociologue, université de Picardie Jules Verne)

Francine Bavay (vice présidente du Conseil Régional d’Ile de France)

Eric Beynel (porte-parole national de l’union syndicale Solidaires)

Laurent Bonelli (politiste, université Paris Ouest – Nanterre)

Jacques Bidet (professeur de philosophie, université Paris Ouest Nanterre)

Noelle Burgi (chercheure en science politique, CNRS)

Leila Chaibi (co-présidente de la Fondation Copernic)

Véronique Champeil-Desplats (professeur de droit public, université Paris Ouest-Nanterre)

Stéphane Chantegros (sociologue, CRESPA Limoges)

Robert Charvin (agrégé des facultés de droit, professeur émérite à l’université de Nice-Sophia Antipolis, doyen honoraire)

Antonin Cohen (politiste, université de Picardie Jules Verne)

Annie Collovald (professeure de sociologie, université de Nantes)

Philippe Corcuff (politiste, IEP de Lyon, conseil scientifique d’ATTAC)

Jacques Defrance (professeur de sociologie, université Paris Ouest Nanterre)

Christine Delphy (sociologue, CNRS)

Jean-Luc Deshayes (sociologue, université de Nancy)

Paul Dirkx (sociologue, université Nancy II)

Keith Dixon (professeur de Civilisation britannique à l’université Lumière Lyon II)

Vincent Dubois (professeur de sociologie et science politique, Institut d’études politiques de Strasbourg et Institut Universitaire de France)

Stéphane Dufoix (sociologue, membre de l’Institut Universitaire de France)

Cedric Durand (économiste, université Paris XIII)

Jean-Michel Faure (professeur émérite de sociologie, université de Nantes)

Hervé Fayat (professeur de sciences économiques et sociales, Fondation Copernic)

Jean Ferrette (professeur de sciences économiques et sociales)

Gérard Filoche (inspecteur du travail, CN du Parti Socialiste)

Julien Fretel (professeur de Science Politique, président de l’AECSP, université Picardie Jules Verne, Sciences Po Lille)

Bernard Friot (professeur de sociologie, université Paris Ouest Nanterre)

Cégolène Frisque (sociologue, université de Nantes)

Sandrine Garcia (sociologue, université Paris IX – Dauphine)

Delphine Gardey (professeure de sociologie, université Versailles St Quentin en Yvelines)

Bertrand Geay (professeur de sociologie, université de Picardie – Jules Verne)

Dominique Glasman (professeur de sociologie, université de Savoie)

Stéphane Guillemarre (professeur de philosophie, co-secrétaire de la Fondation Copernic)

Françoise Guillou (diététicienne)

Jean-Marie Harribey (économiste, université Bordeaux IV)

Mathieu Hély (sociologue, université Paris Ouest Nanterre)

Michel Husson (économiste, conseil scientifique d’ATTAC)

Bruno Jetin (économiste, université Paris Nord)

Samuel Johsua (professeur émérite en sciences de l’éducation, université de Haute-Provence)Nicolas Jounin (sociologue, Université Paris VIII)

Daniele Kergoat (sociologue, CNRS)

Michel Koebel (sociologue, université de Strasbourg)

Bernard Lacroix (professeur de science politique, membre de l’Institut Universitaire de France)

Stéphane Lavignotte (pasteur, théologien)

Rémi Lefebvre (professeur de science politique, université Lille II)

Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, membre de l’Institut Universitaire de France)

Francis Lebon (sociologue, université Paris XII)

Brigitte Le Grignou (professeure de science politique, université Paris Dauphine)

Patrick Lehingue (professeur de science politique, université de Picardie-Jules Verne)

Jacques Le Bohec (professeur de sciences de la communication, université Lyon II)

Stéphane Le Lay (sociologue, revue Mouvements)

Claire Le Strat (politiste, université Paris ouest-Nanterre)

Catherine Lévy (sociologue)

Daniele Linhart (sociologue, directrice de recherche au CNRS)

Frédéric Lordon (sociologue, CNRS)

Jean Malifaud (mathématicien, Paris VII, secrétaire national du Snesup – FSU)

Antoine Math (économiste, Ires)

Lilian Mathieu (sociologue, CNRS)

Olivier Masclet (sociologue, université Paris V)

Gérard Mauger (sociologue, CSE-CNRS)

Dominique Merllié (sociologue, EHESS)

Olivier Michel (professeur d’informatique, université Paris XII)

Corinne Nativel (géographe, université de Besançon)

Frédéric Neyrat (sociologue, université de Limoges)

Gérard Noiriel (historien, directeur d’études à l’EHESS)

Fabienne Pavis (sociologue, université de Nantes)

Willy Pelletier (sociologue, coordinateur général de la Fondation Copernic)

Claude Pennetier (historien, CNRS-CHS, Paris I)

Jean-Marie Pernot (chercheur en sciences politiques, Ires)

Roland Pfefferkorn (professeur de sociologie, université de Strasbourg)

Louis Pinto (sociologue, CSE-CNRS)

Bernard Pudal (professeur de science politique, université Paris Ouest-Nanterre)

Gilbert Quelennec (musicien)

Emmanuel Renault (philosophe, Ecole Normale Supérieure)

Emmanuelle Reungoat, (doctorante en Science politique, Université Paris 1, CESSP)

Philippe Riutort (professeur de sciences sociales, lycée Henri IV)

Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII)

Francicisco Javier Sanchez Herrera (professeur de science politique, université des Canaries)

Thomas Sauvadet (sociologue, CERMES)

Nicolas Sembel (sociologue, université Bordeaux II)

Arnault Skornicki (politiste, université Paris Ouest Nanterre)

Patrick Simon (sociodémographe, Ined)

Luce Sommier (puéricultrice)

Charles Soulié (sociologue, université Paris VIII)

Annie Thébaud-Mony (sociologue, Inserm)

Sylvie Tissot (sociologue, université de Strasbourg)

Jacques Tolédano (président d’ETICITE)

Josette Trat (sociologue, université Paris VIII)

Bernard Valentini (sociologue, université Paris Ouest Nanterre, membre de la commission permanente du CNESER)

Jérôme Valluy (politiste, université Paris I)

Christophe Voillot (politiste, université Paris Ouest-Nanterre)

Louis Weber (ancien président de l’Institut de Recherche de la FSU, rédaction de Savoir/Agir)

Loïc Wacquant (professeur de sociologie, université de Californie – Berkeley)

Tanguy Wuillème (enseignant chercheur en sciences de l’information et de la communication, université Nancy II)

Jean-Pierre Zirotti (professeur de sociologie, université de Nice-Sophia Antipolis)

 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 16:37
Mesnil-copie-1

> Pétition et informations sur le site de la campagne

 

ADDE - Comede - ELENA-France - Emmaüs - Gisti - La Cimade - Ligue des droits de l'homme - Migreurop - MRAP - Réseau Education Sans Frontières - Secours Catholique - Syndicat des Avocats de France - Syndicat de la Magistrature

 

Centre de rétention du Mesnil 2 :
non à l'ouverture d'un camp d'internement des étrangers !

 

Alors que les audiences du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, l'administration s'apprête à créer à nouveau les conditions d'un drame.

La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L'ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s'ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places.

 

L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire.

Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s'ajoutent à cet univers carcéral.

 

Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.

 

Les associations signataires s'opposent à l'ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent les citoyens et les élus à se mobiliser contre l'internement administratif des étrangers.

 

Premiers signataires : ADDE, Comede, ELENA-France, Emmaüs, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, Migreurop, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature

 

> Pétition et informations sur le site de la campagne

Contact :  contrecramesnil@placeauxdroits.net


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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 11:39
logo_observatoire_menu_accu.jpg

Le chômage dans les quartiers dits sensibles (le 12 janvier 2010)

Près de 17 % de chômeurs dans les Zones urbaines sensibles (Zus). Un taux deux fois plus important que dans le reste du territoire.

Dans une même agglomération, le taux de chômage dans une zone urbaine sensible (Zus) est deux fois plus élevé qu’ailleurs : 16,9 % contre 7,7 % en 2008. Les jeunes (15-24 ans) sont les plus touchés, notamment les jeunes hommes avec un taux de 41,7 %. Ce taux est aussi élevé chez les jeunes filles : 29,6 %. Chez les plus âgés (50-59 ans), les hommes sont plus souvent au chômage, 12,9 % contre 8,5 % pour les femmes.

Cet écart s’explique d’abord par l’effet de la ségrégation urbaine. Ces quartiers ont connu le départ massif des couches moyennes, ils concentrent les difficultés sociales et on y trouve des populations ayant plus de difficultés à obtenir un emploi (sur-représentation des catégories populaires, des immigrés, des jeunes et des personnes peu ou non diplômées notamment).

A l’“effet quartier”, s’ajoute un “effet origine” : l’écart constaté est aussi une conséquence de la discrimination. Non seulement l’adresse portée sur le CV est stigmatisante, mais les employeurs et agences d’intérim opèrent aussi un tri plus ou moins explicite selon l’origine "ethnique" des postulants.

Taux de chômage par âge et par sexe
Unité : %

 

Zones urbaines sensibles (Zus)

Quartiers hors Zus des unités urbaines ayant une Zus

Hommes

Ensemble Hommes

18,1

7,7

15-24 ans

41,7

19,1

25-49 ans

14,6

6,4

50-59 ans

12,9

5,8

Femmes

Ensemble Femmes

15,6

7,7

15-24 ans

29,6

16,1

25-49 ans

15,1

7,3

50-59 ans

8,5

4,7

 

Ensemble

16,9

7,7

 

Source : Insee - Enquête emploi. Année des données : 2008, population active de 15 à 59 ans

A lire sur notre site :

Discriminations à l’embauche des jeunes d’origine immigrée

Le diplôme protège moins dans les quartiers sensibles

Pour en savoir plus : rapport 2009 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles

 

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 20:00
Cela fait plusieurs années, maintenant, que la ville de Noisy le Grand est devenue propriétaire du Fort dit de Villiers. 93 Fort de villiers entrée couleurWEBLes activités qui se déroulaient dans ce lieu ont cessé. Aujourd'hui, le Fort est fermé et nous ignorons son devenir. Au dela de la légitime question patrimoniale, même s'il s'agit d'un ouvrage militaire (qui vaut bien pourtant la villa Cathala ou une ancienne ferme), nous aimerions bien savoir ce que la majorité municipale compte faire, un jour, de ce site ... Peut-être un débat en perspective pour le conseil de quartier de cette partie de la ville ?

C'est aussi le combat de l'association qui nous a transmis ce texte que nous portons bien volontiers à votre connaissance.

On a le droit de voir rouge

Bonsoir,

Beaucoup d'entre vous nous ont demandé un article sur le fort De Villiers Propriété de Noisy le Grand.
Aujourd'hui avec le soutien de tous nos amis du Patrimoine, de l'Environnement, de l'Histoire, de la Culture, de la Vie Sociale du Fort de Villiers, nous souhaitons que nos articles soient diffusés le plus largement possible.

Dans ce but nous vous demandons de bien vouloir mettre si possible ce texte sur vos blogs.

La visite de notre site : http://www.asfv.eu  vous permet de vous informer sur son passé, son présent et son avenir.

Très cordialement

Le Président de l'ASFV

 

La protection de l’environnement est une bien vaste expression …


Qui eut cru qu’un Fort militaire pourrait faire partie d’Espaces verts ?


Et pourtant, il suffit d’observer par exemple le Fort de Villiers pour constater qu’il est recouvert  de toute une végétation au sein de laquelle des réseaux trophiques intéressants se sont constitués.


Le Fort de Villiers appartient à la Ville de Noisy-le-Grand. Sa superficie actuelle est de 4 ha. Il est définitivement  clos et fermé au public depuis décembre 2009 où des grilles de sécurités ont été posées pour en sécuriser l’accès. La passerelle provisoire d’accès ayant été enlevée. La lecture de nos informations, histoire, vidéos sur notre site : http://www.asfv.eu vous guideront pour mieux le connaître.Plancarte01.JPG


Ce fort, comme tous ceux de sa génération (1870) et type Séré de Rivière, a été enterré sous trois mètres de terre pour amortir les obus. Si, au début de son existence cela se manifestait par de buttes où ne s’installait dans un premier temps qu’une strate herbacée (Photo carte postale N°1), avec le temps, la progression habituelle s’est faite : une strate arborescente puis une arborée se sont mises en place.

Aujourd’hui,  il a été relevé au sein de cet espace devenu « vert » de nombreuses espèces végétales typiques locales avec développement d’une faune plus ou moins discrète. Quant aux douves qui entourent le Fort elles présentent la flore et la faune typique des milieux stagnants.

Ainsi, petits et moyens mammifères (insectivores telles la musaraigne ou la taupe voire même des oreillards, rongeurs divers, renards) et Oiseaux (toutes sortes de mésanges, pinsons, pics, sitelle, etc.) cohabitent avec de nombreux amphibiens, lacertiliens, multitude d’espèces d’insectes, arachnides et autres arthropodes terrestres comme aquatiques.

Ils ont tissé avec le temps des réseaux trophiques qu’il convient de protéger comme dans tout espace vert classique.

L’abondance des feuillus est un puits de capture du CO2 tant récrié et, également,  une source d’Oxygène tant apprécié : les feuilles en effet par leur chimie photosynthétique diurne, capturent du CO2 et produisent de l’Oxygène. Ce dernier est évidemment consommé en priorité par les cellules végétales pour leur propre respiration mais la production est supérieure à cette utilisation, le surplus est alors libéré de jour dans l’atmosphère et participe au maintien de l’Oxygène dans cette dernière  pour assurer la respiration de tous, de jour comme de nuit… Etre près d’une telle « usine » ne peut être que favorable à la qualité d’oxygénation de l’air d’une Ville … D’où l’expression «un Bois, c’est  un poumon vert  pour une ville» (Photo N°2).

Nous devons donc protéger toute cette couverture végétale et les biocénoses qu’elle a créées avec la faune des lieux.Planfort02


Le fort de Villiers doit être considéré comme tout espace vert à protéger sans compter bien évidemment les structures souterraines construites qui offrent  non seulement des témoignages du passé mais des possibilités d’utilisation actuelle pour de nombreuses manifestations qu’une ville pourrait y engager sans gêner ni les voisins ni les espèces naturelles implantées (clubs, associations, lieux de répétition pour groupes de musiciens, salles de conférences, etc.).

Les passionnés d’histoire soutiennent le fort en tant que tel. Les responsables du patrimoine s’y intéressent.


Reste aux Environnementalistes à nous aider à maintenir ce Fort menacé par l’urbanisation.

L'Association de Sauvegarde du Fort de Villiers, richesse patrimoniale de Noisy-le-Grand (93), œuvre pour le soustraire de l'anonymat et pour sa réhabilitation. Merci de la soutenir dans son action en postant quelques mots sur www.asfv.eu

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 17:23
Comme chaque année, nous relayons la publication du rapport annuel de la fondation Abbé Pierre. Certes, sa lecture peut sembler fastidieuse tant la "mécanique" de production de logements est complexe.
Pour autant, il suffit d'aller de la page 161 à la page 174 pour comprendre que les effets d'annonce ... ne sont que des effets d'annonce, de la poudre aux yeux, en quelque sorte.

Ainsi quand notre bon maire nous indique au détour de son discours de voeux, le 12 janvier dernier, que la ville ne renoncera pas à ses projets pour les Bas Heurts et le Clos Saint Vincent, même avec l'appui de l'agence foncière régionale - attendons toutefois le résultat des élections -, il y a hélas loin de la "coupe aux lèvres" s'agissant de la construction de vrais logements sociaux.
Par contre, pour les 70% de logements à vendre
prévus pour chaque programme , on attend avec impatience de voir le résulat par ces temps de crise durable. Sans doute que nos banquiers préférés vont se précipiter !

Alors, éco-quartiers ou pas, arrêt de la densification ou non, il est au moins une affirmation publique qui doit cesser. C'est celle qui annonce aux noiséens que l'on va construire les logements sociaux qui leur manquent, le tout en méprisant ceux qui contestent pour de bonnes raisons la façon de faire municipale.

La ville n'a ni les moyens, ni la volonté, tout simplement parce que cela n'est pas de sa seule compétence. L'Etat se désengage depuis trop longtemps et on ne bluffe pas avec la misère et la précarité.

Cliquez et lisez ce 15ème rapport de la Fondation Abbé Pierre :

 Fondation Abbé Pierre rapport 2010 Fondation Abbé Pierre rapport 2010

On a le droit de voir rouge




 

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 11:18

Daniel Bensaïd nous a quitté mardi 12 janvier

 

Bensaid.jpg


Hommage de Là-bas à Daniel Bensaïd.
Dimanche 24 janvier 2010 à la Mutualité à Paris un hommage était rendu à Daniel Bensaïd.

Une girafe dans un champ de mulots

 

Une girafe dans un champ de mulots. Voilà comment on peut représenter Daniel Bensaïd dans le paysage intellectuel d’aujourd’hui. Ce que je dis n’est pas très aimable pour les mulots, c’est vrai. Mais, déjà parmi ces mulots, vous avez reconnu BHL ou Finkielkraut ou Cohn Bendit, ...

À chacun son mulot. Moi, c’est Télérama. À la mort de Daniel Bensaïd, Télérama a titré « Une pensée s’éteint ». Le lendemain sur leur site, ils ont rectifié, c’est devenu « Un penseur s’éteint ». Mais rassurez-vous, cher Télérama, le penseur et la pensée sont restés allumés.

Vous avez pris vos rêves pour des réalités. Sachez-le, la lutte continue ! Ah, bien sûr, les vieux soixante-huitards en chaise roulante continueront longtemps encore à se battre à coup de canne à propos de Kronstadt et des amours de Frida et Léon dans la maison bleue accrochée à la colline.

Mais la lutte continue, elle se mobilise pour les Conti ou les Goodyear, elle lutte contre la privatisation de la Poste et contre la Pwofitassion, elle se bat pour ce qu’il appelait « l’éco-communisme ».

 

Bensaïd voulait assurer la suite de l’histoire, il n’était pas du genre à mettre des enclumes dans les poches des enfants.

Et pour ça, j’avoue que je me suis un peu servi de lui en l’invitant à la radio. Pour dire, voyez, notre génération c’est pas que des renégats, pas que des publicitaires libertaires, pas que des épaves social-démocrate... Pas que ceux qui ont propagé la théologie de l’impuissance et du renoncement et qui ont installé la peur au cœur même du système social. Ceux qui nous ont persuadé que nous ne pouvons rien sur notre devenir, et -encore mieux- qui nous ont fait croire que toutes les luttes ont été vaines, quand elles n’ont pas conduit au goulag.

C’est ça l’irrésistible dont parlait Bensaïd. Résister à l’irrésistible, c’est résister à cette résignation c’est résister à ce détachement cynique qui justifie les inégalités, l’appropriation privée, la sauvagerie des rapports sociaux.

En fait Bensaïd n’avait jamais perdu la boussole de sa jeunesse. Le mot communisme par exemple. Il s’est cassé les reins à débarrasser ce mot de toutes les casseroles pleines de gravats que l’histoire lui a accrochés dans le dos. Et Marx ?

Marx revendiqué par Jacques Attali, Alain Minc et Joseph Staline...Comment débarrasser Marx de son manteau de plomb ?

Bensaïd a passé sa vie à nous dire que c’est par là que se trouvent les outils, les leviers et les munitions pour tous ceux qui n’ont pas renoncé à faire le pari de l’émancipation humaine.

Pour Bensaïd, cette émancipation n’est pas un pari, c’est une évidence. Cette émancipation vient du bas. On ne fait pas le bonheur des peuples malgré eux. Même si on est du côté de l’opprimé, et surtout si on est du côté de l’opprimé...

Il revenait souvent sur « l’auto émancipation ». Sa boussole lui venait de ce bistrot toulousain où sa mère chantait « Le temps des cerises » et, où son père, dans le tiroir du comptoir, rangeait son étoile jaune, souvenir de Drancy.

C’est de là que lui venait ce dur désir d’égalité.

Sauf que l’égalité, nous ne la désirons qu’avec nos maîtres.

Évidemment les maîtres et les dominants sont beaucoup moins enclins à l’égalité et au partage. Il faut parfois leur tirer un peu l’oreille et même leur tirer un peu dessus.

Car comme disait les Motivés « Il n’y a pas d’arrangement »
Ou bien tu luttes contre les abus du capitalisme en disant « un autre capitalisme est possible « ou bien tu cherches les voies et les moyens pour le renverser...

Non, la pensée n’est pas éteinte et le penseur non plus.

Comme disait Bensaïd, « Au moins pour s’épargner la honte de ne pas avoir essayé »,

 

La lutte continue !


Daniel Mermet
24 janvier 2010

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