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Pourquoi ?

Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne les interventions municipales de nos élus, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui ont participé à la construction de la Liste NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

Bon Blog
Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

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onaledroitdevoirrouge@orange.fr

19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 21:41

Avant le congrès du NPA, nous avions mis en ligne une réflexion de Clémentine AUTAIN à ce sujet, publiée dans Cerises.

Il est donc bien naturel que d'autres avis s'expriment. D'ailleurs,... à notre avis..., il serait dommage de croire que le NPA est à l'agonie. Disons que dans ce moment difficile d'articulation entre mouvements sociaux et construction politique alternative, malgré un rejet massif de la politique de l'équipe Sarkoziste, il est urgent de parvenir à dépasser ce qui peut encore bloquer un projet politique commun et populaire qui, bien évidemment, ne passe pas que par les urnes.

 

On a le droit de voir rouge 

 

Non, le NPA n'est pas mort !
18 Février 2011 Par Philippe Corcuff

Par Philippe Corcuff (sociologue), Sandra Demarcq (membre du Conseil Politique National du NPA) et Willy Pelletier (sociologue).

Le « microcosme » bruisse d'une folle rumeur : le Nouveau Parti Anticapitaliste serait mort...alors qu'il réunissait seulement son premier congrès (11-13 février 2011, Montreuil). Certains murmurent : « enfin ! ». De jeunes gens pressés, éblouis par les caméras, confondent, dans leur enthousiasme neuf pour le Front de Gauche, ouverture politique et promesses de postes. 

Certes, le NPA n'a pas tout à fait répondu aux ambitions de son congrès fondateur de février 2009. De nombreux adhérents sont partis, mais 6000 sont encore là (nettement plus que le Parti de Gauche). La très grande majorité des partants n'a d'ailleurs pas manifesté par là son désaccord avec une stratégie électorale. Plus prosaïquement, trouver sa place dans une organisation politique n'est pas si simple. Ce qui interroge les modalités prises par la forme « parti », les contraintes du militantisme, ce en quoi il peut être utile pour nourrir la dignité des opprimés et améliorer leur condition. Le NPA est un lieu contradictoire, avec des faiblesses et des atouts. De multiples débats le traversent, le déstabilisent, l'enrichissent, à l'image de nos vies ordinaires. Bref, c'est un lieu vivant, bien vivant !  

Il faut être asservi au culte de l'immédiat pour diagnostiquer la fin irrémédiable d'un parti qui n'a que deux ans d'âge. Sur le marché politico-médiatique, les produits semblent se périmer aussi vite qu'ils naissent. Contre cette absorption dans l'immédiateté, le regretté Daniel Bensaïd appelait à trouver un « point de suture entre passé et futur » (dans Une radicalité joyeusement mélancolique, Textuel, 2010), en puisant dans la mémoire critique comme dans les ouvertures inédites de l'à venir. Pas pour fuir le présent, dans la nostalgie ou le rêve, mais pour s'y confronter : « le présent, et lui seul, commande le faisceau des "peut-être" », ajoutait-il.

De ce point de vue, l'inédit historique ne se confond pas avec la mode, comme nous le montrent encore une fois les processus révolutionnaires en Tunisie et en Egypte. Nous avancerons alors plus prudemment que le NPA est encore à naître. Car le NPA n'est pas un parti « clé en main » : c'est un processus en cours. Une aventure originale a été lancée : celle de l'émergence d'un paradoxal parti libertaire, qui combine et met en tension les nécessités de l'organisation et celles de la non-professionnalisation politique. 

Une telle initiative questionne les évidences de la politique officielle : une politique anticapitaliste et non-professionnelle est-elle possible ? Pour qui rêve d'être ministre, député ou conseiller général, certes non ! La carrière politique et le capitalisme sont des conditions de leur activité, aussi invisibles et nécessaires que l'air qu'ils respirent. Pour qui croit que la politique est, avant tout, affaire d'engagement citoyen et d'activité populaire, oui ! Après les déconvenues du XXe siècle du point de vue des logiques de monopolisation des pouvoirs, des formes soft de la représentation politique professionnalisée aux barbaries bureaucratiques, comment envisager une autre politique qui ne s'adosserait pas à un autre rapport à la politique ? 

Car même nos démocraties représentatives, réglées par la concurrence entre professionnels de la politique, sont bien peu démocratiques. Le TCE fut ratifié à Versailles et la loi sur les retraites votée contre la mobilisation de millions de citoyens. La gauche de l'avenir ne peut reproduire ces formes politiques traditionnelles. Il faut inventer une manière radicalement différente de pratiquer la politique à l'école des mouvements sociaux. 

C'est dans cette perspective que le NPA, avec des erreurs, des tâtonnements et des doutes, a commencé à ouvrir un chemin. Olivier Besancenot a su incarner cette timide possibilité d'une gauche de la rue qui ne déserte pas pour autant le terrain des élections. Mais en faisant de l'auto-organisation populaire le roc, et non la passive délégation aux divers hommes providentiels dont les médias abusent et qu'ils usent tout aussi rapidement. Pour que « la politique autrement » ne soit pas seulement un slogan marketing de plus pour des aspirants à la carrière politique en mal de « créneaux porteurs ». 

Faire de la politique en refusant les codes étriqués de la politique instituée : il y a peu d'endroits où une telle expérience fut tentée. C'est pourquoi, malgré le flot des bavardages funéraires, le NPA n'a pas dit son dernier mot.

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