Vendredi 12 février 2010
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16:47
Information du DAL
Environ 40 personnes, et quelques enfants ont été expulsé hier
matin, par d’importantes forces de police.
L’immeuble a été détruit avec les biens des occupants. Certains habitaient là depuis 10 ans. Il
s’agissait d’un immeuble de logements, appartenant à la mairie de Bagnolet, qui selon certaines sources aurait été revendu récemment à une filiale du groupe Auchan pour construire des
logements.
Aussitôt expulsés, les bulldozers se sont mis au travail, détruisant les biens des expulsés restés dans
l’immeuble. L’huissier de justice présent sur les lieux a répondu que la mairie avait refusé de louer un garde meuble. Aucun inventaire des biens n’a été dressé, en violation avec le code des
procédures civiles d’exécution qui régit le travail des huissiers de justice.
Le commissaire en charge d’exécuter l’expulsion a assisté à la
destruction des bien sans broncher.
Devant être reçus par un adjoint au logement, les expulsés ont alors attendu en vain 2 heures sous la
neige, devant la mairie de Bagnolet, puis ont été se mettre à l’abri dans un gymnase voisin, vers 15 h00.
Un responsable de la préfecture de Saint Denis dépêché sur place a fait évacuer le gymnase par les
gardes mobiles à la demande du maire. Les expulsés à nouveau à la rue se sont rassemblés et sont remonteés vers l’immeuble en cours de destruction.
Il s’agit d’un nouveau dérapage après celui du 25 rue de l’échiquier, Paris 10ème. Cette fois les autorités chargées de faire
respecter la loi s’en affranchissent, et remettent en cause gravement les droits des personnes expulsées de leur logement.
Les expulsés sont en majorité des migrants d’Afrique de l’Ouest, des Français, et quelques sans papier.
Des habitants de Bagnolet, des représentants de RESF et de la CIP sont sur place et apportent leur soutien.
Droit Au logement dénonce cette expulsion en plein
hiver, qui une fois de plus piétine les droits des personnes vulnérables. Le DAL demande
aux autorités :
-
de prendre des mesures immédiates pour reloger les expulsés, si nécessaire par voie de
réquisition,
-
de mener une enquête et sanctionner les responsables de cette destruction de biens injustifiée,
-
la régularisation des expulsés qui sont sans papier.
Droit Au Logement a été saisi sur ce dossier,
lors d’un rassemblement en fin de matinée organisé pour soutenir les habitants d’un taudis sans toit, sans eau courante et sans électricité pour certains locataires,
situé 35 rue Marie Anne Colombier.
Pour en savoir plus et voir les vidéos, cliquez sur le lien du DAL
Quels que soient nos positions politiques personnelles, on ne peut accepter ce genre de comportement de la part d'une municipalité!
Quelle était l'urgence? Le "squat" existait depuis plus de 10 ans (selon les sources journalistiques).
Soit le problème aurait dû être "traité" depuis longtemps (sans ouvrir un autre débat, récurent, qui ne peut être résolu ici, dans l'instant).
Soit le "minimum d'humanité" consisterait à avoir averti de la date de démolition. Ce qui ne ressort dans aucune information, y compris venant de la mairie concernée.
Permettant à chacun de préserver ses effets personnels et autres papiers administratifs.
De toutes les façons, pas en cette période de grands froids et dans les conditions énoncées.
Cela ressemble au comportement de l'état face à ces élèves étrangers, qui ont pourtant été déjà admis au sein des établissements français, qui se retrouvent sous procédure d'expulsion, l'année de leur baccalauréat !
(voir le lien ci dessous)
http://www.educationsansfrontieres.org/
Soyons logiques et honnêtes !
il y a les faits, Rien que les faits !
ON A LE DROIT DE VOIR ROUGE
Peut importe les raisons, justifiées ou pas, avec ce froid, la présence de Femmes et d'Enfants, c'est proprement scandaleux et inhumain.Ici, l'Etat ne sort pas grandi
C'est sans doute ce qui c'est passé. La ville était-elle informée de la décision préfectorale ? Peu importe en fait, seul reste le fait que l'on a expulsé en plein hiver ... Il fait - 5 dégré encore ce soir !
On a le droit de voir rouge