La protection de l’environnement est une bien vaste expression
…
Qui eut cru qu’un Fort militaire pourrait faire partie d’Espaces
verts ?
Et pourtant, il suffit d’observer par exemple le Fort de Villiers
pour constater qu’il est recouvert de toute une végétation au sein de laquelle des réseaux trophiques intéressants se sont constitués.
Le Fort de Villiers appartient à la Ville de Noisy-le-Grand. Sa
superficie actuelle est de 4 ha. Il est définitivement clos et fermé au public depuis décembre 2009 où des grilles de sécurités ont été posées pour en sécuriser l’accès. La passerelle
provisoire d’accès ayant été enlevée. La lecture de nos informations, histoire, vidéos sur notre site : http://www.asfv.eu vous guideront
pour mieux le connaître.
Ce fort, comme tous ceux de sa génération (1870) et type Séré de
Rivière, a été enterré sous trois mètres de terre pour amortir les obus. Si, au début de son existence cela se manifestait par de buttes où ne s’installait dans un premier temps qu’une strate
herbacée (Photo carte postale N°1), avec le temps, la progression habituelle s’est faite : une strate arborescente puis une arborée se sont mises en place.
Aujourd’hui, il a été relevé au sein de cet espace devenu
« vert » de nombreuses espèces végétales typiques locales avec développement d’une faune plus ou moins discrète. Quant aux douves qui entourent le Fort elles présentent la flore et la
faune typique des milieux stagnants.
Ainsi, petits et moyens mammifères (insectivores telles la
musaraigne ou la taupe voire même des oreillards, rongeurs divers, renards) et Oiseaux (toutes sortes de mésanges, pinsons, pics, sitelle, etc.) cohabitent avec de nombreux
amphibiens, lacertiliens, multitude d’espèces d’insectes, arachnides et autres arthropodes terrestres comme aquatiques.
Ils ont tissé avec le temps des réseaux trophiques qu’il convient de
protéger comme dans tout espace vert classique.
L’abondance des feuillus est un puits de capture du CO2 tant récrié
et, également, une source d’Oxygène tant apprécié : les feuilles en effet par leur chimie photosynthétique diurne, capturent du CO2 et produisent de l’Oxygène. Ce dernier est évidemment
consommé en priorité par les cellules végétales pour leur propre respiration mais la production est supérieure à cette utilisation, le surplus est alors libéré de jour dans l’atmosphère et
participe au maintien de l’Oxygène dans cette dernière pour assurer la respiration de tous, de jour comme de nuit… Etre près d’une telle « usine » ne peut être que favorable à
la qualité d’oxygénation de l’air d’une Ville … D’où l’expression «un Bois, c’est un poumon vert pour une ville» (Photo N°2).
Nous devons donc protéger toute cette couverture végétale et les
biocénoses qu’elle a créées avec la faune des lieux.
Le fort de Villiers doit être considéré comme tout espace vert à
protéger sans compter bien évidemment les structures souterraines construites qui offrent non seulement des témoignages du passé mais des possibilités d’utilisation actuelle pour de
nombreuses manifestations qu’une ville pourrait y engager sans gêner ni les voisins ni les espèces naturelles implantées (clubs, associations, lieux de répétition pour groupes de musiciens,
salles de conférences, etc.).
Les passionnés d’histoire soutiennent le fort en tant que tel. Les
responsables du patrimoine s’y intéressent.
Reste aux Environnementalistes à nous aider à maintenir ce Fort
menacé par l’urbanisation.
L'Association de Sauvegarde du Fort de Villiers, richesse
patrimoniale de Noisy-le-Grand (93), œuvre pour le soustraire de l'anonymat et pour sa réhabilitation. Merci de la soutenir dans son action en postant quelques mots sur www.asfv.eu
On a le droit de voir rouge
C'est effectivement curieux !
On a le droit de voir rouge