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Pourquoi ?

Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne les interventions municipales de nos élus, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui ont participé à la construction de la Liste NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

Bon Blog
Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

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Contact "Noisy Solidaire, à gauche vraiment !"

onaledroitdevoirrouge@orange.fr

7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:09

Face au déferlement d'énergie soudain dont fait preuve le ministre de l'Intérieur (en a-t-il autant pour régler la situation faite à des centaines de familles Roms dans notre pays ou contre l'islamphobie récurente ?) à l'égard d'un pseudo humoriste dont les "plaisanteries nauséabondes" ne sont malheureusement pas nouvelles, nous restons quant à nous sur ce cri terrible et insoutenable

Nous vous le donnons à lire ...

 

Lettre aux spectateurs de Dieudonné 

ce jeudi 9 janvier 2014 à Nantes.

 (Si l'ambiance le rend possible, j'irai distribuer ce tract jeudi soir devant les files d'attente au Zénith, et si ce n'est pas possible, je les mettrai sur les véhicules des parkings, et si ce n'est pas non plus possible, je le lirai à haute voix, et en attendant je le mets sur internet.)

Chers spectateurs, nous ne pourrons pas rire avec vous au Zénith chez Dieudonné.

Et nous ne pourrons pas non plus demander l'interdiction du spectacle avec le ministre Manuel Valls.

Il nous est impossible de rire quand Dieudonné se moque de façon obsessionnelle de la mémoire des millions de juifs non-sionistes et anti-sionistes qui ont été assassinés méthodiquement dans les chambres à gaz hitlériennes : hommes, femmes, enfants.

Nous ne pouvons pas non plus prendre prétexte des provocations antisémites de Dieudonné pour limiter la liberté d'expression, avec ce gouvernement qui persécute par ailleurs les tziganes et les sans-papiers, et qui s'emploie à produire un immense désespoir social et éducatif qui nourrit vraiment le racisme fasciste.

Chers spectateurs, il y a plus de cent ans lors de l'affaire Dreyfus qui était un juif injustement condamné, il y a eu une grande et belle alliance, contre l'antisémitisme, entre les républicains laïcs et le mouvement ouvrier des socialistes révolutionnaires, comme Jean Jaurès, et des anarcho-syndicalistes. Cette alliance s'est retrouvée 40 ans plus tard dans la Résistance et se retrouve encore aujourd'hui. Pour qui le veut !

Bien qu'ignorée par les partis et médias dominants, notre proposition est disponible sans intermédiaire et directement appropriable par tous, chacun où il est.

La voici :

Une société de justice et de liberté, auto-organisée sans violence ni exclusions, sans privilèges et sans précarité,

·         qui mettra fin aux « crimes économiques et écologiques contre l'Humanité » par des lois efficaces contre la finance internationale,

·         qui sera fidèle aux promesses démocratiques, économiques et antiracistes de la Résistance anti-nazie, tellement trahies actuellement,

·         qui respectera les droits de tous à la dignité, à la créativité et à l'éducation, si bien que beaucoup de responsabilités publiques et politiques pourront être tirées au sort.

Réfléchissez-y par vous mêmes, loin des propagandes, des haines entretenues et des conditionnements idéologiques visant à nous diviser et à nous méfier de tous et de chacun.

Chers spectateurs de Dieudonné, prenez soin de vous, veillez sur vous. Nous vous demandons sincèrement de sortir la tête d'internet et de votre isolement devant les écrans vidéos, et de prendre cinq à six minutes pour lire à tête reposée, ces témoignages écrits qui ont été retrouvés enterrés après la guerre, dans le sol du camp d'extermination d'Auschwitz, afin que vous preniez conscience de votre responsabilité humaine, pour ne jamais oublier ce qui s'est passé et le raconter à vos enfants. Tous contact luc.douillard

Voici des scènes d'épouvante, qui nous mettent devant une double ou triple contrainte indépassable, puisqu'il est indigne de les taire, qu'il serait indécent de les raconter sans pleurer, et injuste de les réduire à l'émotion, car il faut aussi y ajouter la colère politique.

(Source : Revue d'histoire de la Shoah, n° 171, janvier-avril 2001, 421 pages, « Des voix sous la cendre » – Manuscrits des Sonderkommandos d'Auschwitz-Birkenau, Notes retrouvées du détenu témoin Lejb Langfus, texte traduit du yiddish par Maurice Pfeffer.)

LES SIX CENT JEUNES GARÇONS

« On avait amené au milieu de la journée six cent jeunes garçons juifs de douze à dix-huit ans, revêtus du costume rayé du camp, très léger et en loques, avec des chaussures ou des sabots de bois. Les enfants avaient l'air si beaux, si éclatants, si bien bâtis qu'ils rayonnaient dans leurs haillons. C'était dans la seconde moitié d'octobre 1944. Ils étaient conduits par vingt-cinq SS lourdement armés. Une fois qu'ils furent montés dans la cour, le chef du kommando leur avait ordonné : « Déshabillez-vous dans la cour ! ». Les enfants avaient aperçu la fumée de la cheminée et avaient aussitôt compris qu'on les menait à la mort. Terriblement effrayés, ils se sont mis à courir en tous sens en s'arrachant les cheveux, ne sachant comment se sauver. Beaucoup éclataient en sanglot et l'on entendait s'élever une extraordinaire lamentation. Le chef du kommando et son adjoint se sont mis à frapper sauvagement les enfants sans défense pour qu'ils se déshabillent. Quand le gourdin a finit par se briser à force de frapper, il en a pris un autre et à continué à fracasser les têtes. Le plus fort a été vainqueur. Les enfants se sont déshabillés en proie à une peur instinctive de la mort. Une fois nus et déchaussés, ils se pressaient les uns contre les autres pour se protéger des coups mais ne descendaient toujours pas [au bunker de gazage]. (…). Les voix pures des jeunes enfants devenaient au fur et à mesure de plus en plus fortes pour exhaler une profonde et amère plainte. Leurs bruyants sanglots se faisaient entendre au loin. On était complètement assourdi et envoûté par ces pleurs désespérés. Les SS assistaient à la scène avec un sourire satisfait et sans une ombre de compassion, puis avec l'orgueilleuse joie des vainqueurs, ils les poussèrent dans le bunker en les frappant brutalement. (...) » (Pages 78 et 79).

LES TROIS MILLE FEMMES NUES

« C'était au début de 1944. Il soufflait un vent froid et coupant, le ciel était couvert, la terre était complètement gelée. Le premier camion, plein à craquer de femmes et de filles nues, était arrivé au crématoire. (…) Le camion s'arrête. [On] soulève la benne [et] on bascule les corps comme on décharge un tas de gravier sur une chaussée. Celles qui gisaient devant tombent sur le sol dur, se fracassent la tête et le corps si bien qu'elles perdent la force de bouger. (…) On entend [–] des gémissements. Celles qui […] commencent à s'extraire du tas, [se] mettent debout [–], commencent à grimper (…), elles tremblent et grelottent terriblement de froid. Elles se traînent lentement jusqu'au bunker qui s'appelle « local de déshabillage » où l'on accède par un escalier comme vers une cave. (…) Elles sont depuis longtemps au camp, elles savent parfaitement que le bunker est la dernière étape vers la mort. Elles sont, pourtant, très reconnaissantes, avec des regards pitoyables et suppliants, elles remuent la tête pour exprimer leur gratitude, montrant avec les mains qu'il leur est difficile de parler. (…)

Huit jours plus tôt (…) on leur avait ordonné de se mettre toutes nues pour examiner si elles étaient en bonne santé. Après s'être déshabillées, on les avait poussées nues dans trois blocs, à raison de mille par blocs, étroitement serrées, puis enfermées pendant trois jours pleins, sans la moindre goutte d'eau, ni le moindre morceau de pain. Trois terribles journées de faim. (…).

Tout autour, de nombreuses jeunes filles se tenaient debout ou assises, têtes penchées, obstinément muettes. (…) Une mère est assise près de sa fille (…) la fillette a frissonné et a poussé un cri désespéré : « Maman ! ». Elle n'a plus rien dit. C'était ses derniers mots. (…) Des heures durant, des camions sont arrivés, qui se débarrassaient de leur masse humaine en la basculant par terre. Quand elles ont enfin été toutes rassemblées, on les a poussées dans le bunker de gazage. Les hurlements désespérés et les pleurs amers étaient effroyables, un terrible vacarme (…) des cris étouffés de toute sorte se sont entremêlés jusqu'à l'arrivée de la voiture de la Croix-Rouge [nazie] qui a mis fin à leur douleur et leur souffrance en lançant quatre boites de gaz par les quatre portillons supérieurs, aussitôt fermés hermétiquement. Dans un mystérieux silence, elles ont rendu l'âme. » (Pages 79 à 83).

AVEC LA RÉSISTANCE

« C'était vers la fin de 1943. On avait amené 164 Polonais de la région, parmi lesquels douze jeunes filles, tous membres d'une organisation secrète [de la résistance polonaise anti-nazie]. (…) Une jeune polonaise a adressé à tous les présents, déjà nus dans le bunker de gazage, un bref et ardent discours contre l'oppression et les assassins hitlériens qu'elle a terminé ainsi : « Nous n'allons pas mourir, nous serons immortalisés dans l'histoire de notre peuple. Notre initiative et notre esprit vivent et s'épanouissent. (…) À bas la barbarie, incarnée par l'Allemagne hitlérienne ! Vive la Pologne ! ». Elle s'est alors adressée aux Juifs du Sonderkommando : « Rappelez-vous que votre devoir sacré est de venger notre sang innocent. Rapportez à nos frères de Pologne que nous allons au-devant de notre sort avec une grande fierté et en pleine conscience. » Les Polonais se sont agenouillés à terre et ont récité avec ferveur une prière dans une pose impressionnante. Puis ils se sont relevés et ont chanté en choeur l'hymne national polonais. Les Juifs ont chanté la Hatikva. L'horrible destin commun a fondu ensemble dans ce petit coin maudit les accents lyriques de ces deux hymnes différents. Ils exprimaient avec une profonde et émouvante ardeur leurs ultimes sentiments et leur espoir en l'avenir glorieux de leur peuple. Puis ils ont chanté ensemble l'Internationale. Entre-temps, était arrivé la voiture de la Croix-Rouge [nazie], et l'on a injecté le gaz dans le bunker. Ils ont exhalé leur âme en plein chant et en pleine extase, en rêvant d'un monde fraternel et meilleur. » (Pages 70-71).

***

 

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