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Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne les interventions municipales de nos élus, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui ont participé à la construction de la Liste NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

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Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

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onaledroitdevoirrouge@orange.fr

17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 10:00

Nous ne savons pas si la lutte qui s'annonce à propos du financement des retraites, sera la "mère des batailles" mais une chose est certaine, on ne peut plus se laisser tondre comme des moutons. La mécanique infernale de l'appauvrissement, doublée d'un message idéologique qui tue l'espoir des générations à venir -  N'entendons-nous régulièrement pas maintenant des jeunes dire "nous allons travailler jusqu'à 70 ans et nous n'aurons pas de retraite" -  n'est pas acceptable, ou plutôt n'est plus acceptable.

 

Après avoir assisté et subi pendant plus de vingt ans les sorties "du tunnel" et les parodies de réforme qui consistaient au passage à culpabiliser, version démagogie, les uns par rapport aux autres - les fameux régimes spéciaux et les fonctionnaires (quelle sinistre rigolade quand on voit le niveau moyen des retraites dans ce pays,  dans le privé ou le public,  et le régime spécial des députés et sénateurs ou les parachutes dorés ) -, il est temps que l'on nous parle de solutions neuves et surtout que nous les construisions.

 

Après l'arnaque à propos de l'emploi des seniors, alors que les entreprises n'ont de cesse de virer tout bon cinquantenaire et des broutilles qui se respecte, après avoir vu et voir encore bousiller massivement l'emploi des jeunes, il est clair que les donneurs de leçons ne sont pas les bienvenus.

 

On ne va quand même pas oublier qu'au sortir de la deuxième guerre mondiale, en pleine reconstruction, le compromis social issu de la Résistance, autrement appelé CNR, débouchait sur la création de la Sécu ... et que certains, depuis plus de 15 ans, voire plus, n'ont qu'une seule ambition ... le démolir !

Tout n'est pas figé, certes, mais delà à organiser recession et misère de façon aussi méthodique, il y a de quoi se mettre en colère ... et il y a de quoi partir en grève générale.

 

Merci aux organisations syndicales de ne pas se tromper en allant à canossa ...

 

C'est pourquoi, une fois encore (mais c'est aussi de la pub !), nous mettons en ligne une contribution d'Alternatives Economiques sur ce sujet qui doit nous préoccuper au plus haut point.

 

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L'alarmisme sur les retraites est très excessif. Le nouveau rapport du Conseil d'orientation des retraites montre surtout qu'il faut augmenter les cotisations. En écartant d'emblée cette hypothèse, le gouvernement jette de l'huile sur le feu.

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a examiné cette semaine un rapport actualisant ses prévisions antérieures sur les équilibres financiers des régimes de retraite, en fonction notamment de la grave crise intervenue depuis deux ans. Ce rapport doit servir de base aux discussions entre les partenaires sociaux et l'Etat, qui se sont également engagées cette semaine et qui doivent déboucher sur une énième réforme des retraites, théoriquement actée à l'automne.

La publication de ce texte a donné lieu à un déferlement médiatique catastrophiste. La palme revient probablement au quotidien Le Monde, d'ordinaire plus mesuré, qui n'a pas hésité à titrer sur les 2 600 milliards d'euros qui vont manquer pour les retraites. Rien que ça… En somme, notre système de retraite serait au bord du gouffre, menacé d'effondrement immédiat.

Cela reflète probablement les fantasmes de nombreux journalistes sur la question ; dramatiser permet aussi de vendre plus de papier ou de faire davantage d'audience ; cela correspond enfin aux intérêts de ceux qui veulent faire avaler au bon peuple des coupes drastiques dans les systèmes sociaux, mais en tout cas cette dramatisation n'a rien à voir avec ce qui ressort d'une lecture précise et attentive du rapport du COR. Que dit-il en effet ? Deux choses.

Tout d'abord, la crise a sérieusement dégradé à court terme, de l'ordre de 20 milliards d'euros, soit un point de produit intérieur brut (PIB), l'équilibre des systèmes de retraite. A vrai dire, ce n'est pas une surprise et c'est même une excellente nouvelle : on attend en effet des systèmes de protection sociale qu'ils jouent un rôle de « stabilisateur automatique » en période de crise ! Comme leurs dépenses restent stables alors que leurs recettes, indexées sur l'activité, plongent, le déficit qui se creuse automatiquement soutient l'activité et contribue grandement à éviter un enchaînement dépressif fatal. C'est évidemment un problème à terme, mais il faut chercher à le régler avec prudence, car une hausse brutale des prélèvements à court terme ou une baisse significative des dépenses pourraient casser la fragile reprise qui s'amorce tout juste.

Ce que dit ensuite le rapport du COR c'est que, sauf mesures nouvelles, ce déficit supplémentaire dû à la crise ne se résorbera que très lentement et viendra s'ajouter à celui que le COR avait déjà prévu précédemment. Alors qu'en 2007, le Conseil prévoyait un déficit de 1 % du PIB en 2020, celui-ci serait désormais compris entre 1,7 % et 2,1 % du PIB, selon les trois scénarios plus ou moins optimistes retenus pour la croissance d'ici là. De même, en 2030, on passerait de 1,6 % du PIB de déficit prévu antérieurement à une fourchette de 1,9 à 2,9 % du PIB. Ces déficits sont importants mais, en même temps, il faut raison garder : les cotisations retraites pèsent actuellement 13 % du PIB, et les scénarios du COR sont fondés sur une stricte stabilité de ce pourcentage à l'avenir. Couvrir deux points de PIB de déficit, cela consiste à augmenter les recettes de 15 % d'ici 2020. C'est important, mais ce n'est pas non plus la mer à boire…

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Jusqu'ici un tabou avait prévalu dans les débats autour des réformes des retraites : malgré l'allongement de la durée de la vie et l'arrivée à l'âge de la retraite de générations nombreuses, il n'était pas question d'augmenter les cotisations. Il fallait jouer uniquement sur les autres paramètres : âge de départ, durée de cotisation, montant des retraites. Ce que montre simplement le rapport du COR, c'est que ce tabou − qui était déjà stupide avant la crise − n'est tout simplement plus tenable après, sauf à risquer de faire exploser le système. Il ne faut pas faire de démagogie à ce sujet : on peut certes envisager d'élargir l'assiette des cotisations en y incluant les revenus financiers, mais au niveau de recettes dont on parle, il faudra bien aussi augmenter les cotisations salariales et patronales. En écartant a priori toute hausse des cotisations du champ des discussions qui se sont ouvertes cette semaine, le gouvernement s'interdit donc de résoudre durablement la question du déficit des retraites, contrairement à ce qu'il prétend. Et au lieu de chercher à rassurer et pacifier une société inquiète des conséquences de la crise, il s'apprête à jeter de l'huile sur le feu en ajoutant encore de l'affrontement à la crise…

Le feuilleton de la réforme des retraites

Cela fait déjà quasiment un quart de siècle que tous les trois ou cinq ans, on procède à une "réforme des retraites", qui vise invariablement à rendre le système moins généreux pour en limiter le coût malgré le vieillissement de la population.

En 1987, le coup d'envoi avait été donné avec la décision de ne plus indexer l'évolution des pensions versées aux retraités sur celle des salaires des actifs, mais sur les prix. Entraînant ainsi progressivement, au cours de la retraite, une perte sensible du pouvoir d'achat relatif des retraités vis-à-vis des autres salariés.

En 1993, intervient la réforme dite "Balladur", du nom du Premier ministre de l'époque. Le niveau de la retraite de base des salariés du secteur privé, reposant jusque-là sur le salaire des dix meilleures années, est désormais calculé sur les vingt-cinq meilleures années. Ce qui a pour conséquence d'en diminuer notablement le montant. Parallèlement, pour avoir droit à une retraite à taux plein, il faut désormais avoir cotisé quarante ans, au lieu de 37,5 jusqu'alors.

En 1996, ce sont les régimes de retraites complémentaires (voir encadré page 53) qui réduisent le nombre des points accordés chaque année à leurs cotisants, limitant par là même la retraite qu'ils leur verseront plus tard.

En 2003, la règle des quarante ans de cotisation, qui ne s'appliquait qu'au secteur privé, est étendue à la fonction publique.

En 2008, même chose pour les régimes spéciaux de retraite des grandes entreprises publiques. La durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein est également portée à quarante et un ans à partir de 2012.

En 2010, nouvelle saison du feuilleton…

Par Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives Economiques | Article Web - 16 avril 2010

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