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Pourquoi ?

Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne les interventions municipales de nos élus, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui ont participé à la construction de la Liste NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

Bon Blog
Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

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Contact "Noisy Solidaire, à gauche vraiment !"

onaledroitdevoirrouge@orange.fr

20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 22:52

Lettre ouverte

aux Noiséennes et aux Noiséens

qui ne se résignent pas …

Nous sommes des citoyennes et des citoyens ordinaires de Noisy le Grand. Certains d’entre nous sont adhérents de partis politiques de Gauche. D’autres n’en sont pas ou plus membres. Plusieurs sont engagés dans la vie associative locale et nationale ou, encore, dans le mouvement syndical. Nombreux ne se reconnaissent pas nécessairement dans une organisation constituée. Certains, par contre, ont été attentifs à la démarche neuve des collectifs unitaires antilibéraux lors de la mobilisation contre le Traité Constitutionnel Européen et actuellement contre le Traité modifié, puis lors de l’élection présidentielle et des législatives qui ont suivi. Plus largement, aucun d’entre nous n’entend rester inerte ou inactif dans le débat politique.
Pour autant, sans nier l’importance des partis politiques, leur rôle indispensable à la vie démocratique de notre pays, sans refuser leur nécessaire contribution à la vie de la Cité en ce qu’ils regroupent aussi des citoyens et des citoyennes désireux d’agir sur le réel pour le changer, nous considérons qu’aujourd’hui ils n’incarnent pas à eux seuls l’indispensable intervention citoyenne, que la réponse qu’ils portent ne peut être exclusive face aux graves enjeux de la période que nous vivons.
La vie politique de notre ville est actuellement soumise à la seule représentation d’organisations politiques qui regroupent au bas mot de 300 à 400 personnes, toutes formations confondues, de gauche comme de droite, au grand maximum. Il n’est pas question pour nous de considérer que les partis politiques ont failli mais bien d’affirmer que revivifier le débat démocratique passe par une autre approche, pas par une approche complémentaire mais par une approche nouvelle indispensable.
Que devient la parole des centaines de militants d’associations dans l’espace public? Que devient la démocratie participative et sa richesse possible quand la délégation de pouvoir donnée à un groupe restreint de spécialistes de la « chose publique » reste l’apanage de la représentation des électeurs et des électrices, sans alternative autre que celle de voter tous les six ans, par exemple, concernant les élections municipales.
Comment est réellement relayé le point de vue de chaque concitoyen quand, de fait, l’espace public est capté, voire confisqué, parfois de bonne foi, mais confisqué par une poignée de personnes se sentant plus autorisées que les autres à penser l’avenir de tous.
Pour nous, c’est devenu trop léger, trop insuffisant pour une communauté de plus de 60 000 habitants. Nous ne voulons plus voter par défaut et nous revendiquons de nous mêler de nos affaires comme citoyens majeurs et avertis.
Nous avons besoin d’insubordination citoyenne au quotidien. Nous avons besoin d’être des citoyens et des citoyennes qui s’engagent dans les affaires de la ville. Nous avons besoin d’être des citoyens et des citoyennes qui sachent s’opposer à la dérive de cette démocratie représentative qui entraîne, trop souvent, que « délégation de pouvoir » s’inscrive durablement dans « pouvoir  et décisions discrétionnaires ».
Nous avons besoin de débats contradictoires pour construire des solutions durables portées par le plus grand nombre, qu’il s’agisse de développement durable, d’écologie, d’intercommunalité, du bâti, des transports, de services publics, par exemple.
Dans notre ville, quelques exemples récents suffisent à éclairer cette dérive, à la fois, de  « délégation de pouvoir » et, à la fois, « de décision personnelle », incarnées par un tout petit groupe de décideurs, sinon un seul, gagnés à une logique gestionnaire sans rapport réel avec la vraie vie des gens, voire en décalage avec leurs souhaits.

De quel droit, décide-t-on qu’une ville comme Noisy ne mérite pas une politique de santé affirmée en ne se battant pas pour sauvegarder deux équipements emblématiques de cette grave question comme le centre municipal Marie Curie ou la clinique privée de la Croix aux Biches, sans oublier la friche dite de l’hôpital depuis plus de 20 ans ?

De quel droit décrète-t-on que la seule réponse à l’incivilité et à la petite délinquance, c’est la police municipale et la vidéosurveillance alors que nombreuses sont les critiques de telles solutions et que l’on a tué le dispositif des « arpenteurs urbains » dont le motif de création était la prévention et dont personne n’a contesté l’efficacité et la proximité ?

De quel droit, choisit-on que Noisy le Grand doit sortir du cadre de la ville nouvelle de Marne la Vallée, sans débat, sans chiffrage du coût pour les habitants et surtout en affirmant posséder une expertise immobilière et foncière que l’établissement public Epamarne n’aurait plus ou n’aurait jamais eu ?

De quel droit, encore, affirme-t-on que le Palacio d’Abraxas fait tâche dans le décor noiséen et qu’il faut le détruire alors que tractations et arrangements sont déjà envisagées avec le centre commercial des Arcades sans concertation ni débat public ?

De quel droit, fait-on fermer un centre commercial de proximité comme celui de la Butte Verte sans s’efforcer auparavant de le remplacer et de quel droit doit-on densifier encore et encore le quartier, sans prendre en compte l’avis des habitants qui subissent déjà quotidiennement une densification complexe ?

De quel droit, enfin, croit-on pouvoir décider d’une nouvelle densification urbaine en rasant un quartier entier, les Bas Heurts, en faisant fi des résistances légitimes et des conséquences humaines, des conséquences d’aménagement, de transport, pire en bluffant la population sur le dramatique problème du logement social… Au non de quoi, devrions nous accepter la même logique pour la ZAC dite de l’hôpital ou Clos d’Ambert ?

De quel droit, après une décision de gestion non probante en 2007 maintenant une concession privée à la Sodehxo, explique-t-on aux Noiséens, ou pas d’ailleurs, qu’il n’est pas possible d’avoir un service public de la restauration scolaire alors que les outils modernes nécessaires sont présents dans la ville et que d’autres collectivités reviennent à de telles solutions ?

De quel droit, pourrait-on nous empêcher de réclamer, et obtenir, une municipalisation de la distribution de l’eau, autre grand service public indispensable, que déjà plusieurs autres municipalités ont gagné ?

De quel droit, subirait-on une communication omniprésente sans débat contradictoire, ni alternative et ayant pour seul objet l’autosatisfaction d’un petit nombre ? Au delà d’une information nécessaire et… légale, ne pourrions nous pas prendre en compte, plus encore, l’avis des habitants, entendre leur parole ?

De quel droit, un petit groupe de personnes s’autoriserait-il à penser en permanence que ce qu’il croit bon pour les Noiséens l’est automatiquement … parce qu’il le pense
 ? 
Ce sont là de véritables questions de choix politique, parmi d’autres, qui ne méritent pas escamotages et diversion. La liste n’est pas exhaustive qu’il s’agisse, pèle mêle de vie associative, de communication municipale, de droit de préemption, de coques commerciales, de propriétés de la ville, ou de plan local d’urbanisme.

Pour autant, nous n'inscrivons pas notre propos dans un quelconque mouvement contre les organisations politiques qui auraient perdu leur légitimité. Nous ne confondons pas, non plus, notre droite et notre gauche, surtout quand cette dernière ne jette pas aux orties les valeurs de démocratie, de solidarité et de justice sociale. Pas plus, nous pensons que tout est à jeter dans l’action politique locale et son expression municipale tel que cela fût pendant de nombreuses années et aujourd’hui encore.
Nous pensons tout simplement qu’aujourd’hui, les responsables des partis politiques et leurs élus, y compris à l’échelle locale, ne sont pas, par nature, les seuls experts de notre vie citoyenne. Le mouvement social en témoigne comme en témoigne l’alter mondialisme dans une plus grande dimension.

Si un autre monde est possible, une autre ville doit être possible, ici à Noisy sans que cela soit otage des seules combinaisons politiciennes de partage du pouvoir que nous connaissons trop.
Il faut renforcer et améliorer la démocratie locale, pierre angulaire, d’une démocratie revivifiée.

Nous aussi, nous prétendons défendre et affirmer des valeurs de démocratie, de solidarité et de justice sociale qui nous rendent aptes à intervenir dans le débat public à égalité de droit et de devoir. Nous prétendons nous mêler de ce qui nous regarde en intervenant que la question majeure de l’utilisation de l’argent public, des choix qu’il suppose pour le plus grand nombre.

Pour cela, nous souhaitons nous engager dans une construction citoyenne et nous en appelons au rassemblement de celles et ceux qui veulent contribuer à une telle initiative.
Il s’agit, pour nous, d’une construction éminemment politique par laquelle nous n’entendons pas plier devant un quelconque diktat d’organisations constituées, sans pour autant refuser de prendre langue avec elles le temps venu, en toute indépendance de pensée et de choix, pour construire du neuf … en politique.

Dans le même temps, nous affirmons haut et fort que si Gauche et Droite ce n’est pas la même chose, surtout au moment où notre pays vit un moment difficile de son histoire politique, au moment où des milliers de personnes se trouvent au cœur de difficultés sociales sans précédent, au moment où la jeunesse a raison de s’inquiéter du monde qui lui est offert, nous ne confondrons pas, non plus, les « faux nez » de Gauche lorsque celle-ci devient gestionnaire, calculatrice, sans passion avec pour seul but de conserver places et honneurs.

A chaque fois, nous poserons clairement les questions qui apparaissent essentielles à nos yeux : pourquoi faire, comment, avec qui et au service de qui ?
A ces questions, nous pensons qu’il est possible de construire une réponse alternative avec vous !
 
                                     Fait à Noisy le Grand, le 17 décembre 2007

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