Pourquoi ?

Le blog des Elus NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome des Elus de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos interventions municipales, nos articles et les prises de position des organisations qui ont participé à la construction de la liste NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT ( Collectif unitaire pour une Gauche Alternative, Ligue Communiste-Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français).
Pourront être mis en ligne également toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve d'un respect évident des personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles à la construction d'alternatives politiques qui changent concrètement la vie ! 

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Etienne DOUSSAIN 

 

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Bonjour à toutes et tous,

C'est avec un grand plaisir que nous continuons de vous accueillir sur le blog de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT qui a pris naturellement la suite du blog de l'ancien groupe des Elus Communistes de Noisy le Grand. Si notre information vous convient, n'hésitez pas, afin d'être prévenu régulièrement de la parution de nouveaux articles :

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N'hésitez pas, enfin, à nous transmettre vos informations confirmées relatives à la vie démocratique de notre ville, celle de notre canton ... et plus largement si vous le souhaitez.

Pourvu que cet espace participe d'une politique alternative de gauche où chacun prend sa place, militants politiques, membres de partis ou non, syndicalistes, militants associatifs, citoyens !

Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 17:23
Comme chaque année, nous relayons la publication du rapport annuel de la fondation Abbé Pierre. Certes, sa lecture peut sembler fastidieuse tant la "mécanique" de production de logements est complexe.
Pour autant, il suffit d'aller de la page 161 à la page 174 pour comprendre que les effets d'annonce ... ne sont que des effets d'annonce, de la poudre aux yeux, en quelque sorte.

Ainsi quand notre bon maire nous indique au détour de son discours de voeux, le 12 janvier dernier, que la ville ne renoncera pas à ses projets pour les Bas Heurts et le Clos Saint Vincent, même avec l'appui de l'agence foncière régionale - attendons toutefois le résultat des élections -, il y a hélas loin de la "coupe aux lèvres" s'agissant de la construction de vrais logements sociaux.
Par contre, pour les 70% de logements à vendre
prévus pour chaque programme , on attend avec impatience de voir le résulat par ces temps de crise durable. Sans doute que nos banquiers préférés vont se précipiter !

Alors, éco-quartiers ou pas, arrêt de la densification ou non, il est au moins une affirmation publique qui doit cesser. C'est celle qui annonce aux noiséens que l'on va construire les logements sociaux qui leur manquent, le tout en méprisant ceux qui contestent pour de bonnes raisons la façon de faire municipale.

La ville n'a ni les moyens, ni la volonté, tout simplement parce que cela n'est pas de sa seule compétence. L'Etat se désengage depuis trop longtemps et on ne bluffe pas avec la misère et la précarité.

Cliquez et lisez ce 15ème rapport de la Fondation Abbé Pierre :

 Fondation Abbé Pierre rapport 2010 Fondation Abbé Pierre rapport 2010

On a le droit de voir rouge




 
Par Elus de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT - Publié dans : National
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 11:18

Daniel Bensaïd nous a quitté mardi 12 janvier

 

Bensaid.jpg


Hommage de Là-bas à Daniel Bensaïd.
Dimanche 24 janvier 2010 à la Mutualité à Paris un hommage était rendu à Daniel Bensaïd.

Une girafe dans un champ de mulots

 

Une girafe dans un champ de mulots. Voilà comment on peut représenter Daniel Bensaïd dans le paysage intellectuel d’aujourd’hui. Ce que je dis n’est pas très aimable pour les mulots, c’est vrai. Mais, déjà parmi ces mulots, vous avez reconnu BHL ou Finkielkraut ou Cohn Bendit, ...

À chacun son mulot. Moi, c’est Télérama. À la mort de Daniel Bensaïd, Télérama a titré « Une pensée s’éteint ». Le lendemain sur leur site, ils ont rectifié, c’est devenu « Un penseur s’éteint ». Mais rassurez-vous, cher Télérama, le penseur et la pensée sont restés allumés.

Vous avez pris vos rêves pour des réalités. Sachez-le, la lutte continue ! Ah, bien sûr, les vieux soixante-huitards en chaise roulante continueront longtemps encore à se battre à coup de canne à propos de Kronstadt et des amours de Frida et Léon dans la maison bleue accrochée à la colline.

Mais la lutte continue, elle se mobilise pour les Conti ou les Goodyear, elle lutte contre la privatisation de la Poste et contre la Pwofitassion, elle se bat pour ce qu’il appelait « l’éco-communisme ».

 

Bensaïd voulait assurer la suite de l’histoire, il n’était pas du genre à mettre des enclumes dans les poches des enfants.

Et pour ça, j’avoue que je me suis un peu servi de lui en l’invitant à la radio. Pour dire, voyez, notre génération c’est pas que des renégats, pas que des publicitaires libertaires, pas que des épaves social-démocrate... Pas que ceux qui ont propagé la théologie de l’impuissance et du renoncement et qui ont installé la peur au cœur même du système social. Ceux qui nous ont persuadé que nous ne pouvons rien sur notre devenir, et -encore mieux- qui nous ont fait croire que toutes les luttes ont été vaines, quand elles n’ont pas conduit au goulag.

C’est ça l’irrésistible dont parlait Bensaïd. Résister à l’irrésistible, c’est résister à cette résignation c’est résister à ce détachement cynique qui justifie les inégalités, l’appropriation privée, la sauvagerie des rapports sociaux.

En fait Bensaïd n’avait jamais perdu la boussole de sa jeunesse. Le mot communisme par exemple. Il s’est cassé les reins à débarrasser ce mot de toutes les casseroles pleines de gravats que l’histoire lui a accrochés dans le dos. Et Marx ?

Marx revendiqué par Jacques Attali, Alain Minc et Joseph Staline...Comment débarrasser Marx de son manteau de plomb ?

Bensaïd a passé sa vie à nous dire que c’est par là que se trouvent les outils, les leviers et les munitions pour tous ceux qui n’ont pas renoncé à faire le pari de l’émancipation humaine.

Pour Bensaïd, cette émancipation n’est pas un pari, c’est une évidence. Cette émancipation vient du bas. On ne fait pas le bonheur des peuples malgré eux. Même si on est du côté de l’opprimé, et surtout si on est du côté de l’opprimé...

Il revenait souvent sur « l’auto émancipation ». Sa boussole lui venait de ce bistrot toulousain où sa mère chantait « Le temps des cerises » et, où son père, dans le tiroir du comptoir, rangeait son étoile jaune, souvenir de Drancy.

C’est de là que lui venait ce dur désir d’égalité.

Sauf que l’égalité, nous ne la désirons qu’avec nos maîtres.

Évidemment les maîtres et les dominants sont beaucoup moins enclins à l’égalité et au partage. Il faut parfois leur tirer un peu l’oreille et même leur tirer un peu dessus.

Car comme disait les Motivés « Il n’y a pas d’arrangement »
Ou bien tu luttes contre les abus du capitalisme en disant « un autre capitalisme est possible « ou bien tu cherches les voies et les moyens pour le renverser...

Non, la pensée n’est pas éteinte et le penseur non plus.

Comme disait Bensaïd, « Au moins pour s’épargner la honte de ne pas avoir essayé »,

 

La lutte continue !


Daniel Mermet
24 janvier 2010

Par Elus de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT - Publié dans : On a reçu ça et c'est bien !
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 11:21

Politique

Appel : Pour que Regards continue de vivre

Bonjour à toutes et tous,

Nous vous adressons nos meilleurs voeux pour l'année 2010. Nous aurions aimé qu'elle démarre pour nous sous de meilleurs auspices... En effet, la situation de notre journal, Regards, est des plus préoccupantes. Nous sommes au bord du dépôt de bilan. Toute l'équipe est cependant déterminée à poursuivre l'aventure. Pour cela, nous devons très concrètement trouver 200.000 euros au 15 février. C'est pourquoi nous vous sollicitons pour signer un appel à contribution ci-dessous pour sauver Regards et le faire circuler dans vos réseaux.

En espérant vivement recueillir votre soutien, nous restons à votre disposition pour tout complément d'informations.

Bien à vous,

Clémentine Autain, directrice de Regards

Emmanuelle Cosse, rédactrice en chef de Regards

Merci d'adresser vos soutiens à ecosse@regards.fr ou à clementineautain@gmail.com.

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Pour que Regards continue de vivre

Porté à force de volonté politique, de désir militant, de curiosité citoyenne et de savoir-faire, Regards occupe une place particulière dans la presse et dans la gauche critique. C’est un laboratoire d’idées, un espace de confrontation de différentes cultures et traditions, qui s’intéresse à la marche du monde dans toutes ses dimensions, politiques, économiques, sociales et culturelles.

Aujourd’hui, ce mensuel auquel nous sommes attachés va mal. Concrètement, si Regards ne trouve pas 200 000 € d'ici le 15 février, la SCOP éditrice du journal devra déposer le bilan. Une issue que nous refusons d'envisager à ce jour. En un mois, Regards doit rassembler les fonds qui lui permettront de survivre puis de travailler aux conditions de la pérennisation du titre. Nous lançons cet appel à contribution pour que cette période difficile s’achève par une relance du journal. Il y a urgence.

A l’initiative d’Eric Fassin, sociologue et de Michel Husson, économiste, tous deux chroniqueurs de Regards.

Une disposition récente, à laquelle Regards est éligible, permet à tout particulier de déduire de ses impôts 66% de ses dons à la presse. Adressez vos chèques et libellez-les à l'ordre de Presse et pluralisme/Regards, TSA 32649, 91764 Palaiseau Cedex. Presse et pluralisme est l'association chargée par les pouvoirs publics de vous faire parvenir le récépissé fiscal à joindre lors de votre déclaration de revenu.

 

Premiers signataires

Christophe Aguiton (chercheur et militant syndical) - Nicolas Bayart (éditions le passager clandestin) - Julien Bayou et Manuel Domergue (Jeudi Noir) ; Eric Beynel (Union syndicale Solidaires) - Paul Bouffartigues (sociologue) - Laurent Cantet (réalisateur) - Thomas Coutrot (coprésident d’Attac) - Michel Dreyfus (historien) - Didier Eribon (philosophe) - Laurent Hazgui (photojournaliste) - Samuel Johsua (revue Contretemps) - Jean-Christophe Le Duigou (CGT) - Daniel Le Scornet (vice-président de l’Appel des appels) - Frédéric Lebaron (revue Savoir/Agir) - François Longérinas (Directeur général de l’EMI-CFD) - Philippe Mangeot, (revue Vacarme) - Gustave Massiah (président du CRID) - Serge Portelli (magistrat) - Jacques Rancière (philosophe) - Denis Sieffert (directeur de Politis) - Robert Terzian (La Marseillaise) - Aurélie Trouvé (coprésidente d’Attac) …

REACTIONS A CET ARTICLE

Anonyme

Longue vie à Regards!   20.01.10 | 15h42

J'apprends par vos mails la situation du journal, j'en suis navré et j'espère vivement que vous trouverez les fonds nécessaires. Je soutiens bien évidemment votre initiative par ce mail si ça peut aider, malheureusement ma situation financière n'étant pas au beau fixe...
Je vous souhaite de gagner cette bataille et ainsi contribuer à maintenir un peu de pluralisme dans ce paysage de plus en plus à droite de la presse.
Bon courage et grosses bises à vous!
Samuel Lehoux

anonyme

anonyme   21.01.10 | 10h38

Bonjour,

Alors je commence déjà par vous souhaiter à toutes une très bonne année 2010 ! Même si sur le site internet j'ai vu qu'elle semblait commencer plutôt mal... J'espère que vous allez pouvoir vous en sortir financièrement...

Bises.

Delphine

Anonyme

A lire sur le site de la revue Mouvements   27.01.10 | 11h06

Un article sur l'histoire de Regards, accompagné de l'appel à soutien :
http://mouvements.info/Regards-des-annees-1930-a-nos.html

Anonyme

Mesdames (ou Mesdemoiselles) ... , Camarades penseuses et journalistes!   27.01.10 | 16h26

Je lis depuis l'été 2009 le mensuel Regards, et je suis abonné à celui-ci depuis le début de cette année. J'ai mis un certain temps à trouver votre revue, et j'en ai pourtant essayé un certain nombre. C'est grâce à France-Culture que je vous ai découvert, ... et internet pour trouver des informations sur vos activités et donc sur regards. Ce magasine est exactement ce que je cherchais: un mensuel de gauche qui propose de vraies idées, des points de vue réfléchis et ouverts, à travers de vrais reportages. Contrairement à de nombreux autres journaux, vous ne faites pas que relater des faits, mais vous exprimez aussi votre point de vue et vous proposez des alternatives.

Le fait d'être un mensuel correspond aussi à mon rythme de vie: j'ai le temps de lire votre journal entièrement tout en gardant encore du temps pour d'autres lecture. Je trouve mes informations quotidiennes à la radio et je réfléchis aux sujets de fond dans Regards. Vous êtes donc pour moi la base de mon point de vue... enfin, plutôt le terreau de mon opinion. C'est grâce à vous que je peux réfléchir sur les sujets de société qui me préoccupent: l'écologie, la reconstruction de la gauche, où nous mène la politique actuelle... bref vous parlez de mon quotidien d'une façon que je partage entièrement. Le mensuel est aussi une bonne façon de prendre le temps de réfléchir à l'actualité et de ne pas sauter d'évènement en évènement sans penser aux conséquences, aux causes ou aux solutions qu'on peut trouver.

Un autre point que j'apprécie particulièrement dans votre journal est l'absence quasi complète de publicité. Je ne supporte plus de lire un journal où alterne la publicité une page sur deux (voir plus). Comment peut-on parler honnêtement d'écologie (sans même parler de décroissance) à côté d'une publicité pour un nouveau parfum encore plus enivrant ou pour une voiture encore plus belle?! Bien sûr, vous en payez les frais: pas de publicité signifie un budget bien maigre. Je ne suis pas dans votre métier et je n'ai pas de solution à vous apporter... peut-être utiliser du papier de moins bonne qualité pour réduire le coût de production? Je n'ai pas non plus de critique à vous faire sur la gestion de votre journal car il correspond exactement à ce que je cherche. En plus je n'en connais pas le fonctionnement... et même si je le connaissais, je ne vois pas ce que je pourrais vous en dire de toute façon. La solution serait sans doute de trouver plus de lecteurs... que pensez-vous de distribuer gratuitement votre journal devant les bouches de métro?... je plaisante!!

Quoiqu'il en soit, je tiens à vous apporter mon soutien ... au moins moral. Pour le soutien financier je devrais pouvoir vous apporter une petite contribution d'ici la fin de la semaine, contribution à la hauteur de mon petit salaire de "précaire de la fonction publique". J'espère sincèrement que vous pourrez redresser la barre et que je pourrai vous lire encore de nombreuses années.

Bon courage, bonne chance à vous et ne lâchez rien!!

Pierre-Yves

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 16:20

Bonjour,

 

Nous tenions à vous informer de la mise en ligne du site

www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org

où vous retrouverez :


-       Un appel, à signer et à faire circuler ;

-       Des textes de références ;

-       Un film en préparation et une souscription.

 

Merci de diffuser ce message auprès de vos réseaux.

 

En vous souhaitant une année 2010 offensive.

 

Chaleureusement,

 

Le collectif

www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org

 

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 22:00
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Faut-il avoir peur de la dette publique ?

Avec la crise, les déficits publics ont explosé et entraîné une forte montée de la dette. Faut-il s'en inquiéter ? Dans le contexte actuel, la peur de la dette constitue une menace plus sérieuse que la dette elle-même.

La dette publique s'annonce déjà comme un héritage durable de la crise. Elle a explosé dans presque tous les pays de l'OCDE, à la mesure de la violence de la récession. La France n'échappe pas à cette tendance générale: l'endettement public est passé de 64% du produit intérieur brut (PIB) en 2007 à 76% en 2009. Face à une chute spectaculaire de la demande privée fin 2008 et début 2009, les gouvernements ont maintenu le niveau des dépenses publiques et pris des mesures de relance, avec la bénédiction du Fonds monétaire international (FMI) et de la Commission européenne. Dans l'urgence, l'orthodoxie budgétaire a été remisée au placard, parce que les conséquences d'une dépression paraissaient bien plus graves que celles d'une dette publique alourdie.

Mais cela n'a eu qu'un temps. Alors que l'économie est loin d'être remise de la crise, la nécessité de lutter contre l'endettement public revient en force dans les discours et dans les agendas politiques nationaux et européen. La Commission a déterré le pacte de stabilité, et multiplie les procédures de déficit excessif à l'encontre des pays membres. En France, le grand emprunt sonne comme un dernier coup d'éclat présidentiel avant un long tunnel d'austérité.

Certes, la dynamique actuelle de la dette publique n'est ni anodine ni sans conséquences. Mais à court terme, la phobie de la dette publique paraît une menace plus dangereuse que la dette elle-même. Parce qu'elle risque de conduire à un tour de vis budgétaire prématuré et excessif, qui pourrait tuer la reprise. Ce qui rendrait encore plus difficile la stabilisation de la dette. On se souvient qu'en 1995, la rigueur instaurée par le gouvernement d'Alain Juppé avait freiné la reprise amorcée l'année précédente, sans que le déficit public en soit réduit. Dans le contexte de reprise molle qui prévaut aujourd'hui, respecter les exigences de la Commission en matière d'assainissement budgétaire paraît suicidaire.

La peur de la dette peut aussi être instrumentalisée politiquement pour forcer le passage de certaines réformes. En France, le risque est que l'assainissement des finances publiques ne serve de prétexte au gouvernement pour s'attaquer à l'autonomie des collectivités locales et pour réduire le niveau de protection sociale dont bénéficient les Français.

 Sandra Moatti

 

Alternatives Economiques -  n°288 - Février 2010

 

Vous avez dit Retraite, réforme territoriale, RGPP, Hôpitaux... ? Comme c'est bizarre !

On a le droit de voir rouge

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