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Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne les interventions municipales de nos élus, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui ont participé à la construction de la Liste NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

Bon Blog
Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

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onaledroitdevoirrouge@orange.fr

9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 21:49

Depuis quelques jours, la scène politique locale s’agite à propos d’une véritable difficulté … humaine.

Lettre de Mme le Maire aux habitants des quartiers des Yvris et des Richardets, lettre du Député Anato au Préfet, posts sur les réseaux sociaux et commentaires ouvertement racistes, libre opinion sur un blog bien connu, rien ne manque pour faire monter la pression autour d’une véritable exaspération.

La cause ?

Le squat de l’hôtel Kyriad acquis par la ville, il y a plusieurs années, sans projet réel d’utilisation. On aurait pu ajouter le campement sur les emprises d’État de l’autoroute ou encore les cabanes dans les bois de la cité Descartes mais peu importe, le constat est sans appel.

Après avoir éradiqué les grands bidonvilles des années 60 - le plus grand, peuplé majoritairement d’émigrés portugais, proche de Noisy était à Champigny -, après avoir vu la bataille pour la dignité des plus démunis avec le père Wresinski d’ATD Quart Monde et la création réussie de la cité Château de France, voilà que l’histoire contemporaine repasse la même situation dramatique.

Rroms roumains, bulgares principalement, 20 à 25 000 personnes circulent en France, surtout en ville, depuis près de 10 ans et vivent comme ils le peuvent, sans que la solidarité élémentaire due à des êtres humains n’apparaisse évidente. Cela étant, dans un pays qui semble se désintéresser des noyades en méditerranée plutôt que de privilégier un accueil respectueux et solidaire des réfugiés, doit-on s’étonner ?

En préalable, il n’est pas question de nier la difficulté d’une telle installation d’hommes, de femmes et d’enfants, livrés à eux-mêmes et inscrits dans une logique de survie plus qu’aléatoire. Mais, combien d’entre nous accepterait de vivre ainsi ? Autant se le dire clairement, personne !

Alors ce qui ne serait pas bon pour nous serait donc tolérable pour d’autres ? La question mérite largement d’être posée, tout comme celle des responsabilités.

Avant d’être taxé de « bien-pensance » ou de « prenez les chez vous, vous verrez », comment ne pas rappeler que si le mode de vie de la population Rrom nous interpelle, c’est bien une prétendue différence qui a servi de prétexte à l’ignominie, il n’y a pas si longtemps, puisqu’il est couramment admis que le massacre des Rroms au cours de la seconde guerre mondiale en fait le deuxième génocide européen après la Shoah.

Alors, comment ne pas poser la véritable question, selon nous ? Qui laisse pourrir la situation et déclenche inévitablement tension, incompréhension et méfiance, le tout avec pour chacun, bien évidement, le bon témoignage qui prouvera à l’envi que « ces gens ne sont pas comme nous » ?

Ben oui, ils ne vivent pas comme nous, à l’évidence ! Et que l’on ne fasse pas le coup de « vous ne savez pas de quoi vous parlez », l’un des rédacteur de ce papier d’humeur a subi trois cambriolages dont un pour lequel l’expert de l’assurance a indiqué très tranquillement « ce n’est pas des Rroms mais des imitateurs (qui profitent de leur présence dans votre quartier...) ». On pourrait en rajouter sans nul doute …

Alors qui ? Brigitte Marsigny semble pencher pour l’inaction de l’État et les manœuvres dilatoires du Préfet de Seine-Saint-Denis qui répond « le diagnostic social n’a pas été fait ». Le député préfère s’alarmer de violences possibles à l’initiative de voisins excédés…

Mais depuis l’année 2011, que s’est-il passé ? Qu’a-t-on fait pour rechercher des solutions, mis à part organiser les expulsions vers les villes voisines, celles-ci faisant de même ?

A-t-on créé un fond spécifique en Seine-Saint-Denis ? la Région Île-de-France s’est-elle engagée aux côtés de l’État et des communes pour mettre en œuvre des expérimentations qui fonctionnent peu ou prou comme cela a été fait à Montreuil sous la mandature de Dominique Voynet ou à Ivry, commune gérée par les communistes actuellement avec le renfort d’associations compétentes ? A-t-on sollicité l’enveloppe européenne qui existe pourtant depuis plusieurs années ?

Nada, niet, no, nein, no ! Les communes avec la passivité implicite de l’État ont visiblement laissé faire, préférant la solution de l’expulsion, refusant, comme à Noisy auparavant, l’inscription des enfants dans les écoles, une façon radicale de dire, il n’y aura pas d’intégration, il n’y aura pas de solution pour vous, vous qui êtes pourtant européens ...

Un maire préempte un ancien hôtel sans projet réel avec l’accord de son équipe, n’anticipe pas le squat possible, ne tente pas de missionner les associations compétentes pour une solution d’occupation alternative d’accueil, y compris temporaire. On imagine sans mal l’argument prétexte qui dit que la ville a déjà sa part de pauvres et d’indigents en mélangeant allègrement tout, Noisy résidence, hôtel social ou ancien formule 1.

 

Le maire suivant constate, dit la même chose à propos de la pauvreté et se déclare impuissant puisque l’État et le Préfet ne font rien … Bref, une situation pourrie est installée par lâcheté collective ou refus de prendre sa part de responsabilité.

Trop facile ! Cela ne fait pas loin de 10 ans, sauf erreur de notre part, qu’aucun maire de cette partie de la ville nouvelle de Marne la Vallée, de Villiers-sur-Marne à Bry-sur-Marne en passant par Neuilly-sur-Marne et Champs-sur-Marne, n’a voulu amener ses collègues à bâtir des réponses humaines et proportionnées.

Pas de table ronde avec les services de l’État, ceux des départements de l’Est Parisien et de la Région pour prendre à bras le corps la difficulté. On a laissé délibérément, involontairement peut-être au départ, des bidonvilles s’installer aux côtés d’une population sédentaire qui n’a rien demandée à personne, se débattant elle-même avec ses propres problèmes du quotidien. En tout cas, si de telles démarches ont eu lieu, les élus de tous bords se sont bien gardés d’en faire l’annonce, ce qui participe évidement de l’exaspération ou plutôt d’une incompréhension qui peut vite prendre le tournant de l’intolérance.

Alors oui, la situation est pourrie car la misère et la survie ne peuvent être que sordide et anxiogène mais cette situation est aussi le fruit pourri de l’indécision et du « ce n’est pas moi, c’est l’autre et c’est à l’autre de faire » !

Le moment de la bien-pensance est donc venu, le moment du donneur de leçon qu’il faudra savoir injurier et envoyer se faire voir ailleurs… Tant pis !

L’expulsion et la démolition ne sont jamais des réponses satisfaisantes. Les bois qui nous entourent le démontrent depuis longtemps et d’autres squats viendront si nos communes ne s’engagent pas à égalité de droit et de devoir, de la même façon d’ailleurs que les membres de la communauté Rroms qui se déclareraient volontaires pour que cela change.

Il est plus que temps de revendiquer haut et fort que Noisy-le-Grand, Villiers-sur-Marne, Bry-sur-Marne, Neuilly-sur-Marne, Gournay-sur-Marne, Champs-sur-Marne et le Plessis-Trévise se coordonnent de façon transparente pour mettre en œuvre des réponses pérennes à taille raisonnable sur chaque territoire de leur commune pour les familles qui vivent dans les bidonvilles que nous connaissons tous.

D'autant plus, maintenant que Champs-sur-Marne vient de se lancer justement dans un micro-projet pour cinq familles comme vient le révéler l’édition du Parisien (en lien en bas de page) ... Il était temps d'agir et non pas de faire seulement démolir les cabanes dans les bois comme par le passé !

Et que l’on ne vienne pas nous dire que nous ne pouvons pas accueillir toute « la misère du monde », elle est déjà là dans ces cabanes et dans nos villes parmi nos concitoyens qui la connaissent aussi pour eux-mêmes, pour plus que l’on ne croit d’ailleurs !

Nous revendiquons que Noisy-le-Grand prenne l’initiative de provoquer une réunion de travail impliquant le Préfet pour l’État, la Région et le Département, les communes voisines avec la participation d’acteurs associatifs qui connaissent parfaitement la problématique de population non sédentaire comme Rrom Europe ou la Voix des Rrom mais aussi celles qui maîtrisent le mieux la question de la précarité comme ATD Quart-Monde, Emmaüs ou la Croix Rouge Française, la liste n’est pas exhaustive…

L’objet de cette réunion ? La création de micro-projets d’accueil disséminés sur le territoire de la commune avec l’accompagnement social nécessaire pour les familles volontaires et, bien évidemment, la scolarisation des enfants, ces micro-projets d’accueil étant appelés à être répartis aussi sur les communes périphériques.

Ne pas s’engager ainsi, c’est prendre le parti de la colère, de la défiance, de la suspicion avec, à la clef, le risque de voir dégénérer dangereusement le « vivre ensemble » dont nous avons besoin, même s'il n'est pas question de nier les difficultés.

Gardons-nous de penser que l’exclusion des Rroms serait la solution. Derrière elle, se profile déjà le prochain bouc émissaire ? Le Juif, l’Arabe, l’Africain, le Chinois, l’Antillais, et qui sait …

Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Puis ils sont venus chercher les Juifs, et je n'ai rien dit parce que je n'étais pas juif

Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.

pasteur allemand Martin Niemöller,

déporté en camp de concentration (1892–1984)

Étienne Doussain,

membre de Noisy Solidaire A Gauche Vraiment

Margaret Saint-Pierre

membre de Noisy Solidaire A Gauche Vraiment

Françoise Guiche,

Conseillère municipale Noisy Solidaire A Gauche Vraiment

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