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Pourquoi ?

Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne les interventions municipales de nos élus, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui ont participé à la construction de la Liste NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

Bon Blog
Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

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Contact "Noisy Solidaire, à gauche vraiment !"

onaledroitdevoirrouge@orange.fr

2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 12:01

Depuis plusieurs mois, le 1er vendredi en cours, à 18 h 30, une poignée de noiséens-nes se rassemble sur le parvis de la mairie pour protester contre l'utilisation des pesticides dans notre pays.

l'actualité de la dernière reculade de Macron et de son gouvernement vient de confirmer que l'urgence restait posée et que la protestation devait s'amplifier.

La séquence électorale est close mais l'urgence écologique n'attendra pas 6 ans ...

Ne faisons pas semblant !!!

Rendez-vous vendredi sous la banderole noiséenne. Ça tombe bien, le nouveau conseil municipal se met en place à partir de 19 h 30. Une pierre, deux coups, pour l'écologie !

 

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 14:08
Le 28 juin, c'est comme on veut ...
Le 28 juin, c'est comme on veut ...

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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 15:25

Paris, à 13h Rassemblement régional devant le ministère des solidarités et de la santé, avenue Ségur, avant une manifestation unitaire.

 

Tant que l'on a la santé ...
Tant que l'on a la santé ...
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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 13:53

Conseil municipal

jeudi 28 mai 2020

En ouverture de séance, présentation en avant-première d’un court métrage réalisé par la Direction de la communication pour remercier l’ensemble des noiséens d’avoir œuvré pour faire face à la crise sanitaire : associations, services publics, commerçants, entreprises. Tous, déclare Mme Marsigny, font la fierté de la ville autour de trois mots « solidaires, responsables et unis ».

A l’évidence, personne ne contestera cette réalité qui conforte notre double conviction. La première, la nécessité de services publics forts et gérés démocratiquement dans l’intérêt de la population – la crise sanitaire l’a largement démontrée avec l’hôpital public ! La seconde, que rien ne peut se faire durablement et efficacement sans la solidarité et la co-construction de solutions durables pour mieux vivre ensemble !

Administration générale

1 - Désignation du secrétaire de la séance du Conseil municipal en date du jeudi 28 mai 2020. Mme Marylise Martins.

2- Approbation du procès-verbal de la séance du Conseil municipal en date du jeudi 19 décembre 2019.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : POUR

Gestion de la période d’état d’urgence sanitaire pour faire face à l’épidémie de coronavirus

3- Information du Conseil municipal sur les actions menées par la Commune dans le contexte de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19.

PAS DE VOTE

Mme Marsigny indique avoir réuni le Conseil municipal en présentiel, avec toutes les garanties respectant les gestes barrière : 1 mètre d’espace entre chaque élu, gel hydroalcoolique, lingettes désinfectantes et deux masques. La séance sans public est retransmise en direct sur la page Facebook de la ville. L’ordre du jour comprend des délibérations importantes qui nécessitent un vote et rendent nécessaire la séance en présentiel. Il n’y a donc pas lieu, pour elle, de polémiquer.

Elle rappelle que deux élus ont déposé un recours auprès du Tribunal administratif pour demander un Conseil municipal alors qu’elle en avait communiqué la date dès le 11 mai. Il n’a jamais été question, pour elle, de suspendre la démocratie municipale comme il lui est reproché. La gestion de la crise sanitaire a mobilisé intensément les élus et les services de la ville. Elle réfute, comme elle a pu le lire sur les réseaux sociaux, avoir convoqué un Conseil municipal en urgence après le dépôt du recours. Non seulement c’est faux, dit-elle, mais il est impossible de rédiger des rapports et délibérations en urgence. Le Conseil municipal était en préparation depuis au moins trois semaines. Elle s’étonne que ces élus qui ont participé à la gestion de la ville en méconnaissent le fonctionnement.

Elle dit avoir une pensée pour les familles endeuillées par la perte d’un-e proche, pour les personnes malades du Coronavirus et particulièrement pour un agent municipal qui a été gravement atteint et qui, maintenant, est en maison de convalescence.

Cette période a été éprouvante, dit-elle, la Ville a agi avec responsabilité, à la hauteur des attentes et des besoins des noiséens. La gestion de la crise a commencé le 3 mars avec la préparation du plan d’activités et actionné le 15 mars, pour pallier la fermeture des établissements scolaires le 16 et le confinement généralisé le 17. Les missions de soutien à la population ont été maintenues ainsi que la sécurité des personnes, des biens et la logistique (désinfection des bâtiments, propreté.).

Elle évoque les services mis à la disposition des seniors, l’aide alimentaire pour les personnes en difficulté et remercie les associations pour leurs actions solidaires ainsi que le député Anato et le département pour leur action sur ce plan.

Elle détaille les initiatives prises pour aider et encourager les commerçants et entreprises et les dispositions pour accueillir dans une école et une crèche les enfants des personnels soignants et des professions mobilisées. La réouverture des écoles le 18 mai a pu se faire dans de bonnes conditions : 39 écoles sur 43 ont été ré-ouvertes, 600 élèves sur 3200 concernés ont été accueillis.

Elle relate les distributions de masques fournis gratuitement par la Région au personnel soignant, entreprises avec missions d’intérêt général, associations solidaires, commerces et usagers du RER et les 100 000 masques achetés par la ville pour les agents communaux et les habitants. Le Territoire en a fourni 70 000. Un portage à domicile pour les plus vulnérables et des distributions dans les gymnases, sur inscription, a été organisé pour que chaque noiséen dispose de deux masques quel que soit son âge.

Des activités à distance avec le cinéma le Bijou, les MPT, l’espace Michel Simon et la médiathèque ont permis de maintenir un lien culturel et sportif pour les habitants et un bulletin régulier d’information et des vidéos hebdomadaires ont mis en ligne.

Un gymnase était prêt à accueillir un centre de consultation et/ou de dépistage au cas où l’État l’aurait exigé. 800 tests de sérologie fournis gratuitement par la Région Île de France pour les personnels de santé sont destinés prochainement au personnel soignant.

Elle estime que la gestion de la crise a été une véritable synergie entre les services de la ville, les institutions, les équipements, les MPT, les acteurs économiques, les commerçants, le club ville-entreprise, les commerçants et le délégataire du marché et les associations. Élus et services ont géré ensemble l’urgence, la pénurie et la peur.

Dès la fin du confinement, les marchés ont été ré-ouverts ainsi que la médiathèque sous la forme, dans un premier temps, d’un drive. Les services préparent l’organisation pour cet été de Noisy Plage.

La nouvelle saison de l’Espace Michel Simon va être lancée prochainement, par contre, pas de fête pour le 14 juillet ni de fête de la musique.

L’Île de France est en zone orange, la réouverture des bars et restaurants pourra donc se faire en extérieur, les parcs et jardins sont ré-ouverts.

Puis elle laisse la parole à son adjoint pour un complément sur les finances, les ressources humaines et la gestion de la crise.

M. Allemon, rappelle, d’entrée, que la crise a engendré des dépenses supplémentaires mais aussi en moins, idem pour les recettes :

 Les dépenses en plus : l’achat de masques, de matériels de protection, la désinfections des locaux et une prime Covid pour une partie du personnel .

Les dépenses en moins : la fan zone pour la coupe d’Europe, La fête de la musique, les sessions de spectacles, les repas RIE non financés à Elior, les repas et goûters dans les centres de loisirs, les séjours de vacances de printemps, le marché campagnard, les huit séjours des classes environnement et les projets en partenariat avec des associations.

Les recettes en moins : les taxes de séjour (hôtels fermés), les droits de mutation (pas de vente), le remboursement des spectacles et les cotisations des abonnements, la participation familiale aux accueils de loisirs, la participation familiale aux EAJE et l’exonération des loyers du 17 mars au 1er juin pour les commerçants fermés et ouverts.

Les recettes en plus : l’aide financière de la CAF liées à la fermeture des places de crèches, notamment.

Entre ces + et les -, le coût de la crise sanitaire pour la collectivité s’élève à 575 000 euros.

Cette présentation faite, Emmanuel Constant et Vincent Monnier renouvelleront leurs reproches sur la tenue tardive de ce Conseil qu’ils ont demandés à plusieurs reprises, tout comme les appels à travailler ensemble restés sans réponse. La diatribe qui suivra n’épargnera pas Mme Marsigny … Emmanuel Constant, l’accusera d’être un chef de clan, prêt à enfreindre la loi… « Vous montrez votre vrai visage et il aura fallu attendre cette crise sanitaire pour qu’il apparaisse au grand jour ».

M. Allemon constate que les deux élus ont relancé leur campagne pour le second tour de l’élection municipale. Il conteste les accusations d’avoir été ignorés puisqu’une réunion des présidents de groupe par vidéo conférence a été organisée le 6 mai et que des informations régulières ont été communiquées, non pas à un clan, mais à l’ensemble des noiséens.

Pour NSAGV, nous ne rentrerons pas dans ce débat nauséabond qui repose finalement sur la défaite de la personnalisation accrue du pouvoir, des logiques partisanes de tous et toutes sur le plan démocratique. Que d’aucuns veuillent se « régaler » en s’insultant, en se méprisant pour faire le buzz ne les grandit pas… Ce n’est pas notre conception d'un tel débat politique qui ne fait que cacher sous le tapis la poussière … des un-es et des autres !

Intervention de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment :

Madame le Maire, Mesdames, Messieurs,

Pour Noisy Solidaire A Gauche Vraiment, la situation est claire. Il n’est pas question pour nous d’entrer dans une polémique stérile, sauf à dire que la forme qu’elle a pu prendre ces derniers semaines pourrait ressembler, malheureusement, à d’autres, en particulier lorsque nous fûmes obligés, nous aussi, de saisir le juge pour faire respecter les droits élémentaires de chaque élu.

Par exemple, nous n’aurons pas la cruauté de rappeler l’interdiction qui nous a été imposée, des années durant, d’avoir simplement une tribune dans Noisy Magazine.

Cela étant dit, nous nous sommes déjà exprimés sur la nécessité d’associer chaque élu dans les actions et la réflexion municipale pendant cette funeste crise sanitaire qui a vu plusieurs de nos libertés atteintes.

Dans cet esprit, tout en étant convaincu qu’il aurait été possible de mieux faire ou de faire plus, de mieux fédérer nos efforts communs, ainsi que ceux de nombreux acteurs dans la ville, nous avons salué la timide reprise du fonctionnement démocratique municipal avec la réunion des présidents de groupe. C’était une nécessité.

Sans aucun doute, il était techniquement possible d’organiser une réunion du conseil municipal depuis le 14 mars dernier en veillant au respect des mesures de prévention sanitaire.

Mais soyons lucides collectivement, ce qui est reproché dans cette polémique, c’est tout simplement le fonctionnement vertical qu’autorise l’institution municipale depuis longtemps.

Mais dans l’état actuel de nos institutions, cet état de captation du pouvoir par une minorité, élue certes, mais minoritaire dans la réalité des chiffres électoraux – rappelons-nous … 2015, combien d’abstentions ? 2014, idem ? 2008 ? etc. –, voilà, ce qui explique la tentation habituelle, malheureusement, de décider seul ou en très petit nombre de ce que l’on pense bon pour l’ensemble de nos concitoyens.

Ce qui ne veut pas dire que face à la crise sanitaire majeure, la ville n’a rien fait ou qu’elle aurait tout faux.

Non ! Ça veut dire que nous sommes collectivement comptables d’un fonctionnement démocratique qui conduit à de telles tensions stériles. Il faut donc que nous sachions en tirer des conclusions utiles pour demain.

Oui, nous aurions pu mieux faire, en agissant plus collectivement sans s’arque-bouter sur nos prés carrés  !

Mais, non, personne, ici, ne nous fera perdre de vue que c’est le fonctionnement même de l’institution qui favorise l’expression d’un pouvoir vertical et trop personnalisé, sans aucun doute !

Se contenter de dire, nous, on aurait fait mieux, sans mettre en cause un modèle de gouvernance usé, c’est tout simplement pour nous de la poudre aux yeux et prendre les électeurs pour des canards sauvages… et, à ce stade, rien ne nous dit que d’aucuns feront mieux !

Un mot quand même sur la portée démocratique du scrutin du 15 mars qui restera gravement entachée puisque seul 35% des électeurs s'est déplacé, avec raison sans aucun doute pour faire face à la pandémie et en anticipant les errements du gouvernement.

Il est probable que le second tour s'en ressentira le 28 juin prochain, ce qui pose en creux, d'ores et déjà, la question de la légitimité des futurs élus de ce conseil.

Quoiqu'il en soit, nous n'en serons pas puisque les suffrages exprimés le 15 mars en ont décidé ainsi, comme pour d'autres d'ailleurs. Noisy Solidaire À Gauche Vraiment, fort de son expérience depuis 2008, continuera de tracer son chemin original et indispensable à nos yeux en intervenant dans le débat public municipal, certes d'une façon différente, mais n'en doutez pas un instant, nous resterons force de proposition pour l'avenir et observerons avec attention la mandature qui s'annonce avec tant d'interrogation sur la réelle représentation du corps électoral,  pour nous comme pour vous d'ailleurs.

Sur la gestion de la crise : Noisy Solidaire À Gauche Vraiment tient à remercier les agents du service public qui, durant des semaines, se sont mobilisés

Je voudrais revenir sur une proposition de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment de créer une cellule de veille sociale qui comprendrait des élus, des militants associatifs, des citoyens qualifiés pour apporter un faisceau de réponses municipales, afin d’évaluer à tout moment les besoins et mettre en œuvre une politique de solidarité basée sur le respect et la dignité des personnes. La forte augmentation de la pauvreté dans notre ville commande d’adapter notre action sociale. La situation que nous vivons aujourd’hui avec la crise sanitaire et ses conséquences notamment sur l’emploi et le pouvoir d’achat prouve que nous avions raison. Un tel outil pluraliste, s’il avait été mis en place, aurait pu permettre d’organiser un travail commun, efficace, sans esprit polémique et capable de réagir vite dans des situations dramatiques.

Noisy Solidaire veut saluer le travail admirable d’associations qui, durant la pandémie, ont décuplé leurs actions de solidarité. Dans notre ville, de très nombreuses familles frappées par la précarité ont faim … l’aide précieuse de ces militants associatifs a évité bien des drames.

Je voudrais évoquer une situation très mal vécue dernièrement par les habitants de l’immeuble « Noisy Résidence » : un affichage, discriminatoire selon l’origine des résidents, a interdit, dans plusieurs langues, aux enfant de sortir des appartements. Un directeur d’école a interpellé la Préfète déléguée à l’égalité des chances, laquelle a demandé au commissariat de se rendre sur place pour résoudre ce problème. Une cellule de veille sociale aurait pu permettre de réagir plus vite.

Nous renouvelons donc cette proposition de veille sociale.

Par ailleurs, lors de la vidéo conférence des présidents de groupe le 6 mai, j’étais intervenue sur les difficultés financières de milliers de locataires qui, du fait de la crise sanitaire avaient vu leur situation s’aggraver (chômage partiel, absence de missions d’intérim, hausse des dépenses quotidiennes, …) et je vous avais demandé d’intervenir auprès des bailleurs sociaux et du Préfet pour demander une baisse exceptionnelle des loyers. Vous m’avez répondu que vous étiez intervenue auprès des bailleurs. Avez-vous une réponse et si oui, laquelle ?

La trêve des expulsions locatives a été reportée au 1er juillet. Des associations demandent au gouvernement de prolonger ce répit jusqu’au 31 octobre. Nous vous proposons de créer un fonds de secours COVID municipal afin d’aider des familles qui ne peuvent plus faire face à leurs dépenses.

A partir du 1er juin, la prise en charge financière du chômage partiel par l’État va baisser et de nombreux salariés seront contraints de retourner à leur travail, alors que la pandémie sévit encore. Sur 900 élèves attendus lors de la réouverture des écoles le 18 mai, 600 se sont présentés. Le 2 juin, les écoles ne seront pas en capacité d’accueillir tous les élèves en raison du protocole sanitaire très strict imposé par le Ministère de l’Éducation Nationale. Or, à ce jour, il n’y a pas de directives de l’Éducation Nationale pour faire face à cette situation. Par contre, il est demandé aux enseignants de définir des critères pour choisir les élèves (outre les ayants droits) alors que leurs seules priorités sont pédagogiques. On leur demande d’évaluer les situations mais comment peuvent-ils choisir des enfants entre une famille et une autre selon leur urgence sociale ? Ils ne sont pas en capacité d’arbitrer sur certains critères, or le manque de places sera à 1 enfant près. Les enseignants travaillent à vue, d’autant plus que parfois, des enfants d’ayants droit ne viennent pas régulièrement en classe. Ce n’est plus de la pédagogie regrettent les enseignants, mais de l’accueil.

En fait, il aurait été plus judicieux de consacrer du temps jusqu’aux vacances scolaires pour bien préparer la rentrée en septembre. L’école ne tient que par l’investissement remarquable des enseignants.

Un dernier élément : le surcoût lié au déconfinement ne devrait pas être supporté seulement par la commune mais par l’État. Nous demandons qu’il soit chiffré service par service, activité par activité.

Mme Marsigny revient sur la proposition de Noisy Solidaire d’une cellule de veille sociale et fait observer que la CCAS évalue déjà les besoins sociaux. Cela dit, elle rappelle que des représentants d’associations pourront intégrer la structure lors des prochaines candidatures.

Elle souligne que la ville est intervenue également auprès du Préfet et du commissariat de Noisy-le-Grand à propos de l’affichage discriminatoire dans l’immeuble de Noisy Résidence. Elle vient d’avoir une réunion avec la déléguée de la Préfète du 93 et a demandé un rendez-vous avec la Préfète qui a succédé à Mme Benrabia. La ville a des propositions, notamment la création de logements temporaires, le déplacement de personnes en situation extrêmement précaire. M. Laguilly a visité les appartements de Noisy Résidence, il a pu constater les difficultés rencontrées. La Ville insiste auprès de la DRILLE sur les questions d’hygiène, pour elle, c’est une préoccupation majeure.

M. Laguilly ajoute que le débat sur Noisy Résidence n’est pas récent. Il pointe l’absence de lien social dans cette résidence ainsi que la manière de la gérer. Il précise que dès le début du confinement, les services de la mairie se sont assurés qu’il n’y avait pas de cas Covid dans les différentes résidences et ont recensé les besoins particuliers. Une distribution de masques a été organisée pour tous les résidents des lieux d’accueil, en lien avec les exploitants et les gestionnaires.

Sur la proposition de Noisy Solidaire d’une prime Covid municipale : Mme Marsigny informe que la Métropole vient d’allouer une subvention de 60 000 € de la Métropole et propose de l’attribuer au CCAS pour aider les familles en difficulté. Elle rappelle que l’État, la Préfecture et la ville ont donné des chèques alimentaires.

Sur la réouverture des écoles, Mme Marsigny pense que le nombre d’enfants qui les réintégreront ne dépassera pas le quota exigé par le protocole sanitaire car beaucoup de parents préfèrent garder encore leurs enfants à leur domicile jusque fin juin. Il reste de la place dans les établissements, il n’y aura donc pas de choix à faire. Elle doit faire prochainement le point avec les directeurs d’écoles. Les annonces faites au compte-gouttes par le gouvernement compliquent l’organisation de l’ensemble, elle en profite pour saluer le travail des services car c’est une véritable usine à gaz.

Une décision vient de lui être communiquée : la mise en place de classes apprenantes cet été avec des enseignants qui travailleraient 15 jours supplémentaires en juillet. Il est demandé à la Ville de faire une convention avec l’Éducation nationale pour un soutien logistique. Elle n’est pas convaincue de trouver des volontaires parmi les enseignants alors qu’ils ont rencontré tant de difficultés ces trois derniers mois et doute de trouver des solutions avec l’Éducation nationale en l’espace d’un mois. Elle rappelle par ailleurs que des travaux sont indispensables dans certaines écoles et informe, à ce propos, qu’un jury de concours prévu pour l’agrandissement de l’une d’elles est reporté car pas considéré comme une urgence par la DGCRS. C’est un exemple parmi d’autres. La Ville est face à une administration pas facile à « manier » et de vraies difficultés à régler en interne. Elle ajoute qu’elle est d’accord sur le fait que les collectivités assument un travail que « d’autres » auraient dû faire.

Autre élément de réponse à une question de Noisy Solidaire : Mme Marsigny a en effet envoyé une lettre aux bailleurs pour expliquer les difficultés financières des locataires, demander des délais et des solutions pour les aider, elle espère être entendue.

En réponse à un élu sur les 20 décès à La maison de retraite privée Korian, Mme Marsigny indique qu’elle en a été informée plus tard. Elle note qu’il n’y a pas plus de décès dans cette établissement que l’année passée.

Sauf que là, peut-être, la fréquence de ces décès s’est accélérée en très peu de temps et qu’il est notoire dorénavant que la gestion du groupe Korian a été sérieusement mise en cause ces dernières semaines...

Par contre, tout s’est bien passé pour l’établissement municipal Jean Wiener.

4- Approbation des gratuités et exonérations diverses à titre temporaire pour certains services municipaux dans le cadre de la crise sanitaire liée au Covid-19.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : POUR

Intervention de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment :

Les retours que nous avons sur les paniers repas servis dans les écoles sont négatifs. Les enfants ne sont pas bien nourris : sandwich pain de mie poulet, chips et compote chaque jour, pas de pain frais. Certains enfants touchent à peine à leur repas. Certes il n’y a pas de vaisselle utilisée, ni de réchauffage autorisé, mais il doit être possible de varier la nourriture. Il faut chouchouter ces enfants qui ont repris l’école. Quelles difficultés techniques empêchent le prestataire de diversifier ses compositions.

Qu’est-ce qui est proposé actuellement aux seniors dans le portage à domicile et au personnel communal ?

Par ailleurs, lors de la vidéo conférence avec les présidents de groupe, je vous avais proposé que la société Elior confectionne des paniers repas pour les plus démunis, avec une méthode de distribution à définir. Un peu plus tard, dans le courant de cet entretien, vous m’avez précisé qu’Elior est prêt à fournir ces paniers repas. Cela a-t-il pu se concrétiser ?

Autre élément important : Beaucoup d’enfants dans les quartiers ne pourront pas partir en vacances cet été. Que proposez-vous d’organiser pour les distraire ?

Réponse de Mme Marsigny : la chance c’est que la Délégation de Service Public avec Elior se termine l’année prochaine. La ville a déjà sollicité Elior, avant le confinement, sur les aspects négatifs des repas servis. Le prestataire change fréquemment de personnel, les interlocuteurs ne sont souvent pas les mêmes et les services rencontrent des difficultés pour régler les problèmes. Les repas pour les enfants sont soumis à des règles strictes, ils sont rigoureusement contrôlés, cela dit elle fera passer le message pour diversifier les paniers repas et ajoute qu’il faut aussi du personnel pour encadrer les enfants or il n’est pas au complet actuellement.

Notre commentaire : alors pourquoi la ville a-t-elle retenu Elior pour sous-traiter l’entretien et le personnel de la restauration pour les nouvelles écoles si elle est mécontente de ses prestations ?

La solution : mettre fin à la DSP au profit d’une restauration municipale avec un adjoint au maire dédié, avec reprise du personnel, tel que le prévoit la loi !

Mme Huret, pour sa part, interviendra dans le débat à propos de l’accueil des enfants. Leur prise en charge ne relève pas de la municipalité mais de l’Éducation nationale et dépend du protocole sanitaire. 8% des élèves sur les 8000 ont repris l’école. Leur accueil est fonction du présentiel des enseignants, lesquels n’ont pas tous repris leur travail pour des raisons de santé. Cette situation génère des inégalités. Des familles demandent à la Mairie d’intervenir pour que leurs enfants reprennent l’école mais la décision appartient à l’Éducation nationale.

Mme Marsigny informe que les services travaillent à la réouverture prochaine des Maisons Pour Tous pour pouvoir faire de l’accompagnement scolaire pour les élèves décrocheurs.

Sur la réouverture des Arcades évoquée par Vincent Monnier, Mme Marsigny indique qu’elle est intervenue fréquemment auprès du Préfet, lequel s’y refusait. Elle a eu aussi des échanges avec les représentants du Groupe Klépierre et des associations de commerçants. En fait, la réouverture des centres commerciaux supérieurs à 40 000 m² n’était pas autorisée par le Gouvernement. Or les Arcades occupent 39 700 m² … sans Carrefour, qui, lui, est resté ouvert. Les commerces avec un accès extérieur ont pu l’être aussi. A l’heure où ces lignes sont écrites, le centre commercial peut accueillir normalement les clients.

5- Demande de subvention auprès de l’État en vue d’acquérir des masques destinés à protéger la population dans le contexte de l’épidémie de Covid-19.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : POUR

Intervention de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment

Tout d'abord, nous tenons à rappeler que cela aurait dû être à l'État de fournir ces masques et non aux collectivités territoriales. Saluons d'ailleurs au passage l'ensemble des acteurs locaux (Régions, Départements et Villes) qui ont su palier une nouvelle fois le désengagement de l'État.

Ainsi, nous pensons qu'il serait important de demander une subvention couvrant, non pas seulement 50% des coûts d'achats, mais bien 100% et aussi les frais acheminement et de distribution de ces équipements.

Nous dénonçons aussi le périmètre réduit de la subvention : les masques achetés avant le 13 avril 2020 ne sont pas concernés et les prix de références sont plus bas que les prix plafonds appliqués pour la vente.

Malgré cela, Noisy solidaire à gauche vraiment votera pour cette résolution.

Ensuite, nous souhaitons disposer d'un état de la distribution à ce jour des masques lavables.
Combien de foyers ont récupéré leurs masques ? Et surtout combien ne l'ont pas fait ? Comment la ville prévoit d'atteindre ces familles qui ne seraient pas venues ?

En plus de ces 2 masques, est-ce que la ville a prévu, par exemple via le CCAS, d'aider les plus démunis à l'achat d'autres protections ? Et comment ?"

Mme Marsigny n’est pas opposée à demander à l’État de financer à 100 % les masques mais n’est pas convaincue du succès de cette proposition. Elle est d’accord : c’est une responsabilité de l’État, or il fait porter aux collectivités des responsabilités qui lui incombent.

Elle dit être consciente des difficultés rencontrées par les noiséens pour se connecter sur internet pour s’inscrire aux distributions dans les gymnases. L’obligation de noter le numéro fiscal a sans doute compliqué les choses. La ville n’ayant pas souhaité passer par les services postaux, ce sont les élus et le personnel qui ont livré les masques aux seniors et aux personnes fragiles. Il en reste et elle se dit prête à organiser un grand déstockage pour permettre à ceux qui n’en n’ont pas encore, de venir les chercher. L’aide de tous les élus sera la bienvenue. Les distributions à l’entrée des marchés ou des garer RER fonctionnent bien, il faut continuer. Une difficulté supplémentaire : la totalité des masques n’a pas été livrée en une fois et il a fallu faire coïncider leur livraison avec les rendez-vous dans les gymnases.

M. Allemon précise que la moitié des masques a été distribuée : 49 000 masques dans les gymnases et 20 000 aux seniors et aux personnes fragiles. L’objectif était de protéger le plus rapidement possible les agents et la population. Pas de production locale, la ville a cherché tous les moyens possibles pour en acquérir et ce, d’où qu’ils viennent.

A ceux qui lui reprochent de ne pas avoir commandé les masques dès que cela s’est avéré nécessaire, Mme Marsigny réplique l’avoir fait alors que le Président de la République affirmait qu’ils ne servaient à rien.

Bref, il est des polémiques qui se veulent de haut vol mais qui restent assez médiocres, selon nous !

 

6- Demande d’aide exceptionnelle d’urgence auprès de la région Île-de-France destinée aux structures du spectacle vivant dans le cadre de la crise sanitaire liée au Covid-19.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : POUR

Intervention de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment

« L’aide régionale d’urgence compense le montant de la perte constatée dans la limite d’un plafond de 8 000 € par établissement. »

S’agissant de l’espace Michel Simon, quel est le montant de la perte due à la fermeture, à l’annulation et au report des spectacles, et à l’annulation du Festival des Chemins de Traverse ?

Comment et quelle partie de cette aide sera rétrocédée aux compagnies concernées ?

Cette aide d’urgence est à comparer avec la réduction de 20 000 euros en 2019 de l’appui du Conseil départemental à la programmation de l'Espace Michel Simon ; quelle sera l’aide du département aux compagnies concernées ?

Quelle sera l’aide de l’État aux compagnies concernées ? »

Mme Martins communiquera les éléments demandés. Des spectacles ont été annulés, certains n’ont pas été financés puisqu’ils n’ont pas eu lieu, d’autres ont été dédommagés. Elle informe qu’elle n’a toujours pas reçu la subvention de 80 000 euro du département.

Mme Marsigny précise que le décompte qui lui a été présenté n’est pas tout à fait terminé, le remboursement est de l’ordre de 17 500 euros. Un courrier a été envoyé aux abonnés demandant s’ils optent pour un remboursement ou un avoir sur des prochains spectacles.

Sur les chemins de traverse, à priori, pas de dédommagement puisque la ville est dans l’impossibilité d’organiser les spectacles pour l’instant en raison de la crise sanitaire. La programmation des spectacles à l’Espace Michel Simon est lancée, les abonnements par internet également, mais là aussi, tout dépendra de l’évolution de la pandémie.

7- Demande d’aide forfaitaire exceptionnelle auprès de la caisse d’allocations familiales (CAF) de la Seine-Saint-Denis pour les journées d’accueil fermées dans les établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) pendant la période de crise sanitaire liée au Covid-19.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : POUR

Intervention de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment :

Le problème sera le même que dans les écoles. Le 2 juin, des parents qui reprendront le travail ne pourront pas confier leurs enfants à la crèche faute de place en raison du règlement sanitaire. Que leur sera-t-il proposé ?

Je n’ai pas de solution de rechange, répond Mme Marsigny. Les crèches n’auront pas la capacité en personnel et en espaces pour recevoir d’autres enfants. Pour l’instant il y a suffisamment de places mais pour combien de temps ? Une commission doit se réunir pour les attributions ultérieures.

Les directrices de crèche ont appelé tous les parents, ajoute Mme Abassi, il n’y a pas eu de remarques particulières. Malgré les capacités restreintes, tous les parents ne souhaitent pas mettre leurs enfants à la crèche dans l’immédiat.

8- Communication de M. le Premier Adjoint sur le Plan de reprise d’activité mis en place dans les services communaux

PAS DE VOTE

Intervention de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment :

Je souhaite attirer votre attention sur des pressions subies par des agents des écoles primaires et maternelles de la part de leur chef de secteur qui s’est permis de les appeler tard le soir ou le week-end à leur domicile pour leur demander instamment de reprendre le travail. Cette méthode est insupportable.

De plus, les horaires de ce personnel ont été modifiés, sans leur demander leur avis, ni celui des directeurs d’école et des organisations syndicales.

Alors qu’ils travaillent normalement de 9h à 17h30, il leur est imposé une amplitude de 10h à 18h45.

Cette situation génère des tensions, alors que nous sommes dans une période où le personnel aurait besoin de bienveillance. Cela ne veut pas dire que c’est une volonté municipale mais nous tenons à vous préciser que nous désapprouvons cette méthode d’autant plus que le Président de la République a fait voter dernièrement des lois qui dérégulent le droit du travail. Sachez que, de surcroît, cette catégorie d’agents manque de matériel de protection. Un comble !

Nous vous demandons d’intervenir pour régler ces problèmes au mieux dans l’intérêt des agents.

M. Allemon répond qu’il est d’accord sur certains points mais se dit surpris car aucune organisation syndicale n’a abordé ce sujet en comité technique le matin même. Il va néanmoins chercher à en savoir plus car effectivement ces méthodes ne sont pas tolérables.

9- Instauration de la prime exceptionnelle créée pour les agents publics dans le cadre de l’état d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 et définition des modalités de fixation des montants de la prime.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : POUR

Intervention de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment :

Il est précisé dans la note de présentation que les personnels susceptibles de bénéficier de la prime sont ceux particulièrement mobilisés, soumis à des sujétions exceptionnelles pour assurer la continuité du fonctionnement des services ayant conduit à un surcroît significatif de travail en présentiel ou télétravail. Comment allez-vous évaluer le surcroît d’activité ? Qui va définir les critères ? Vous devez associer les organisations syndicales à cette réflexion ainsi qu’à celle qui concernera le paiement d’une prime supérieure à 1000 euros.

Les agents qui ont continué d’effectuer les tâches qu’ils exécutent tout au long de l’année comme par exemple l’accueil du public ou le standard bénéficieront-ils d’une prime ? Il semblerait que non parce qu’ils sont considérés comme n’avoir pas subi un surcroît de travail significatif … alors qu’ils ont pris des risques en prenant les transports pour aller travailler et/ou en ayant affaire au public.

Par ailleurs, pourquoi cette prime est-elle calculée à partir du 23 mars alors que vous nous avez précisé lors de la vidéo conférence avec les présidents de groupe que le 17 mars à midi, les agents ont été invités à renter à leur domicile, hormis les agents mobilisés pour assurer les missions du PCA et l’accueil des enfants des personnels soignants en établissement d’accueil de jeune enfant ou à ‘école. Vous ajoutiez que depuis le 17 mars, l’évaluation de la situation a conduit au maintien des missions essentielles, à l’arrêt temporaire de certains services et au maintien en télétravail d’autres services, lequel a été fortement amplifié pendant toute cette période.

Les agents qui sont tombés malade pendant leur service, auront-ils une prime ou …une médaille ? Ceux qui ont été mis en quarantaine avec obligation de s’arrêter seront-ils reconnus en maladie professionnelle ?

En fait, il s’agit d’une prime au mérite alors que l’ensemble des agents étaient pénalisés. Certains ont été dans l’obligation de garder leurs enfants. Pourquoi seraient-ils sanctionnés ? Ceux qui ne toucheront pas la prime seront principalement les agents les moins rémunérés car leurs tâches ne peuvent pas être réalisée en télétravail (par exemple les services techniques).

Décidément, nous sommes, comme pour le personnel des hôpitaux, pour l’augmentation des salaires.

Réponse de M. Allemon : ce sujet a été abordé ce matin en comité technique et a obtenu un avis favorable à l’unanimité.

Sur le surcroît de travail : la prime va coûter environ 130 000 €. L’objet de Mme le Maire n’est pas de chercher « à gratter » quelques euros sur tel ou tel agent. L’objectif est d’être transparent. Il a proposé aux organisations syndicales de leur transmettre la liste des agents concernés.

Pour ce qui concerne les agents du standard, ils ont été très sollicités par une multitude d’appels pendant le confinement, aussi « quelque chose » sera fait pour eux, c’est en réflexion.

La prime est attribuée à compter du 23 mars car c’est la date du décret. L’objectif est d’être le plus juste possible. S’il est vrai que des agents n’ont pas pu faire autrement que d’être en ASA pour garder leurs enfants, mais comment expliquer aux employés qui étaient en première ligne, parfois au péril de leur santé, que leur investissement est le même qu’un agent en ASA. La ville essaie de trouver un équilibre. Il souligne que des agents dont les services ont dû fermer, comme l’événementiel par exemple, se sont portés volontaires pour aider les services restés ouverts.

Les agents en arrêt maladie du fait du Covid ne sont pas considérés en maladie professionnelle, ce n’est pas de la compétence de la collectivité.

Ironie du sort, Emmanuel Constant déclarera qu’une des leçons à tirer de cette crise, c’est l’importance des services publics, leur qualité, la nécessité de les renforcer chaque fois que c’est possible. Dommage qu’il ait, durant les précédentes mandatures, opté pour les DSP … un revirement ? c’est fou comme le temps passe !!! Nous n’aurons pas la «méchanceté » bien connue de NSAGV, de lui rappeler que lors de nos désaccords publics en conseil municipal, à propos de la délégation de service public d’un nouvel équipement pour la petite enfance, il nous avait raillé pour défendre sa collègue adjoint au maire de l’époque, en nous disant que dans les mots «délégation de service public », il y avait ceux de « service public ». Chapeau, le professionnel de la politique … de gauche ! Mais, ne soyons pas rancuniers, on retiendra cette nouvelle déclaration publique … chaque fois que possible

Arrêtons nous là, sinon, on va croire que l’on roule pour la droite. Ben non, en fait, nous essayons simplement de rester cohérent. Nous ne sommes pas d’accord avec les privatisations rampantes de services publics, qu’elles soient défendues par la droite et par une gauche de droite ! C’est clair comme ça ?

Pour conclure ce point, M. Allemon invite l’ensemble des élus, en dehors de toute polémique, débat ou campagne électorale, à applaudir l’ensemble des agents communaux qui sont, dit-il, la fierté de la ville.

Oui, le service public et ses agents sont une fierté ! Nous en sommes convaincus ...

Délibérations nécessaires au fonctionnement des services municipaux

10- Mise en œuvre d’un schéma directeur stratégique des mobilités.

Développement de bornes de recharge pour véhicule électrique : VOTE POUR

Mise en place de véhicules en auto-partage en boucle : VOTE ABSTENTION

Mise en œuvre du plan vélo : POUR

Intervention de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment :

La mise en œuvre du plan vélo mérite, à notre avis, d’être étudiée plus collégialement. Qui a été sollicité pour réfléchir à un plan de mobilité local ? Les associations de cyclistes de Noisy-le-Grand ? Avez-vous fait une enquête ouverte auprès des usagers réguliers, des parents d'élèves, des étudiants ? Le rapport n’en dit mot.

Quelques remarques : si la proposition de zones 30 est alléchante, nous pourrions même envisager des zones 15 pour brider tous les véhicules légers électriques. Quand une voiture dépasse à 30km/h dans une rue exiguë un cycliste qui roule à 10 km/h, cela peut être dangereux.

Sur la cartographie proposée : Plutôt que du rabibochage avec des anciennes et des nouvelles pistes qui, nous le craignons, pourrait conduire à une insécurité routière, il nous semble que traverser la commune à vélo d’est en ouest et du nord au sud par les grands axes et en reliant les gares seraient plus efficace pour l’usage domestique, professionnel et la sécurité.

Il faut réserver des axes prioritaires pour les véhicules légers comme il en existe pour les véhicules motorisés sur les routes départementales. Pourquoi ne pas envisager également des passerelles pour fluidifier le flux cyclopédique et éviter ainsi des situations de danger au feu rouge. Une des problématique est de faire « cohabiter » des véhicules à 10, 20, 30 et 50 km/h.

Le potentiel d’usage du vélo est considérable mais il faut lever l’un des freins essentiels au passage à l’acte qu’est le sentiment d’insécurité, la peur du trafic motorisé.

Une remarque : depuis que les familles se sont « déconfinées à vélo » avec leurs enfants, nous sommes les premiers satisfaits de voir autant d'engouement mais aussi attristés de constater le manque d’éducation à la sécurité routière à vélo. Apprendre le « Savoir Rouler » pour tous, dès l’école élémentaire, devient une priorité.

Le rapport n’en dit pas un mot. Si on ne s’improvise pas virologue, soignant ou enseignant, on ne s’improvise pas non plus cycliste sur l’espace public.

Enfin, d’autres éléments importants pourraient accompagner ce plan : l’installation de locaux à vélos sécurisés, l’étude d’un service local de prêt et la création d’ateliers coopératifs de réparation.

Pour conclure, nous voterons POUR le schéma directeur des mobilités mais considérons que la budgétisation consacrée au plan vélo est, au regard des besoins, insuffisante.

Réponse de M. Testa : des associations ont été consultées, notamment « Noisy-le-Grand à vélo », la consultation se poursuivra. Il souligne ne pas être opposé aux zones partagées. Mme Marsigny ajoute que l’atelier de réparation des vélos est, de mémoire, dans tous les programmes des candidats à l’élection municipale. Elle rappelle que les projets immobiliers aux Bas Heurts et à l’îlot Marne, par exemple, comportent des ateliers de réparation de vélo. Travailler avec des volontaires, comme le propose Noisy Solidaire, est, selon elle, une bonne idée.

 

11- Approbation de la répartition des subventions municipales attribuées aux associations au titre de la politique de la ville pour l’année 2020.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : POUR

12- Attribution de subventions à diverses associations locales au titre de l’exercice 2020.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : POUR

Intervention de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment :

Il nous est proposé de voter une subvention de fonctionnement pour des associations qui agissent dans un esprit de convivialité, de solidarité ou de défense de droits divers et mènent des actions pouvant bénéficier aux habitants.

Or, dans la rubrique CULTURE DU MONDE une subvention de 1000 € est proposée pour l’association « Culture et loisirs israélites » dont l’objet est, je cite, « d’assurer la célébration du culte de la religion juive et de subvenir aux frais et à l’entretien des lieux utiles à l’exercice du culte ».

Noisy Solidaire n’a pas pour habitude de voter des subventions pour ce type d’association et ce, quel que soit le culte. Par contre, nous sommes favorables à la subvention de 1000 € proposée dans la rubrique SOLIDARITÉ de cette même liste au Secours catholique, car sa mission est de venir en aide aux personnes en situation de pauvreté. Nous serions tout autant favorables à une demande de subvention du Secours Juif, s’il existe dans notre commune, parce que sa mission est d’œuvrer pour les personnes en situation de pauvreté, quels que soient leur origine, leur âge, leur nationalité ou leurs opinions philosophiques et religieuses.

Culture et Loisirs israélites n’est pas une association culturelle comme indiqué dans la note de présentation mais cultuelle, nous vous demandons en conséquence de la retirer de la liste proposée.

Mme Lachkar indique que c’est une erreur de transcription, Culture et Loisirs Israélites est bien une association culturelle dont le but est de venir en aide aux familles, elle a aussi un volet formation. Moment de confusion… après vérification, Mme Lachkar précise qu’il y a deux associations, l’une cultuelle, l’autre culturelle dont l’objectif est « faire fonctionner les activités culturelles et sociales ». La subvention lui est bien destinée.

Mme Marsigny dit assumer cette erreur et propose de voter l’ensemble des subventions en corrigeant la formulation erronée.

Nous avons bien noté qu’il s’agissait d’une erreur de rédaction, peu compréhensible a priori, selon nous. Mais, bon, la bonne foi des un-es et des autres n’est pas en cause… l’erreur est humaine, dit-on !

13- Attribution d’acomptes et de subventions à diverses associations sportives locales au titre de l’exercice 2020.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : POUR

14- Modification du tableau des effectifs du personnel permanent.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : POUR

15- Mise en place du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) en faveur des cadres d’emplois des ingénieurs, techniciens, adjoints techniques des établissements d’enseignement, conseillers des activités physique et sportives, psychologues, sages-femmes, cadres de santé paramédicaux, cadres de santé infirmiers et techniciens paramédicaux, puéricultrices cadres de santé, infirmiers en soins généraux, infirmiers, auxiliaires de puériculture, auxiliaires de soins, éducateurs de jeunes enfants, moniteurs-éducateurs et intervenants familiaux, techniciens paramédicaux, directeurs d’enseignement artistique et médecins territoriaux.

VOTE NOISY SOLIDAIRE : CONTRE

Intervention de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment :

Nous avions, les précédentes années, fait état des réserves légitimes émises par les organisations syndicales de fonctionnaires sur ce dispositif qui n’est autre que le « salaire au mérite ».

La séparation du grade et de l’emploi fonde la logique de carrière et l’indépendance du personnel fonctionnaire car elle garantit le niveau de rémunération, et ce, quel que soit l’emploi exercé. Lier un complément de rémunération conséquent à la fonction et aux résultats de l’agent remet en cause le principe de carrière et l’assurance de progresser de manière linéaire.

Les critères subjectifs du Complément Indemnitaire Annuel sont la manière de servir et l’investissement professionnel. Le RIFSEEP peut générer des phénomènes de promotion ou mutation en dépit de toute logique de déroulement de carrière et de respect du statut, la performance individuelle primant sur l’intérêt collectif pour l’exercice des missions de services public. Il risque donc d’accentuer les inégalités entre les agents.

Parce que le RIFSEEP renforce l’individualisation des salaires et la subordination, Noisy Solidaire À Gauche Vraiment votera contre.

M. Allemon répond que la ville applique la loi. Il s’agit cette fois de sages-femmes, de médecins, de cadres de santé qui sont concernés.

Ce qui ne change rien à notre critique de fond ...

Décisions du maire

16- Information du Conseil municipal sur les décisions prises par le Maire en application de l’article L. 2122-22 du Code général des collectivités territoriales.

Noisy Solidaire souhaite avoir des précisions sur :

  • la décision n° 605 du 11/12/2019 : demande d’une subvention auprès du département de la Seine-Saint-Denis en vue de l’organisation d’actions de prévention bucco-dentaire pour l’année 2019 : Cette action ayant été supprimée dans les écoles, vers quel public était-elle destinée.

  • la décision n° 85 du 21/02/2020 : passation d’un contrat entre la Commune et le cabinet GENESIS AVOCATS relatif à la réalisation de missions de conseil et d’assistance juridique dans le cadre du recours exercé à l’encontre du permis de construire accordé par le maire de la commune de Bry-sur-Marne et nécessaire à l’implantation d’une blanchisserie industrielle en limite communale.

  • la décision n° 90 du 26/02/2020 : demande de subvention à la Région Île de France au titre du dispositif appelé « Bouclier de sécurité » aux fins de soutien à l’équipement des polices municipales, aide à l’équipement immobilier : construction, reconstruction ou rénovation des services ou locaux de police municipale et soutien à l’équipement e vidéoprotection.

  • La décision n° 137 du 19/03/2020 : demande de subvention auprès du Fond interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) relative au recrutement d’un intervenant social en commissariat.

QUESTION DIVERSE DE « NOISY SOLIDAIRE A GAUCHE VRAIMENT ! »

Des citoyen-ne-s de Noisy-le-Grand qui déambulaient le vendredi 1er mai sur la place de la mairie ont été verbalisé-e-s par la Police nationale et la police municipale, alors qu’ils et elles étaient moins de 10, masqué-e-s, à distance réglementaire les un-e-s des autres et muni-e-s d’une attestation pour un déplacement bref d’une heure dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile.

Nous nous étonnons que trois équipages de la police municipale aient été mobilisés pour cette verbalisation absolument anormale (135 €), sinon attentatoire à la liberté de circuler puisque chacun-e respectait les modalités de l’urgence sanitaire.

Suite à la publication de l’avis de contravention sur différents réseaux sociaux par les personnes concernées, vous avez répondu, Madame le Maire, sur la page Facebook Seine Saint-Denis Politique : « vous auriez simplement dû me prévenir, je vois ce que l’on peut faire ». Qu’en est-il ?

Ne pensez-vous pas, Madame le Maire, qu’il s’est agi d’un abus de pouvoir de la part de la police municipale, et qu’il conviendrait donc d’annuler lesdites contraventions ? 

Je vous remercie.

Réponse de Mme Marsigny :

« Si vous me demandez si je considère que cette verbalisation est attentatoire à la liberté de circuler, je répondrai bien évidemment oui. Chassez le naturel, il revient au galop, je reste et resterai toujours une avocate.

L’article L 31 31 du Code de Santé Publique est attentatoire à la liberté de circuler tout comme les décrets des 16, 17 et 23 mars. Dans ce cadre légal attentatoire à la liberté de circuler, la liberté de se rassembler est également interdite. Seuls les déplacements absolument nécessaires sont autorisés mais vous pourriez toujours argumenter que pour des militants en lutte, la manifestation soit un déplacement absolument nécessaire.

J’avais donné consigne à la police municipale d’être ferme sur le respect du confinement comme j’avais demandé à mes élus d’être responsables et exemplaires et donc de le respecter strictement. Dans ce pays et dans cette ville, la loi s’applique à tous, que l’on soit habitant ou élu. D’ailleurs plus de 1000 PV ont été délivrés pendant la période de confinement qui s’est achevé le 11 mai.

Je vais vous dire les choses très franchement, Madame Guiche, si la police municipale m’avait demandé mon avis, je leur aurais sans doute dit de vous faire un rappel à la loi sans vous verbaliser.

Ceci étant dit, vous avez été verbalisés, vous avez parlé de la police nationale, je pense que l’on est bien loin de l’abus de pouvoir que vous mentionnez dans votre question. Vous pourriez peut-être qualifier votre propos en utilisant les mots « manque de discernement » par exemple.

Je vais répondre à votre dernière question : Est-ce qu’il conviendrait d’annuler cette contravention. Je pense que non, les élus doivent être responsables et exemplaires et quand ils reçoivent une amende, même si les agents auraient pu manquer de discernement, il ne me paraît pas concevable d’annuler la contravention.

Au-delà du fait que je ne peux pas parce que le PV électronique est directement télétransmis mais aussi parce que ce serait injuste vis-à-vis des citoyens de notre ville. On ne pourra pas m’accuser d’avoir fait cela parce que vous êtes des opposants politiques, j’ai toujours veillé à ce que vous puissiez vous exprimer librement que ce soit lors des Conseils municipaux ou dans les tribunes de Noisy Mag qui, avant notre arrivée à la tête de la ville, vous étaient interdites d’accès, ce que je trouvais intolérable et qui me paraissait normal de rétablir.

Je tiens à terminer mon propos en vous exprimant mon sincère regret de ne pas vous voir figurer au second tour de l’élection municipale et de facto, de ne plus avoir de conseillers municipaux de votre groupe au sein de ce conseil et ne doutez pas un seul instant de ma sincérité quand je vous dis cela. Je crois effectivement avoir entretenu avec vous et l’ensemble des élus de Noisy Solidaire À Gauche Vraiment, que ce soit Mme Monnin ou M. Millérioux, des échanges cordiaux sur des sujets qui nous opposaient certes, et des débats constructifs.

Certes les soirées étaient longues du fait de vos interventions à tous les trois mais je ne les regrette pas dans la mesure où elles émanaient d’un travail collégial de votre groupe, je pense à M. Doussain par exemple, et à d’autres. Ce travail de fond permanent ne peut que témoigner d’un attachement profond à Noisy-le-Grand et aux noiséens. Voilà ce que je voulais vous dire à vous et à travers vous à l’ensemble des membres de votre groupe puisque vous nous quittez ce soir, c’est le dernier Conseil.

La salle applaudit.

Et nous rajouterons les noms de Patricia Bétuel, Véronique Jacquet, Fabrice Scrève ... Merci de  cette déclaration républicaine...

Madame Guiche rappellera : nous étions moins de 10 … il y a eu d’autres rassemblements le 1er mai en France, alors … abus de pouvoir ou manque de discernement, peut-être, il n’empêche que nous sommes dans une période où les libertés sont remises en cause.

Pour le reste, nous continuerons de travailler comme déclaré en début de séance, même sans siéger. N’ayez aucune inquiétude à ce propos !

Cette fin de séance sera aussi l’occasion pour M. Miersman et Mme Figel-Martel de s’exprimer sur leur départ du conseil municipal, tous deux souhaitent bonne chance à la nouvelle équipe. Applaudissements dans la salle.

Ultime conseil de la mandature puisque les électeurs sont appelés à voter pour le second tour de l’élection municipale, le 28 juin prochain, pour les 3 listes encore en lice.

Nous n’aurons donc pas l’honneur de participer à ce scrutin en notre nom. Ce qui ne veut pas dire que nous ne donnerons pas notre point de vue à l’avenir sur la gestion municipale et ses grands enjeux.

Nous restons convaincus que le fort taux d’abstention du premier tour a délégitimé cette élection, notre résultat compris.

Le deuxième tour apportera-t-il la preuve qu’il en sera autrement au final ? Rien n’est moins certain et il est à craindre que le vainqueur et ses opposants futurs soient obligés de tenir compte de cette fragilité.

Quant à nous, si nous pensons que siéger en qualité d’élu au sein des institutions a une utilité réelle, même si elle peut sembler peu opérante et ingrate pour certain-e-s par moment, nous savons aussi que la politique dans la Cité est l’affaire de toutes et tous, quelle que soit la place d’où l’on intervient. Ce n’est donc qu’un "au revoir" institutionnel ...

 

 

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 10:57

Préambule : la crise sanitaire majeure que traverse notre pays a imposé un gel temporaire de l’activité institutionnelle habituelle sur le plan municipal. L’état d’urgence sanitaire a délégué, de fait, aux maires, qu’ils aient été élus dès le 1er tour des élections municipales ou non, des prérogatives majeures dans l’organisation des actions locales contre la pandémie. Cela étant, nombreuses de ces prérogatives étaient déjà contenues dans la large délégation de pouvoir, y compris de police, accordée au maire, votée par la majorité municipale en début de mandature. Noisy Solidaire A Gauche Vraiment s’y était opposé, contestant ainsi le renforcement d’un fonctionnement vertical, selon nous, peu démocratique.

Pour autant, les modalités des mesures de confinement, décidées par le gouvernement d’Édouard Philippe et le président Macron, ont incombé pour une bonne part aux collectivités locales, sous le contrôle des préfets, sans que ces dernières puissent les contester réellement.

Cela est particulièrement vrai, dorénavant, avec la procédure de déconfinement et la réouverture des écoles que les communes doivent gérer dans l’urgence et l’incertitude.

Noisy Solidaire A Gauche Vraiment s’est exprimé sur ce sujet et maintient qu’il était nécessaire de laisser du temps au temps pour organiser ce processus. C’est vrai pour les écoles, c’est vrai pour les transports, c’est vrai pour l’activité économique. Nous espérons vivement nous tromper en dénonçant une reprise plus hasardeuse que certain-nes pourraient le croire. La question, ce n’est pas de dire non, mais de dire comment, dans quels délais et avec quels moyens.

Sur la question de l’organisation, de toute urgence selon certains, d’un conseil municipal, il est bon de rappeler que c’est le maire qui en fixe l’ordre du jour et détermine sa régularité dans le respect de la loi. Que cela nous plaise ou non !

Pour autant, sans être signataire d’une récente lettre collective d’élus de l’opposition, le bon sens démocratique suppose, effectivement, qu’un conseil municipal puisse être organisé dans les meilleurs délais par visioconférence pour respecter les gestes barrière. C’est bon pour l’opposition et c’est bon pour la majorité municipale.

En ce sens, la réunion du 6 mai vient de permettre de relancer, modestement mais sûrement, le fonctionnement démocratique dont la ville a besoin, malgré la pression constante depuis début mars de l’épidémie. C’est une bonne nouvelle !

Nous avons choisi de faire un compte rendu exhaustif de cette initiative attendue en résumant, le mieux possible, ce qu’ont dit le Maire et son 1er adjoint et notre intervention.

COMPTE RENDU DE LA VIDÉO-CONFÉRENCE

DES PRÉSIDENTS DE GROUPES DU CONSEIL MUNICIPAL

DE NOISY-LE-GRAND LE 6 MAI 2020 À 16h30

Présent-e-s :

Brigitte Marsigny, Maire, Éric Allemon, maire-adjoint au personnel et aux finances

Françoise Guiche, Emmanuel Constant, Vincent Monnier, Michel Miersman, Michel Barbiéri

Mme Marsigny a déclaré qu’elle organisait cette réunion limitée aux Présidents de groupes suite à la demande de deux élus de l’opposition qui souhaitaient la tenue d’un Conseil municipal. Elle estime que la tenue d’un Conseil municipal ordinaire n’est pas à l’ordre du jour, car cela suppose des thèmes et préparer les dossiers. Elle estime que ce serait trop compliqué en ce moment pour les services de la mairie et que le temps de la gestion de la crise n’est pas le même que le temps politique et des échéances électorales.

Elle a ensuite exposé les actions liées à la crise sanitaire :

Deux distributions de masques offerts par la Région ont été organisées à a la gare routière du Mont d’Est par quelques élu-e-s de la majorité et un-e élu de l’opposition. L’une avec Emmanuel Constant, l’autre avec Françoise Guiche. Pour les prochaines distributions, Michel Barbiéri, Michel Miersman et Vincent Monnier seront également sollicités.

Distribution le 6 mai de masques aux personnes vulnérables et aux personnes âgées assurée par les services de la ville et par les élus. Elle sera terminée d’ici la fin de semaine. Une lettre vient d’être envoyée à tous les noiséens aujourd’hui pour connaître leurs besoins (nombre de personnes par foyer pour déterminer le nombre de masques- 2 par personne).

Ils pourront faire leur demande en ligne ou par téléphone.

Suite à la décision du Président de la République de ré-ouvrir les écoles à partir du 12 mai, elle indique avoir eu plusieurs échanges avec le Préfet et l’inspectrice d’académie et consulté les représentants des parents d’élèves. Elle souligne que les modes de concertation engagée par certains élus ne lui paraissent pas la bonne méthode et estime qu’il faut être tous soudés et aller dans le même sens.

Le protocole sanitaire envoyé par le Ministère de l’Éducation nationale comporte des règles très strictes. Alors que les enseignants doivent indiquer le nombre d’enfants par classes (sachant qu’il faut 4 m² par enfant), elle ne maîtrise pas à ce jour le nombre d’enseignants et d’enfants qui seront présents. 40 ont été accueillis jusqu’à présent.

Elle a donc déclaré au Préfet et au Recteur qu’il est impossible matériellement d’ouvrir avant le 18, or ce sera pour deux jours de classe. La reprise pourrait éventuellement être reportée au 25 mai (sachant qu’à l’heure où ce compte-rendu est écrit, la Mairie a officiellement communiqué sur une reprise progressive à partir du 18 mai). Elle n’a pas encore de réponse. La ville sera prête mais ce sera compliqué pour les enseignants présents à l’école le 11 mai d’organiser les classes sans connaître le nombre d’élèves.

Le Rectorat a indiqué que les enfants des soignants, des enseignants, des agents municipaux, des policiers municipaux et des parents qui ne peuvent pas être en télétravail seront prioritaires.

Le personnel de la ville est mobilisé. Se posent aussi la difficulté de faire déjeuner les enfants en classe pour les élémentaires et au réfectoire pour les enfants en maternelle. Elle dira au cours de la réunion qu’elle est consciente que pour de nombreux enfants, le repas à l’école est le seul de la journée.

Malgré toutes les incertitudes et les difficultés pour la réouverture des écoles, Mme Marsigny indique qu’elle n’a pas le choix, qu’elle ne peut enfreindre la loi et doit rechercher les meilleures dispositions protectrices et organisationnelles.

Point sur les ressources humaines :

M. Allemon a informé que 54 agents municipaux sont susceptibles d’avoir été contaminés par le Covid-19, mais pas durant la période de confinement. Malheureusement 2 cas graves et fort heureusement pas de décès. 

Une cellule de crise a été mise en place par le Directeur Général des Services dès février.

Le 3 mars, les premières mesures ont été prises pour assurer la sécurité des agents en contact direct avec le public. Un Plan de Continuité d’Activité (PCA) a été élaboré : entretien des locaux, désinfection quotidienne des surfaces, essuie-mains à usage unique, mesures barrière auprès des agents, communication vers le public.

Des équipements individuels (gel hydroalcoolique, lingettes désinfectantes, masques) ont été fournis aux agents en contact avec le public (police, accueil, voirie).

Le 17 mars à midi, l’ensemble de la population ayant été confinée, les agents ont été invités à rentrer à leur domicile, hormis les agents mobilisés pour assurer les missions du PCA et l’accueil des enfants des personnels soignants en établissement d’accueil de jeune enfant ou en classe (une école).

Le PCA a été finalisé dès le début de la crise sanitaire, avant le confinement. Il a été mis en œuvre par le Directeur général des services pour répondre aux exigences d’organisation des services.

Depuis le 17 mars, l’évaluation de la situation a conduit au maintien des missions essentielles, à l’arrêt temporaire de certains services et au maintien en télétravail d’autres services, lequel a été fortement amplifié pendant toute cette période.

La prolongation de la période du confinement a conduit à adapter l’application du PCA, notamment par le développement de missions en télétravail pour des missions non identifiées comme prioritaires au départ, mais nécessitant néanmoins à la longue l’intervention des agents.

Dans la perspective de la sortie du confinement, la cellule de crise a utilisé un Plan de reprise des Activités (PRA) organisant la réouverture progressive des services publics.

Ce plan devra permettre l’accueil du public sur des missions essentielles : garantir la sécurité sanitaire du public et du personnel, permettre aux agents une reprise d’activité progressive en tenant compte des difficultés psychologiques liées à cette reprise après une longue période d’absence. Dans cette perspective, le PRA a déterminé les mesures de protection sanitaires à mettre en place : l’entretien des locaux, la distanciation entre les agents qui reprendront leur service.

Tous les services font actuellement l’objet d’une analyse précise de l’organisation des locaux afin de déterminer le nombre d’agents susceptibles de travailler dans le même espace.

Les dotations de masques ont été remises aux directions des services municipaux le 5 mai. Il y aura pour les personnes le nécessitant des masques chirurgicaux, voire des masques FFP2. Tous les agents bénéficieront d’une dotation de 5 masques lavables en tissu pour leur permettre de se protéger, non seulement sur leur lieu de travail mais aussi pendant leur trajet domicile/travail.

M. Allemon a tenu à féliciter l’investissement très important des agents. Des agents en vacances ou dans des services fermés se sont volontairement inscrits pour participer à des missions, aider d’autres services ou la population. Il associe à son hommage les directeurs qui ont dû jongler avec tous ces événements et qui ont travaillé intensément. L’ensemble de la direction générale était présente en permanence. Des agents ont travaillé en présentiel durant cette période (400), d’autres ponctuellement, d’autres en télétravail.

Une réunion avec les organisations syndicales des employés communaux s’est tenue la semaine dernière pour aborder plusieurs points.

Concernant les congés imposés, la Maire rappelle qu’elle pouvait imposer de retirer 5 jours par mois. Elle a pris la décision, vu l’investissement des agents, de ne pas leur infliger une double peine en leur imposant des vacances pendant la période de confinement.

Pour ce qui est des vacances en soi, la règle sera maintenue. Les agents devront poser 20 jours entre juin et octobre 2020. Ces 20 jours seront respectés comme chaque année, de façon réglementaire.

Des agents avaient posé des vacances lors du confinement. Qu’ils soient venus aider ou pas, la Maire a considéré comme pour les autres, qu’on ne leur compterait pas dans cette période de confinement. C’est validé et accepté par l’ensemble des organisations syndicales.

La prime : La maire a fait une proposition avec trois niveaux, qui aurait été validée par les organisations syndicales :

  • 1000 euros maximum par agent présent 35h par semaine pendant cette période de confinement.

  • un autre niveau pour ceux présents pendant quelques heures,

  • et un troisième niveau pour ceux en télétravail.

(Dans l’immédiat, difficile d’avoir un avis définitif sur ce point. Par exemple, en quoi le télétravail aurait été « moins productif » qu’une activité avec présence dans les services ? Qu’en sera-t-il pour les agents confinés en raison d’un risque médical ? Que se passera-t-il pour les agents contaminés et malades durant leur service ou non ? Dans de telles conditions, il est évident que les propositions publiques des organisations syndicales représentatives du personnel communal seront indispensables pour forger notre appréciation ...)

Ce mercredi, une réunion est organisée avec le Directeur général des services, l’ensemble des DGA, le Comité Technique et le CHSCT pour revoir certains points comme les vacances et la mise en place de la reprise à partir du 11 mai

Point sur le volet financier :

M. Allemon a indiqué qu’Il y a pendant cette période de confinement des plus et des moins avec

  • des dépenses en moins (spectacles, animations, …).

  • des dépenses en plus : par exemple, l’achat de masques dont 10 000 masques FFP2 pour 33 600 euros. La ville a également commandé 40 000 masques chirurgicaux pour les agents d’accueil, la police municipale, … et 167 000 masques alternatifs, pour un montant environ de 150 000 euros. C’est une somme très importante mais prioritaire pour la santé des agents et de la population.

Globalement, selon lui, les économies liées à la réduction de l’activité municipale s’élèveraient aux alentours de 743 000 euros et les dépenses supplémentaires atteindraient 1 300 000 euros. Le surcoût estimé de la crise sanitaire va encore évoluer dans les deux sens, il pourrait se monter à environ 600 000 euros.

(Est-ce que les réaménagements des écoles et de tous les lieux accueillants du public, enfants et adultes, sont déjà inclus dans cette estimation ? Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il faudra que cela soit compensé puisque l’État s’est défaussé de responsabilités importantes sur les communes. On ne voit pas en quoi le surcoût lié aux mesures de déconfinement scolaire devrait être intégralement supporté par les collectivités locales… D’une façon générale, il nous apparaît prématuré de pouvoir chiffrer exactement la réalité de l’impact de la crise sanitaire pour la commune. Par contre, à l’évidence, nous demandons d’ores et déjà que soit lancée une étude chiffrée de cet impact, service par service, activité par activité. Les noiséen-nes ont le droit de connaître cette réalité financière et les compensations qui seront dues, notamment par l'Etat).

INTERVENTION DE NOISY SOLIDAIRE A GAUCHE VRAIMENT :

Françoise Guiche s’est associée aux remerciements pour l’investissement remarquable des agents du service public mais aussi des associations qui ont beaucoup donné de leur temps pour aider les personnes les plus démunies.

Elle a rappelé que les écoles ont été fermées le 16 mars et que le virus sévit encore. La Seine-Saint-Denis est parmi les départements les plus touchés par l’épidémie, elle paye un lourd tribut dans cette crise sanitaire. Avec le déconfinement envisagé, qui n’a d’ailleurs pas été validé par aucune autorité médicale, nous ne sommes pas à l’abri d’une deuxième vague de l’épidémie avec toutes les conséquences sur la population et le personnel hospitalier.

Le gouvernement a décidé de procéder à un déconfinement progressif pour que les salariés reprennent le travail avec en perspective la fin du chômage partiel à partir du 2 juin. Il se défausse sur les maires et les familles. La sécurité sanitaire et l’éducation ne font pas partie des fonctions régaliennes des maires. Or les maires n’ont pas les moyens humains, financiers et techniques de réussir le déconfinement tant les questions non tranchées demeurent.

 

Plusieurs remarques :

L’école en tant que service public est un bien commun, indispensable à tous. En rouvrant l’école sur la base du volontariat des parents, on instaure une école à la carte, différente d’un territoire à l’autre, d’un-e élève à l’autre. L’école républicaine ne sera pas assurée.

Le gouvernement et le Médef mettent la pression sur les salariés avec la perspective de la fin du chômage partiel début juin. Pour certains de nos habitants la question de la reprise d’une activité devient une question de survie, alors que la pandémie sévit encore et que toutes les garanties sanitaires ne sont pas garanties, notamment dans les transports.

On oblige les salariés à retourner au travail mais c’est un dilemme pour eux de remettre leurs enfants à l’école avec tous les questionnements sur leur santé et leur sécurité que cela suscite. S’ajoute à l’angoisse des parents la crainte de la maladie de Kawasaki dont on a beaucoup parlé dans les médias.

M. Allemon a tenu à préciser que cette maladie touche les enfants principalement entre 1 an et 5 ans, qu’elle est saisonnière, au printemps, et que personne ne peut affirmer si elle a une relation avec le Covid. En France il y a actuellement 50 enfants concernés.

Il y a des prérogatives qui relèvent de l’État et non pas des Maires. C’est à l’État de définir les professions indispensables à la vie du pays. On peut élargir l’accueil dans les écoles pour les enfants des parents concernés par ces professions prioritaires, avec des critères clairs, qui ne sont pas opposables. Pas d’école à la carte basée sur le volontariat, mais une école ciblée aux enfants de ces métiers dits prioritaires.

Se posent aussi pour les élus locaux et les enseignants les difficultés pratiques : comment adapter les capacités d’accueil des écoles ? Comment choisir les élèves ? Comment faire respecter la distanciation physique ? Le protocole sanitaire du Ministère de l’Éducation Nationale est effectivement très contraignant. Dans sa version définitive, il est allégé mais pas dans le bon sens. Les masques ne sont plus obligatoires pour tous les élèves sauf pour l’enseignement des plus jeunes. Quid des élèves des classes élémentaires ? La mention de leur distribution le 11 mai a disparu du protocole. Quant aux enseignants, ils auront des masques niveau 1.

En fait, ce protocole demande aux enseignants notamment de la maternelle de faire le contraire de l’essence même de l’apprentissage du vivre et de l’apprendre ensemble.

Pas de jeux communs, du matériel individuel pour chaque enfant, ne pas s’approcher, se toucher, …

Si l’ouverture de l’école est une nécessité, cela ne peut pas se faire dans la précipitation au détriment de la santé des enfants, des enseignants et des agents communaux : dès maintenant, il faut créer les conditions d’une rentrée en septembre de qualité pour tous, sinon nous nous habituerons à considérer que le service public d’éducation nationale est une école au rabais.

Autre remarque : La continuité scolaire pour les enfants qui ont été confinés à domicile a fonctionné grâce à l’investissement professionnel, éthique et matériel des enseignants. Or, la crise sanitaire a amplifié les inégalités scolaires. Malgré leur investissement remarquable, il y a des enfants avec qui il a été compliqué de reprendre contact, on peut craindre qu’ils ne reviendront pas, et ce sera avec la bénédiction du ministre en charge de l’école dite républicaine. Il faut que l’on réfléchisse à ce que l’on peut faire pour ces enfants qui se sont éloignés de l’école, qui sont restés confinés et peut-être désocialisés (il faut des cours de rattrapage mais ils auront aussi besoin de voir leurs camarades, de jouer, de s’évader , …)

C’est une imposture d’invoquer, comme le fait le gouvernement, les inégalités scolaires et sociales alors qu’il ferme des classes. Il annonce une dotation en postes dont aucun n’ira à notre département. A Noisy, dans le cadre de la carte scolaire, 3 fermetures sont actées, une est en suspens. Le sous-investissement chronique de l’État pour l’école de la République dans notre département est dénoncé depuis de nombreuses années par les parents, les enseignants, les élus. Il conviendrait que la ville s’associe publiquement à cette démarche en demandant un moratoire des fermetures sur la ville et en faisant un état des lieux des besoins réels en terme notamment d’aide aux élèves en difficultés.

Le département du 93 a déjà payé un lourd tribut dans cette crise sanitaire et souffre par ailleurs, du manque d’égalité républicaine par manque de services publics dont l’épidémie a mis en évidence le rôle essentiel. Leur réouverture ne pourra se faire que si des mesures matérielles de protections sont assurées et que les droits des salariés, y compris le droit de retrait, sont garantis.

Par ailleurs, les enseignants ont pu constater que l’un des obstacles majeurs à la continuité scolaire est l’inégalité d’accès au numérique. Pourquoi ne pas attribuer par exemple, les anciennes tablettes des élus ou les ordinateurs mis au rebut après le démantèlement des salles informatiques des écoles ou pourquoi pas un appel aux partenaires de la ville ? Les pistes sont nombreuses.

Réponse de Mme Marsigny : nous avons travaillé avec le Préfet sur ce point et avons obtenu 150 tablettes et 150 ordinateurs reconditionnés et des clés 3G.

Françoise GUICHE a ensuite décliné plusieurs points :

Solidarité :

  • Quelles mesures de secours pour les personnes sans abri ? Leur donner un accès à l’eau et aux Équipements de Protection individuelle (EPI), masques, gants, solutions hydroalcoolique… et à des équipements publics sanitaires (douches dans un gymnase par exemple), travail avec Médecins du monde par exemple pour des campagnes d’info, sensibilisation, dépistage sur les campements…

Réponse de Mme Marsigny : la ville a fait hospitaliser une femme qui dormait sur le trottoir en centre-ville. L’État a fourni des bons supplémentaires au CCAS, elle a demandé d’en distribuer le plus possible aux personnes en difficultés.

  • Outre les colis distribués par les associations caritatives, Noisy Solidaire propose de demander à la société Elior la confection de repas, sous une forme à déterminer, pour les personnes les plus démunies comme elle en a la charge pour les seniors et les écoles.

     

Suite à notre demande, Mme Marsigny informera, durant la réunion, qu’Ellor est prêt à fournir des paniers repas aux personnes en difficultés.

  • Les agriculteurs ont des difficultés à écouler leurs produits. Pour les aider, Noisy Solidaire suggère de proposer un partenariat entre la cuisine centrale et des agriculteurs en circuit court en utilisant, par exemple, des réseaux déjà constitués tels que les AMAP ?

Pas de réponse de Mme Marsigny.

  • Quelles aides sont prévues pour alléger les charges des commerçants et artisans exerçant dans un local appartenant à la ville. Peut-elle intervenir auprès des bailleurs privés pour les autres commerces ?

Réponse de Mme Marsigny : la ville ne fera pas payer de loyer pour les locaux dont elle est propriétaire (gratuité de la 2ème quinzaine de mars e des mois d’avril et mai), y compris pour ceux qui sont restés ouverts pendant le confinement car même s’ils ont fait un chiffre d’affaires, ils ont rendu un réel service aux noiséens. Pour les commerçants dont le bail est privé, elle dit ne pas pouvoir intervenir.

Logements :

  • La crise sanitaire plonge des milliers de locataires dans des difficultés financières accrues (chômage partiel, absence de missions d’intérim, hausse des dépenses pour l’alimentation, …) Noisy Solidaire propose que la ville intervienne auprès des bailleurs sociaux et du Préfet pour une baisse exceptionnelle des loyers compte tenu de la situation. Même proposition pour les locataires en difficulté pour les logements dont la mairie est le bailleur.

Réponse de Mme Marsigny : la ville est intervenue auprès des bailleurs dans ce sens. Par contre, elle ne baissera pas les loyers des logements du personnel communal car, a-t-elle rappelé, leur salaire n’a pas été baissé.

Sauf que les dépenses liées à l’alimentation ont notablement augmenté et génèrent des difficultés pour les petits salaires.

A ce moment précis, Mme Marsigny a indiqué qu’il fallait que notre intervention se termine pour laisser la parole aux trois autres élus. Elle a été donc synthétisée comme suit.

Personnel communal :

  • Le 1er Ministre vient d’annoncer la mise en place de brigades chargées d’identifier la traçabilité de toutes les personnes qui ont été en contact avec une personne victime du Covid. Les agents des collectivités territoriales pourraient être mis à contribution. Comment sécuriser cette mise en première ligne des agents et veiller au bon fonctionnement de la collectivité avec cette ponction réalisée sans concertation.

Réponse de Mme Marsigny : elle n’y est pas favorable.

Seniors :

  • Après le drame humain dans les EHPAD, notamment dans celui de Korian à Noisy-le-Grand, peut-on envisager la visite d’une délégation de conseillers municipaux des EHPAD de la ville, bien qu’ils soient privés, afin de constater si le personnel et les résidents disposent de suffisamment de matériel de protection.

Pas de réponse de Mme Marsigny.

Violences intra-familiales :

  • La ville a-t-elle été alertée sur une augmentation des violences intrafamiliales depuis le confinement ?

Pas de réponse de Mme Marsigny.

Activités municipales :

  • Quelles compensations financières pour les activités et prestations réglées d’avance ?

     

Réponse de M. Allemon : la ville va rembourser les cotisations à l’Office Municipal des Sports. Les parents préfèrent un remboursement plutôt qu’un avoir pour les sommes réglées d’avance (crèches, MPT, …)

  • Le Festival des Chemins de Traverses initialement prévu du 2 au 7 juin devait être reporté mais serait, semble-t-il, supprimé. Sera-t-il reprogrammé d’ici la fin de l’année si les conditions sanitaires sont réunies ? Est-il bien prévu en 2021 ?

Réponse de Mme Marsigny : si je suis encore Maire, j’essaierai de les maintenir.

Pistes cyclables :

  • Après Paris, le Val de Marne, la Seine Saint Denis va aménager plus de 60 km de pistes cyclables provisoire. Les transports en commun vont être des lieux de promiscuité alors que le virus continuera de circuler. L’Organisation Mondiale de la Santé et les autorités sanitaires recommandent la pratique du vélo pendant et après le confinement. Ne pourrait-on pas dédier et sécuriser des pistes cyclables à Noisy le Grand.

Réponse de Mme Marsigny : nous avons adressé au Préfet et à la Région un projet de pistes cyclables provisoires pour faciliter l’usage du vélo. De plus la Région octroie des aides pour l’achat de vélo avec assistance électrique. Elle attend la réponse.

Verbalisations :

  • Plus de 400 contraventions ont été dressées pour « non-respect du confinement » et selon « Actu Seine-Saint-Denis » du 14 avril, la police municipale a procédé à 20 arrestations, alors qu’elles relèvent des compétences de la police nationale.

Réponse de Mme Marsigny : ces arrestations sont liées essentiellement à des trafics de stupéfiants. La Police nationale travaille en lien avec la police municipale.

D'autres questions ont été abordées comme la question de la réouverture du centre commercial des Arcades et du marché qui a été posée par un autre élu.

Réponse : Le centre commercial est de la compétence du Préfet. Il semble d’accord pour sa réouverture prochaine avec l’assurance, de la direction du centre, des mesures barrière et de leur respect.

La ville est en discussion avec le délégataire pour rouvrir les 3 marchés dans 8 ou 15 jours (en sachant que la réponse sera donnée par le préfet, aussi ...)

A la fin de la réunion, Mme Marsigny a proposé d’organiser dans 15 jours une nouvelle vidéo-conférence réunissant les Présidents de groupe. Cette proposition a été acceptée par tous.

Merci, Françoise, pour le boulot et sa précision !

Protégez-vous, protégeons-nous ...

Avis complet du Conseil scientifique mis en place par M. Macron

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 23:18

N'ouvrons pas maintenant ...
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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 15:17
Le bon bulletin ...
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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 15:15
La bonne profession de foi ...
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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 13:05

VENDREDI 6 MARS 2020

à 18h30

Place de la Mairie

Rassemblons-nous comme tous les mois, le 1er vendredi, pour dire non aux pesticides

« NOUS VOULONS DES COQUELICOTS »

 

                                  

Mouvement citoyen : rejoignez-nous en signant l'appel sur https://nousvoulonsdescoquelicots.org-appel

 

1 068 000 citoyens

l'ont déjà signé

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 17:00
Demandez le programme, demandez le programme ...
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